A Lyon

Tu m’auras manqué

Les deux dernières semaines m’auront semblé interminables. Seul à Lyon et sans travail, je remplissais mes bribes de vie du mieux que je pouvais : j’ai rendu visite à mes parents, j’ai continué les soldes au grand désespoir de mon compte en banque, j’ai revu quelques amis… Pas grand-chose somme toute. Mais suffisamment pour ne pas noyer mon esprit dans l’attente lointaine et perverse du weekend exceptionnel que je viens de passer en ta compagnie.

C’est suffisamment rare pour être exprimé : j’ai passé plus de 80 heures de bonheur, grâce à toi ; Et, au delà de la présence et du réconfort que tu m’apportes, je te remercie pour tout ce qui ne se mesure pas sur l’envergure d’un sourire : pour l’effort que tu mets à m’impliquer dans ta vie, pour m’avoir fait découvrir ta région, ta ville, ta famille… J’ai retrouvé, l’espace de trois jours, celui qui a su faire chavirer mon cœur il y a plusieurs mois et qui, aujourd’hui, en est le seul et unique locataire.

Comment oublier ton sourire à ma descente de train ? Comment oublier cette appréhension avant de pénétrer dans le domicile de tes parents ? Comment passer sous silence cette légitime anxiété, cette angoisse, avant de rencontrer ta sœur ? Tes câlins ? Tes mots doux ? Ou même le reflet des bombes colorées au fond de tes yeux devant Fournière ? Tous ces moments, à la fois simples et intenses, sont pour moi inoubliables. Pour tout ça C., merci.

Ce que j’écris n’est pas la lettre de la dernière chance ni même le produit pathétique d’un garçon éperdu. Ce n’est qu’un pâle ressenti de tout ce que j’aurais pu vivre avec toi ce weekend. Je le résumerais, à lui seul, par ces quelques mots que tu as eu hier soir, lorsque tu as pris ma main Place Carnot. Je te laisse t’en souvenir…

Bien à toi C. Et rappelle-toi : « J’ai le cœur qui bât à 400 à l’heure »… !

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