A Annecy

Deuxième Note

Je ne pensais pas que déjà j’aurai deux réponses…

Merci à vous deux c’est très gentil… Je ne pensais pas que déjà quelqu’un me lirait, je ne pensais meme pas interresser quelqu’un… Merci encore. Ca fait plaisir de ne pas se savoir seul.

Quant à cette histoire de norme à laquelle il faudrait répondre… Non bien sur que non, personne n’est obligé de s’intégrer à un groupe, à une norme. Toutefois, je sais bien que je suis gay et je n’y peux rien, je vais pas me mettre à aimer les filles parce que c’est « mieux ». Mon vrai problème ce sont mes amis, mes copains d’école et surtout ma famille. J’ai peur de ce qu’ils penseraient de moi s’ils savaient… J’ai tellement peur de décevoir ma maman en premier, puis mon père, puis mon frère… Ensuite, je me demande si j’aurais autant d’amis. C’est pour ça que j’ai honte de moi : j’ai honte de ne pas le dire et quand j’y pense j’ai meme honte de le dire. Ce n’est pas très rigolo tous les jours. Alors pour ne rien dévoiler à qui que ce soit, je rêve de quitter la France, couper tous les liens, et recommencer à zéro ailleurs, dans un autre pays, où personne ne me connait. Je crois que je me suis longtemps menti en essayant de me dire que j’étais pas homo, que finalement je préfèrerai les filles, que j’oublierai les garçons… Du coup, j’ai menti à mes amis. J’ai vraiment très très honte. Encore recemment, à une de mes amis qui laissait entendre un doute dans mon orientation sexuelle, je lui ai répondu : « NON, je ne suis pas gay »… Quand j’y pense, c’est regrettable, elle me reposerait la question aujourd’hui je suis sur que j’arriverai à lui dire la vérité. Il est vrai aussi que j’ai d’autres soucis en ce moment, mes résultats scolaires ne sont pas brillants, je crois que je n’aime pas les études que je mène, je me sens redevable de mes parents qui aimeraient tant me voir réussir, je me sens encore plus redevable de mes grands parents qui croient tellement en moi. Comment leur dire la vérité ? Je ne peux pas, je ne peux pas leur avouer ce fardeau. Ils seraient beaucoup, beaucoup trop déçus… Je me sens au bout, coincé dans l’impasse. Dans mes jours de désespoir, j’imagine ce qui se passerait si je n’étais plus là. Mais ça ne sert à rien. Alors je prie, je prie pour trouver la force de résister un peu plus… Je prie de pouvoir vivre normalement, épanoui et heureux.

Si vous êtes arrivés jusque là, je vous remercie de m’avoir lu.

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