30 juin 2005 – 13 aout 2005 : Quand l’absence se fait longue…
Retour à la vie… [Mille excuses]
Tout d’abord, et avant toute chose, je tiens à m’excuser pour le retard de publication dont mes fans (j’en suis sur) sauront m’excuser. Les causes en sont multiples, je vous les expliquerai une par une. Mais ma décision est prise : ce blog ne mourra pas pour la simple et bonne raison qu’il est probablement la bouée de sauvetage qui m’a permis de sortir de l’ombre et de la solitude. Dans le fond, je crois que je lui dois autant qu’à vous. Alors je continuerai… Je continuerai de prendre ma plume et te taper sur mon clavier les mots, les instants, les moments, les impressions, les joies (et les moins bonnes) qui rythment ma vie. J’ai beaucoup de retard à rattraper et c’est pour ça que je me remets au travail…
Nous nous étions quittés le 17 juin dernier. C’était la dernière grosse soirée de l’école. J’avais bu, ma tête tournait, et ma langue s’est délié. J’ai avoué à quelques amis que je sortais avec un garçon. Souvenez-vous : C., une de mes amies proches et B. ont su pour moi… Dès la fin de la soirée, mes grandes vacances commençaient et j’étais assuré de ne pas revoir mes camarades avant fin septembre… J’attendais les retrouvailles avec une légitime appréhension…
J’ai passé les deux semaines suivantes dans un océan de bonheur avec Nicolas… Ce furent les deux seules semaines de vacances que je pus m’accorder. Nous sommes restés à Annecy dans mon appartement et nos journées oscillaient entre les cours de Nicolas, nos sorties, nos bons moments… Je crois que ces 14 jours ont été les meilleurs de mes vacances… (Ah non je me trompe y’a eu mieux encore… !) Nous en avons beaucoup profité et je crois que nous avons bien fait
Jusqu’à ce jour : jeudi 30 juin 2005…
Séparation, éloignement, cœur serré et larmes… Ces quatre mots résument à eux seuls cette journée ; il fallait que je rentre chez moi, chez mes parents. Lesquels sont venus me chercher dans la journée et, en quelques heures seulement, j’étais distant de plus de… 500 kilomètres de l’homme que j’aime. Mauvais moment, mauvais souvenir… Mais ils sont là (à mon sens) pour nous rappeler qu’il y en a aussi (et en bien plus grand nombre) des meilleurs…
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30 juin 2005 – 13 aout 2005 : Quand l’absence se fait longue…
C’est en larmes que je quitte Nicolas à la fin du mois de juin. J’avais dit que je serai fort, je lui avais dit que je ne pleurerai pas, que je tiendrai le coup, que tous les deux nous attendrons le moment de nous revoir le plus vite possible… Comment oublier cet instant ? Toutes les larmes de mon corps furent expulsées, toutes, sans exception. On s’est promis de nous revoir rapidement dans deux ou trois semaines peut-être… Erreur : il nous fallait attendre le double de temps ! Pourquoi donc me direz-vous ? Tout d’abord parce que les quatre premières semaines du mois de juillet étaient réservées à un stage que j’effectuais en entreprise dans le cadre de ma formation. Et oui : je n’étais pas encore en vacances mais bien étudiant ! Ce n’était pas facile ; j’exerçais un travail assez pénible et répétitif. Je devais me lever relativement tôt et le soir, lorsque je rentrai, il fallait souvent que je me repose un peu une heure ou deux (au moins au début). Nicolas de son coté travaillait et me retrouvait sur MSN dès que nous le pouvions, j’ai même acheté une webcam pour que l’on puisse se voir sur le Net.
C’est là qu’on se rend compte des limites de la dite « communication » : Internet c’est bien, oui, oui, ça rapproche… Mais dans le fond, qu’est ce que j’étais triste de ne pouvoir le voir que dans une toute petite case de quelques pixels sur mon écran. Même le son n’est pas net ; quant à l’image elle devait se brouiller assez rapidement… C’est malheureusement ce qui s’est passé dans la réalité ; ce qui devait arriver arriva, et l’éloignement commença à le faire douter : ne plus savoir où on est, se sentir seul et loin de celui qu’on aime peut faire chavirer le cœur et laisser penser que la flamme est éteinte. Je ne veux pas vraiment me souvenir de ce qui s’est passé… Je ne sais plus précisément quand cela s’est produit, ni ce que nous nous sommes dit mais Dieu sait que j’ai de nouveau beaucoup pleuré et que mon humeur a radicalement changé lors de cette semaine noire. Au point que mes parents eux-mêmes me demandaient ce qui se passait. Ce que je leur répondais ? Que j’étais fatigué et qu’il suffisait que je dorme… Si seulement j’avais dit vrai… Mais le sommeil ne venait pas, la fatigue s’installait de plus belle et le travail était encore beaucoup plus dur… Mauvaise semaine. Elle en annonçait (again) de bien meilleures.
Les nuages noirs se sont dissipés, le soleil est revenu et nous nous sommes accordé une seconde chance. Encore fallait-il concrétiser la chose en se rencontrant dans les plus brefs délais. Malheureusement, je venais de commencer mon nouveau travail de vendeur dans une grande chaine de bricolage et je travaillais intensément, même le samedi… Difficile de trouver un créneau : Nicolas ou moi-même n’avions jamais les mêmes dates. Finalement nous avions jeté les dés, le sort était jeté et c’était le 14 aout 2005 que nous devions nous retrouver, non pas à Annecy, mais à Lyon…
Préparation du voyage, achat de billets de train, réservation d’hôtel, tout était dessiné, réglé, minuté : notre week-end du 15 août allait devenir notre week-end des retrouvailles… Un pur moment de bonheur que je vous laisse découvrir dans la prochaine note.
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