Vautours !
Les médias du monde entiers auront, jusqu’au dernier moment, offert au peuple, des images et des récits romancés sur la vie et l’œuvre d’Ingrid Betancourt, otage politique des FARC. Nous entrons désormais dans une longue période journalistique composée de reportages et de témoignages qui n’intéresseront, au final, que bien peu de personnes.
On se réjouira tous, ensemble, de la libération de l’otage la plus célèbre du monde, même moi ! Après tout, je ne vois pas pourquoi je serais triste : je caresse l’espoir d’entendre (enfin) moins parler du sujet. Mais jusqu’au bout je défendrai bec et ongles le discours que j’ai commencé à tenir il y a quelques mois ; à savoir que le battage médiatique qui règne depuis quelques temps autour du « dossier » Betancourt finit réellement par me dégouter, m’insupporter…
Regardez vos journaux télévisés, vos quotidiens, vos sites internet favoris, vos chaines de radio… Tous ont relayé, minute par minute, chaque micro-évènement depuis l’annonce de la libération jusqu’aux embrassades avec ses enfants… Qu’on m’explique où est l’information, la valeur ajoutée à ces descriptions ? Un simple « Ingrid Betancourt est libérée » ne suffirait-il pas ?
Visiblement, non.
C’est dommage. On assiste alors en direct à une sorte de parodie de mauvais programme de télé-réalité où l’on peut par exemple lire, en premier titre du Figaro.fr :

A quand des titres grandiloquents comme : « Nicolas Sarkozy mange des salsifis » ou encore « Michel Drucker fait la bise à Line Renaud » ?
Le trop d’informations tue l’information.
Le trop d’émotion ne tue pas l’émotion. Il la transforme en pitié.
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