A Lyon

Le ballet des hirondelles

Je n’ai pas écrit depuis plus de deux semaines. Comme d’habitude, ce n’est certainement pas parce que je n’ai rien à dire mais plus par manque de courage et peut être aussi par manque de… Temps.

Tout va trop vite pour moi. Comme je l’ai écrit dans un précédent article, je réponds à l’excès par l’excès. A l’excès de souffrance, de mal et de pleurs, je réponds par l’excès de vitesse, de rencontres, de garçons, d’alcool et de grandeur.

Je marche comme ça…

C’est une fuite en avant. Une fuite du passé que je rêve de voir partir loin pour ne plus en subir les démons. Mais tout excès a ses défauts. L’excès d’amour et de passion entraine souffrance et l’excès de vie entraine fatigue psychique.

C’est bien cette fatigue que j’ai ressentie ces derniers jours. Une profonde fatigue causée par des évènements trop rapides et trop impliquants. C’est par exemple ces entretiens, répétés, parfois téléphoniques, avec des employeurs potentiels à droite et à gauche, cette promesse d’embauche à Lyon, ou même ces garçons à qui je peux faire plus de mal que je ne pense.
Je dois me poser. Je dois réfléchir. Je dois peser, comprendre, jauger… Éclairer ma route, seul contre moi, pour aller de l’avant, sans me détruire encore plus. 

Il y a des jours où l’on souhaite que tout s’arrête en criant « Stop ! » au milieu de la rue. Je l’ai fait ce matin.

excess

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