Le Cauchemar
Je me souviens qu’il faisait beau, et chaud. Je me souviens qu’il y avait des arbres, un petit peu de vent et même des petits insectes ou des papillons. Je me souviens qu’il y avait mes amis, tous là, et que l’on riait. Je me souviens aussi qu’il était là, mais pas seul…
J’ai chaud.
Puis le groupe s’est séparé. Chacun est reparti de son côté, et je me suis retrouvé, avec eux, dans cette vieille maison en pierre. Il faisait frais à l’intérieur, je crois. Face à face, ils se sont pris dans les bras l’un l’autre et se sont embrassés, pleins d’amour et de désir.
J’ouvre alors soudainement mes yeux et retire les bouchons de mes oreilles. Il est 03h52, je suis en âge et respire comme après un sprint au 100 mètres… Cela fait 7 semaines, et je dors encore mal une nuit sur deux, ou une sur trois peut-être…
Je crois que le feu d’artifice y est pour quelque chose. C’était le premier que je faisais sans lui hier soir. Le premier que je n’ai pas trouvé aussi beau que les autres. Le premier que je regardais tout en me cherchant au milieu de la foule… J’avais beau essayer d’imprimer les lumières des bombes colorées sur ma rétine, je ne pouvais m’empêcher de penser à autre chose.
La solitude se vit mais ne se mérite pas.
C’était mon dernier feu d’artifice lyonnais.

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