Ce n’est pas comme si je ne me connaissais pas : il existe deux raisons pour lesquelles je n’écris pas :
- Tout va bien
- Tout ne va pas bien mais la situation reste suffisamment vivable pour ne pas la décrire.
C’est pourtant bien cette deuxième raison qui me pousse ce soir, à reprendre le clavier et le fil que j’ai coupé il y a 3 semaines. Il y a eu récemment une coupure, un break, un choc que je commence tout juste à assimiler. L’écrire, c’est le comprendre ; et le comprendre, c’est voir au-delà…
Bizarrement, c’est le lendemain de la publication de l’article C’est quoi, Être Amoureux ? que j’ai revu mon ex, le soir au restaurant. Je m’en souviens encore : en acceptant l’invitation je savais déjà que je m’exposais à une nouvelle nuit d’insomnie mais j’étais loin de m’imaginer à quel point cette re-rencontre amorcerait le déclin de mon attachement viscéral envers mon ex. Le dîner dure deux heures trente. Deux heures trente rythmées de propos lourds, difficiles et parfois violents. Fort de mes longues nuits de réflexion, j’ai l’occasion d’exposer de façon constructive et réfléchie la manière dont j’ai vécu mon couple pendant plus de deux ans, le futur que j’y associais, mais aussi la façon dont mon corps et mon esprit ont finalement rejeté la rupture. Je parle d’amour, de société, de vie et de pyramide… On me rétorque que deux ans, à l’échelle d’une vie représentent une période d’essai, que la rupture n’est que le déménagement d’une armoire sortie d’une pièce finalement réagencée, mais que la dite armoire est partie avec son contenu…
C’était la veille de mon premier jour dans ma nouvelle société, tout juste la veille du début d’une nouvelle vie. C’était il y a un mois aujourd’hui et j’ai pourtant l’impression qu’un temps infini s’est écoulé depuis.
Pourquoi ? Parce que mon cœur a croisé des yeux Lapis-Lazuli… Et c’est grâce à eux que j’arrive à reporter sur moi, ce minimum d’estime que je pensais avoir perdu.

Je me dis qu’il faut parfois avoir du courage pour reprendre la plume et écrire. Je me dis qu’il faut du courage pour tout, tout le temps, et pour toute chose :
- Du courage pour se lever le matin,
- Pour payer son loyer,
- Pour croire en l’Autre,
- Pour se réchauffer le soir, seul dans son lit,
- Pour croire que sa vie sert vraiment à quelque-chose.
Aujourd’hui rien n’a vraiment changé : je continue de croire que ma vie reste arrêtée sur un échec et qu’il m’est difficile de m’en relever : je ressens toujours au fond de moi l’odeur de la trahison dont mon cœur a souffert mais aussi, et ça c’est plutôt nouveau, le besoin et l’envie de me reposer.
L’envie de me dire que je peux peut-être recommencer, avec quelqu’un si possible, ou seul, pourquoi pas…! Je suis donc en train de retrouver mon way of life d’il y a 3 ans… Celui qui me disait que ma vie n’appartenait qu’à moi-même et que je n’avais de compte à rendre à personne. Celui qui me faisait croire que j’étais fort, très fort, plus que n’importe qui d’autre mais qui avait au moins le mérite de me faire rêver…!
The Cure and The Cause ?
C’est le titre d’une chanson que j’ai écoute des centaines de fois il y a justement 3 ans… Et que j’ai redécouvert ce week-end… !
Le remède ? Lui. Et l’amour qui va avec.
La cause ? Une profonde solitude, ou isolement.
Je terminerai par ces quelques phrases, dont je ne suis pas l’auteur, mais qui témoignent, je pense, d’une étonnante lucidité (ou résignation, voyez cela comme bon vous semble) et d’une volonté de passer, peut-être, à autre chose… :
Just a few things before I head on my way
You are wonderful and good when you want to be
You are what I want but not what I need
And you are no good for me
But you are the cure, oh yeah, and you are the cause of my blues
Cure me, cure me…

Si mon blog était un compte Twitter, c’est probablement ce que j’écrirais dans mon humeur actuelle.
- Disparaître parce que je n’y arrive pas.
- Disparaître parce que c’est facile.
- Disparaître parce qu’il manque quelque chose.
- Disparaître parce que je n’ai pas l’architecte de ma nouvelle pyramide.
Je suis en manque et, même si je n’ai rien à envier, à priori, au commun des mortels, je jalouse son bonheur candide.
J’aimerais, parfois, me contenter de ce que j’ai…

Cette question-là, je me la pose depuis quelques semaines désormais. Mais, avant d’essayer d’en trouver la réponse, je dois d’abord comprendre pourquoi elle est arrivée dans mon esprit. C’est au départ ma solitude qui me pousse à me la poser. Une solitude pesante lorsque l’on comprend ma vie est mes aspirations (tout est question de pyramide et de schémas). Je me la pose car mon esprit s’égare, que des larmes coulent encore et que mon cœur va mal. Je me la pose car je change, indubitablement, que mon corps aussi change et que l’insomnie revient subrepticement s’installer dans mon quotidien.
L’insomnie, reine de tous mes maux et de l’existence même de plusieurs de mes écrits, agit sur moi comme une hormone, une drogue, un bloqueur de récepteurs qui pousse mon cerveau à la suractivité nocturne. Le résultat ? Beaucoup de questions et presque autant de réponses. Oui, l’insomnie n’a pas que des mauvais côtés. Elle m’apprend à me connaître et ce faisant, à me dépasser.
Soyons honnête : je subis encore aujourd’hui les conséquences de ma rupture. La destruction de l’entité « couple » dans les premiers étages de ma pyramide de vie a eu l’effet dévastateur d’en entraîner l’écroulement. J’essaie aujourd’hui d’en redessiner les plans sur les ruines de son glorieux passé mais, dans l’hypothèse que je ne parvienne pas à la reconstruire (dans les temps), je suis contraint d’élaborer l’éventuel plan B. Celui-ci passe forcément par la redéfinition de mes fondements et du redessin des fondations de la dite pyramide.
C’est quoi l’amour ? Est-ce dire à sa mère qu’on l’aime ? Caresser son chat avant de s’endormir ? Pleurer lorsque l’on perd un être cher ? Peut-être. Je suppose que c’est un peu tout cela, mais en partie seulement. Car je distingue plusieurs formes d’amour : l’amour que l’on éprouve naturellement pour ses proches, sa famille de sang, l’amour quasi éternel que l’on donne et l’on reçoit de ses amis et enfin, l’amour ultime, celui que le corps et l’esprit sont capables de donner à l’être aimé.
Cet amour ultime et exclusif, je l’ai ressenti pendant deux ans. Et c’est clairement sa force et son magnétisme qui assuraient la stabilité et la cohérence de ma pyramide. En d’autres termes, et pour être vraiment clair, je sais aujourd’hui ce que signifie pour moi Être Amoureux.
Être Amoureux, ce n’est pas simplement penser à l’autre personne, aimer être à ses côtés, réclamer sa présence, ses messages, rechercher son odeur et sa chaleur… Être Amoureux signifie pour moi être capable de mourir pour l’autre. Et je comprends seulement aujourd’hui, avec tout le recul et l’humilité que je dois nécessairement prendre, que je l’ai réellement vécu.
Oui, j’ai aimé à en mourir.
Oui, je regrette que cela soit terminé.
Oui, je crois que plus jamais dans ma vie je ne serai capable d’aimer autant et si fort.
Tout ça, c’est du gâchis. Un immense gâchis…

From : me@work
To : All colleagues
Date : 30/09/2010 14h29
Subject : Tout ce qui a commencé doit finir…
Chers tous,
Cela peut vous paraître étrange mais c’est la première fois que je rédige un mail de départ après une si longue expérience professionnelle. L’aventure se termine aujourd’hui et j’aurai pris beaucoup de plaisir à l’avoir partagée avec vous.
Ce que je retiendrai de mes (presque) 3 ans chez X ? Une très bonne entente, des collègues formidables, des missions de dingue, des déplacements de folie, une vraie équipe et un réel sens de l’amitié. C’est pour toutes ces raisons que je tiens à vous remercier : vous avez fait du petit Consultant Junior que j’étais il y a 3 ans le Grand Garçon que je suis aujourd’hui devenu. Merci de m’avoir tant donné, de m’avoir fait confiance, et de m’avoir tout appris.
J’espère sincèrement que nos chemins se recroiseront au-delà de l’expérience X, mais avant cela, et si certains aiment l’apéro et les restos, ce sera avec plaisir que je vous retrouverai.
Je vous communique mes coordonnées perso : me@perso pour le mail et 06 pour le portable.
Mes coordonnées pro suivront dès que je les aurai.
Bien à vous tous et très sincèrement,
Mathieu

Il n’y a pas si longtemps, j’écrivais Question de Contrôle. Le petit article qui suit s’inscrit dans la même veine que le précédent, avec cette fois-ci la peur du tic tac que je sens approcher à grands pas.
Je vieillis. Je ne le supporte pas.
C’est un fait : chaque jour que Dieu fait marque un peu plus les méfaits du temps qui passe sur mon visage. Vous ne le verrez peut-être pas, mais mon regard aiguisé est capable de voir l’évolution d’un grain de peau, de l’assombrissement des cernes, du gonflement des poches sous les yeux, et enfin du dessin des rides d’expression.
Mon corps accuse le coup des derniers mois, beaucoup trop chargés d’émotions et d’excès en tous genres. Excès physiques d’abord à savoir une perte violente de 10% de mon poids total, la prise de pilules plus ou moins catholiques, des litres de larmes, une reprise de poids qui, même tardive, fut tout aussi rapide, un manque de sport, trop d’apéros, trop de champagne et de whisky, trop de nuits blanches, trop de sexe peut-être, trop de questions, pas assez de sommeil et en ce moment même, trop de travail…
Cette année 2010, support de l’expression de mes 25 ans, marque à coup sûr un réel tournant dans ma vie. Elle me fait surtout prendre conscience que le temps passe vite. Trop vite. Et que la construction de ma pyramide de vie, si chère à mes yeux, n’en est encore qu’aux fondations… Je n’avais pas encore réalisé qu’une horloge tournait au dessus d’elle et que, passé un certain moment, toute construction deviendrait alors quasi-impossible. J’entends par là que je suis comme une rose : le temps passé toute beauté affichée ne dure pas très longtemps. Aujourd’hui, malgré le meilleur coiffeur, la meilleure dentiste, de très bons médecins, malgré une armoire plein à craquer de fringues en tous genres, j’en suis réduit à compter les rides sur mon visage et surtout à mesurer leur évolution au fil des semaines. Cela me pèse, me stresse et me fait comprendre ô combien le temps joue contre moi.
Ce que j’entends par là ? C’est que dans la société et, chez les pédés en particulier, la jeunesse et la beauté sont des éléments capitaux. Éloignez-vous des standards et des publicités des abris-bus et vous n’existez plus. C’est radical, terrible, mais tellement réel.
Pour être encore plus clair, et pour pousser ma réflexion encore plus loin, reconnaissant que le temps joue contre moi et que tout ce qui a commencé doit finir, je me mets à douter sur le long terme… Douter de ma réussite et de ma pyramide.
J’étais, avant, sur la route de ce modèle de réussite.
Je suis, aujourd’hui, au point mort…

J’écris cette lettre avec beaucoup d’humilité. Celle que ressent un enfant qui a fait une grosse bêtise, qui ne s’est pas fait gronder mais qui sait pourtant parfaitement qu’il mérite une punition. Les excuses ne suffisent pas ; il le sait aussi. Alors il tente tout et doit, car il fonctionne comme cela, dénoncer publiquement sa faute, son orgueil et son passé.
Son histoire est presque simple. Depuis qu’il est au collège, il la connaît. Les années lycées l’auront rapproché d’elle, vraiment. Plus tard en prépa, ils seront dans les mêmes classes, connaîtront leurs premières galères, partageront leurs premiers vrais délires et souffriront ensemble de leurs premières mauvaises notes. Plus tard, en école d’ingé, ils partageront les mêmes appartements en collocation, seront les meilleurs amis du monde, passeront le plus clair de leur temps tous les deux… Puis, du jour au lendemain, le petit garçon devenu grand raccrochera le téléphone…
Presque 4 ans plus tard, il s’en souvient encore… Il était dans un bus, à Annecy, avait 22 ans, et voulait prendre le large. Derrière son Motorola v3i il explique qu’il ne reviendra pas, même en période de crise. Que c’est comme ça et que rien n’y changera. Qu’il a prévu autre chose, qu’il a envie d’ailleurs et qu’il partira.
Il l’a fait.
Le téléphone claque. La conversation se termine sur un bref « Salut » et le son de sa voix ne s’est pas fait entendre pendant de nombreuses années. Le temps passa. Les destinations et le grand air emplissaient ses poumons, il s’en moquait. Il était jeune et pensait qu’il était grand et fort. Le temps aura eu raison de son orgueil.
Il le regrette.
Tous les ans, à la même date, il pense à elle. Il ne connait pas beaucoup de dates mais celle de son anniversaire résonne chaque année comme un tictac incessant. Un SMS, juste un seul, amorce son retour auprès de celle qu’il a quittée trois ans et demi plus tôt. Ses mains tremblent. Il n’a plus son numéro de téléphone mais le connaît encore par cœur…
C’est insensé.
Elle non plus n’a plus son numéro mais elle devine le destinataire. M-A, c’était moi. Et le reste se fait tout seul… A la vitesse d’un voleur qui marche sur des œufs… Je présente mes excuses, une première fois, puis une seconde. Je ne peux fournir d’explication, juste des regrets et une profonde envie de revenir en arrière. Je sais déjà dans le fond, que je ne pourrai jamais revenir sur une telle erreur et je dois en assumer les conséquences.
Ce samedi là, après de longs mails échangés au gré des semaines, c’est dans une boutique Nespresso que je la retrouve. Inchangée, belle et souriante, son image n’a pas bougé d’un cil dans ma mémoire. Les mots viennent presque naturellement. Je ne peux cacher mon sourire, au mieux dissimuler une envie de dire « Je suis vraiment un gros naze ». On dirait que rien n’a changé, ou presque. On dirait juste qu’on se retrouve après 4 ans d’absence sans heurt. C’est un truc de dingue. Nous parlons, nous échangeons, nous rattrapons bien vite un passé laissé derrière : nous sommes toujours les gamins pleins de rêves et d’envies que nous avons toujours été.
Avec du recul, je ne sais même pas si je mérite l’accueil que tu m’as réservé. J’ai merdé, très clairement, et crois que je m’en voudrai encore longtemps d’avoir gâché quelque chose de fort. Cette rerencontre m’aura stressé mais je suis au final, extrêmement heureux de t’avoir revu et j’espère que nous aurons l’occasion de nous revoir souvent, comme avant.
Bien à toi et très sincèrement,
M-A

Souffle, doucement… Attention, pas trop ! Voilà. Comme ça. Maintenant saute d’un coup. Vas-y ! Hop ! Tu y es. Ne bouge plus maintenant. Le vent arrive : tu vas partir…
Starter – Start.
Drôle de journée. Rapide, rythmée. Pleine de vie.
C’est à Lyon (pour une fois) que je retrouve du rythme. Le rythme de la nouveauté, du travail et de l’évolution.
Nouveauté ? Car j’ai signé ce matin mon nouveau contrat de travail. Nouvelle boîte, nouvelles têtes, nouveaux horizons et surtout, nouveau défis. C’est donc plein d’espoir et d’envie que j’ai apposé moultes paraphes et signatures sur mon contrat et ses annexes. L’évènement est (pour l’instant) suffisamment rare dans ma (petite) vie professionnelle que je me dois de le souligner. J’atterris de nouveau à Lyon, encore plus près de chez moi, dans un nouveau cabinet conseil en tant que « Consultant Fonctionnel Confirmé », petite structure, où tout est possible et où le consultant talentueux a (je pense) moyen d’exprimer pleinement les compétences de son art.
Alors oui, je suis très loin du rêve américain que je m’étais fixé. Oui je reste à Lyon, ville de tous mes souvenirs et de ma plus grande peine. Oui, j’ai peut-être manqué d’ambition. Oui j’aurais peut-être dû aller à Paris, Londres, New York ou ailleurs.
Peut-être, oui…
Ce que je sais aujourd’hui, c’est que je tourne encore une page, celle d’une expérience professionnelle riche d’apprentissage, de rencontres, de sourires et d’amitiés. J’ai rendu à mon entreprise au moins autant que tout ce qu’elle m’a apporté et je remercie mes anciens collègues de m’avoir fait confiance, même dans les pires moments. Le temps est venu pour moi d’apprendre à voler de mes propres ailes dans la nébuleuse du conseil. J’y arriverai. Cela ne fait aucun doute
Ce que j’apprends aujourd’hui, c’est que, au-delà du fait que je sois capable de sombrer dans les pires abysses de ma psyché, je suis également capable d’en ressortir, peut-être plus vite que prévu, pour tenter d’en refermer le puits. Ce n’est ni de l’espoir, ni de la volonté. C’est un état d’esprit. J’apprends à le découvrir jour après jour, au prix parfois de terribles moments.
L’apprentissage de soi est un exercice permanent et infini.
Pense-bête : ajouter sur la liste du moi pour moi :
- Capable d’aimer à se détruire physiquement et psychiquement
- Capable de se reconstruire avec un minimum de préparation
- Mais surtout, passionné

Je ne devrais pas écrire ce post : j’ai dormi 2h30 la nuit précédente après avoir bu et dansé toute la nuit, j’ai passé la journée dans un parc d’attractions, je suis claqué, j’ai des cernes, des rides, et beaucoup de retard puisque je dois encore repasser, préparer ma valise pour partir demain matin de bonne heure, manger et surtout dormir…
Je ne devrais pas écrire ce post mais j’en ai besoin. C’est viscéral et de toute façon, ça sortira d’une manière ou d’une autre. Il s’est passé beaucoup de choses depuis deux semaines. Beaucoup de hasard, mais pas que… Beaucoup de bonheur aussi, un peu de rêves, un peu de joie, mais suffisamment peu pour que j’éprouve le besoin d’écrire…
Un avion involontairement raté aura finalement été la cause du petit nuage que j’ai croisé récemment. Je cherche un peu de sincérité et de stabilité. Deux petites choses indispensables à mon bon fonctionnement. J’ai besoin d’avoir quelqu’un à qui écrire et parler le soir avant de me coucher, besoin de savoir que quelqu’un est là pour moi, surtout quand la fatigue et le doute s’installent dans la noirceur d’un dimanche soir.
Sincérité ? Parce que j’aime les gens vrais et honnêtes, avec eux-mêmes d’abord et avec les autres.
Stabilité ? Parce qu’il est bien plus difficile d’en trouver que toute autre chose dans le « milieu » gay.
Apprécie-moi comme je suis et j’apprendrai à te connaître. Donne moi de ce joli mélange et je te promets d’emporter mon cœur au-delà du passé…
J’ai retrouvé un peu de sommeil ces derniers jours. Pour la première fois depuis plus de 3 mois, j’ai eu la chance de dormir 7 heures d’affilée, deux nuits de suite. Une première, un miracle. Mon corps tente de se redessiner un rythme normal, pourquoi pas moins excessif, plus juste et plus équilibré. Je sais pourquoi je dors un peu mieux… Parce que j’ai retrouvé un peu d’espoir, un peu de cette flamme qui, même noyée, finit toujours par se rallumer d’elle-même. Elle est encore toute petite mais, bien alimentée, elle pourra redevenir grande…

Version tweet :
Être insomniaque, ça commence il y a bientôt 3 (!!!) mois.
Être insomniaque, cela veut dire penser constamment à autre chose, agiter son cerveau dans tous les sens pour ne pas en retirer grand-chose. C’est se faire du souci, et avoir le temps de réfléchir et de penser… Penser à soi, aux autres, à sa vie et au sens que l’on veut lui donner.
Être insomniaque, cela ne signifie pas forcément ne plus dormir. Ce n’est pas ça du tout, enfin du moins, tel que je conçois les choses et telles que je les vis. Car oui il y a des nuits où je dors bien, j’entends par là que je me couche sans broncher, parfois même que je lis un peu et que je me réveille, comme un charme, après 6 heures de sommeil non interrompu. C’est rare, mais ça arrive.
Dans les autres cas, être insomniaque signifie pour moi la longue attente du premier train du sommeil. Son arrivée est souvent retardée après minuit ou une heure du matin et parfois au-delà. C’était le cas hier soir où, sans avoir abusé d’alcool, de fête ou de quoi que ce soit d’autre, je n’ai pu trouver le sommeil avant pratiquement 3 heures. Cela semble encore être le cas ce soir où l’arrivée du premier train n’est pas encore annoncée alors qu’il est déjà minuit passée.
Je me souviens, les premières semaines, ce manque de sommeil me pesait. J’avais beau dormir habituellement 6 à 7 heures par nuit, dormir moins avait assurément pour résultat de me fatiguer un peu plus.
Aujourd’hui, je vis ce changement comme un nouveau mode de vie. Il est très clair que je dors désormais bien moins qu’avant. Six heures sont désormais parfaitement suffisantes pour m’assurer une très bonne journée. Et encore, six heures, c’est pour les bonnes nuits. En fait je me rends compte que je vis bien plus maintenant qu’avant.
Dans le fond, ça me va. Je me souviens de ce que je me dis toujours Mamie : « On dormira assez quand on sera mort ».
Elle a raison.
