Je le crois
J’ai beau écouter Fashion Beats (Black Eyed Peas) en boucle depuis une heure ou parler à mon orchidée, j’ai bien l’impression que ça ne change pas grand-chose. J’éprouve (encore) l’habituelle lassitude du dimanche soir… Cette lassitude qui me dit que le temps passe trop vite, que le weekend est trop court, que mes yeux pétillent et que mes bras en redemandent.
J’entends par là que je n’ai pas vu le weekend passer, réellement, que je n’ai d’yeux que pour lui et que mes bras, ce soir, serreront un oreiller.
Sottises !
Pourtant je prends conscience, comme tous les dimanches soir depuis quelques semaines, que chaque heure passée avec lui emplit inéluctablement mon cœur d’un besoin d’encore. Alors, pour ne pas sombrer dans les interminables nuits de questionnements et d’insomnie, je m’interdis désormais toute réflexion en profondeur… Je vis le temps comme il vient et je prends ce que la vie voudra bien m’offrir… C’est lâche, mais ça a au moins le mérite de me laisser « mieux » vivre.
Le seul souci, c’est que je connais les limites de ce fonctionnement et sais qu’il n’est pas fait pour durer : un jour je jouerai cartes sur table, franc-jeu, et tout s’arrêtera, probablement.
Il paraît que le temps est capable de tout. Je le crois.

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