Fuck 2010 !
Chaque mois de janvier est l’occasion pour moi de souhaiter à tous mes lecteurs une bonne et heureuse année… Chaque mois de janvier ou presque : encore faut-il croire, même un instant, en ce que l’on souhaite. Cette année, je n’adresserai pas mes vœux : trop hypocrite, trop déraisonnable, trop malhonnête presque…
Les raisons en sont toutes simples : FlashBack.
Décembre, la tension monte : je prends un an de plus, mon job bât de l’aile et mon cœur s’enferme… J’approche de la fin de ma période d’essai. Je doute. Je me demande si j’ai (de nouveau) fait le bon choix. C’est naturel, dans une petite boîte, il vaut mieux que tout le monde soit sur la même longueur d’onde pour avancer… Ce n’est justement pas mon cas et, d’un point de vue strictement professionnel, je me demande si je pourrai continuer à cautionner mon environnement de travail. Les vacances passent sur ces premières questions et je décide, début janvier, à ma propre initiative, de prolonger ma période d’essai de trois mois supplémentaires. L’avantage ? Je peux, pendant ce temps, quitter la société en seulement 48 heures…
J’userai de ce droit très certainement : je ne me prédis pas plus de deux semaines supplémentaires à compter d’aujourd’hui dans cette société. J’ai de nouveau échoué, et même plutôt deux fois qu’une car j’ai préféré, devant un élan d’énergie et d’optimisme, démissionner de ma précédente entreprise et renoncer à quelques dizaines de milliers d’euros de prime… La morale de cette histoire ? C’est que, comme d’habitude, le problème, c’est le choix. Savoir faire les bons et les comprendre, c’est s’assurer de voir plus loin. J’ai échoué. Tâche à moi de ne pas recommencer… Et de retrouver quelque chose de solide.
Sentimentalement ce n’est pas bien mieux… A défaut de vivre une vraie relation, je continue de me contenter de l’open relationship que Quentin, mon kiné belge, m’a proposé à la fin du mois d’août dernier. Quentin, c’est ce garçon aux yeux lapis-lazulis qui a su, en quelques semaines à la fin de l’été, refaire gonfler mon cœur et mon égo. J’appréhendais, pour la première fois de ma vie, la pure notion de « couple libre ». Voici la définition que nous en donnions l’un et l’autre, d’un commun accord : lorsque nous étions ensemble, nous vivions comme un couple mais, lorsque nous ne l’étions plus, séparés par la distance géographique, nous pouvions nous accorder, si nous le souhaitions, les écarts qu’une vie conjugale rangée ne pouvait tolérer. Deal. Va pour ça…
Ça, c’était début septembre… La suite, elle est connue, elle est écrite : elle est mêlée d’insomnies, de questionnements, et de retournements sentimentaux : mon cœur n’a pas su, au fil du temps, garder la même ligne de conduite envers Quentin… Je me suis attaché, naturellement, mais de manière raisonnée. Je ne me suis pas donné, mais j’ai ouvert des portes… Sans succès.
Début janvier, il y a quelques jours le couperet tombe : je demande une explication que je peine à obtenir : la fuite est tellement plus facile ! L’échange se fera par SMS, un soir de semaine : je ne suis pas et ne serai jamais celui dont il a besoin. La réponse est dure, brutale, et pourtant terriblement sincère. L’open relationship n’aura duré « que » 4 mois…
Alors, au-delà de la simple histoire, qu’est-ce que tout cela signifie ? Plusieurs choses à mon sens :
Le première, c’est que je ne suis pas (à priori) fait pour « supporter » une relation dite « libre » car je penche, naturellement et inéluctablement vers un idéal incompatible avec la notion.
La seconde, c’est que je m’évertue à jouer les princesses de l’amour. Celles qui, trop exigeantes et probablement peu lucides, sont incapables de se satisfaire de ce que la vie saura et pourra leur donner… Ça s’appelle être exigeant, ou savoir ce qu’on veut… Cela me joue des tours, j’en paie aujourd’hui le prix : rester un maximum connecté sur les sites de rencontre pour tenter de trouver celui avec qui je pourrai reconstruire une pyramide…
Si en plus on ajoute à cela quelques soucis de santé suffisamment pénibles pour me faire dépenser actuellement plusieurs centaines d’euros en consultations et traitements divers, on comprendra alors aisément que je ne souhaiterai à personne mes meilleurs vœux pour la nouvelle année.
Argent, santé, amour, bonheur… Moi je dis Fuck ! Fuck 2010 ! Mais s’il vous plaît, apportez-moi des jours meilleurs…

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