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Être insomniaque, ça commence il y a bientôt 3 (!!!) mois.
Être insomniaque, cela veut dire penser constamment à autre chose, agiter son cerveau dans tous les sens pour ne pas en retirer grand-chose. C’est se faire du souci, et avoir le temps de réfléchir et de penser… Penser à soi, aux autres, à sa vie et au sens que l’on veut lui donner.
Être insomniaque, cela ne signifie pas forcément ne plus dormir. Ce n’est pas ça du tout, enfin du moins, tel que je conçois les choses et telles que je les vis. Car oui il y a des nuits où je dors bien, j’entends par là que je me couche sans broncher, parfois même que je lis un peu et que je me réveille, comme un charme, après 6 heures de sommeil non interrompu. C’est rare, mais ça arrive.
Dans les autres cas, être insomniaque signifie pour moi la longue attente du premier train du sommeil. Son arrivée est souvent retardée après minuit ou une heure du matin et parfois au-delà. C’était le cas hier soir où, sans avoir abusé d’alcool, de fête ou de quoi que ce soit d’autre, je n’ai pu trouver le sommeil avant pratiquement 3 heures. Cela semble encore être le cas ce soir où l’arrivée du premier train n’est pas encore annoncée alors qu’il est déjà minuit passée.
Je me souviens, les premières semaines, ce manque de sommeil me pesait. J’avais beau dormir habituellement 6 à 7 heures par nuit, dormir moins avait assurément pour résultat de me fatiguer un peu plus.
Aujourd’hui, je vis ce changement comme un nouveau mode de vie. Il est très clair que je dors désormais bien moins qu’avant. Six heures sont désormais parfaitement suffisantes pour m’assurer une très bonne journée. Et encore, six heures, c’est pour les bonnes nuits. En fait je me rends compte que je vis bien plus maintenant qu’avant.
Dans le fond, ça me va. Je me souviens de ce que je me dis toujours Mamie : « On dormira assez quand on sera mort ».
Elle a raison.

Cyprien, un instant j’ai pensé que tu voulais que l’on se remette ensemble. Je me suis trompé ? 














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