Le Moi Pour Toi a t cre le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'volution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay. Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhsion l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessine, ce site est d'abord un formidable moyen d'extrioriser ce que j'ai souvent gard pour moi. Vritable Moi intrieur, il se dvoile pour tous ses lecteurs. Bienvenue sur Le Moi Pour Toi.

vendredi, février 13 2009

I was there

mardi, février 10 2009

Tata Land

Un jour ma chef m’a dit : « Si la Terre est ronde, pars vers l’Ouest pour rejoindre les Indes et rapporter ses trésors ». J’ai donc chaussé mes plus belles converses, ai respiré un grand coup, et ai arpenté Market Street vers l’Ouest depuis Powell. Je savais que le danger guettait, voitures, pick-up, tramways, clodos, alcooliques, dépressifs… Heureusement, au bout de trois ou quatre quarts d’heures, les drapeaux de Tata Land firent leur apparition et arpentèrent rapidement toutes les rues. J’étais arrivé et découvrais enfin The Gayest Corner in the World.

lundi, février 9 2009

Ma Plus Grande Découverte ?

C'est clair, net et sans bavure possible. S'il y a une boutique à voir ou un fringue à acheter aux US, prenez-le chez Abercrombie & Fitch, mon nouvel amour vestimentaire. On y rentre parce que l'affiche est jolie, on y reste parce que ça sent bon et que la musique est grave sympa, et on y retourne parce que leurs fringues sont absolument géniales ! Ouverture prochaine à Paris !!! Avis aux amateurs. Le reste ici.

dimanche, février 8 2009

Happy New Year

Ma voisine, entre 40 et 50 ans, durant la parade :
“You’re probably a model. Or you are?
_ No.
_ You should!”

samedi, février 7 2009

Abercrombie & Fitch

Nous sommes vendredi soir. Il est temps de faire un petit bilan-topo de mes premiers jours in California. Je commencerai par annoncer (fièrement) que j’ai enfin fait ma nuit ! J’entends par là que je ne souffre plus du jet lag et que je peux désormais profiter pleinement des chaudes nuits de la côte est. Et puis je continuerais en disant que j’ai exploré quelque peu les environs, que c’est mieux que Carling, mais que tout n’est pas rose. D’abord, tout est gros : les routes, les bâtiments, les voitures et même les gens. Ce n’est d’ailleurs pas vraiment étonnant lorsqu’on découvre leurs habitudes alimentaires : du gras, du sucre, du fat et du sel ! J’ai moi-même beaucoup de mal à me faire à ce régime particulier et je sens déjà que mon corps (habitué à plus de finesse) ne le tolère guère. Ceci dit, en bon frenchy, on est forcément séduit par le petit déjeuner version pommes de terre, bacon, œufs brouillés, crêpes et sirop d’érable. Mais croyez-moi : il est très facile de manger des sandwichs matin, midi et soir. En revanche, je mets au défi quiconque de tenir un régime alimentaire sain (avec de l’eau et des légumes dans le menu). 


Tout cela ne m’empêchera pas d’aller, dès demain matin, faire un tour à SF. En plus c’est le nouvel an chinois et l’évènement est visiblement très important du coté de China Town. Il risque d’y avoir du spectacle, j’en reparlerai, bien entendu. Le plus drôle sera déjà de se rendre à SF… Je viens de réserver une voiture chez Avis, une Chevrolet Aveo boîte auto. Évidemment, j’ai demandé un GPS et j’ai pris les assurances qui vont bien en cas de pépin. Ca me fait tripper : ça risque d’être un véritable road trip, mdR. Enfin, si j’en sors vivant… ! Ce serait Bryan qui serait déçu : j’ai promis de revenir dans sa boutique acheter un petit haut sympa. Faut dire qu’Abercrombie & Fitch est une boutique vraiment sympa… La preuve.

jeudi, février 5 2009

Photos en Vrac

 

Dans l'ordre : l'aéroport de San Francisco, ma vision du monde dans le taxi à la descente de l'avion, The Hilton by night, H&M, the Sunvalley Mall.

mercredi, février 4 2009

Grissini Trattoria

Et c’est reparti. Mon Moleskine grand ouvert sur ma table de resto recueille mes premiers mots écrits des États-Unis. C’est remis du décalage horaire que je commence à prendre la mesure de ce qui m’entoure. Et ici, j’hallucine. Je suis quand même dans un pays occidental, il y a des tonnes de choses que je ne reconnais pas : ici tout est grand, des routes aux bâtiments. De la place ? Il n’en a jamais manqué par ici alors pourquoi s’en priver ? Ensuite les voitures, même constat : toutes énormes, de marques complètement inconnues en France et consommant vingt litres aux cents. Pareil, le pétrole, on n’en a jamais manqué. Par contre, ce qui manque en ce moment, c’est l’argent. Et quelle ne fut pas ma surprise tout à l’heure en me rendant au centre commercial ? Vide ! Pas grand monde. Et pourtant, il y avait la place de loger du monde !!! Bref. Mais en y regardant de plus près, c’est là que je constate un autre malaise : les boutiques sont vides et pleines de vieilleries. Trouver des Converse ? Un parcours du combattant. Trouver un Zune ? Non désolé mais on a que les deux iPod là bas… ! Et tout est comme ça. Malheureusement. Ici en Amérique plus qu’ailleurs, je sens que la crise n’a pas le même sens que chez nous. Ici, elle est réelle, palpable, physique. On la voit, mais on l’entend aussi. Ma télévision et mon quotidien national sont là pour me le rappeler. Oui parce que figurez-vous qu’on me distribue gracieusement tous les matins devant ma porte le journal USA Today. Ceci dit, j’aurais préféré m’en passer et avoir un room service de meilleure qualité : connaissez-vous un seul hôtel français où l'on ne vous débarrasse pas le plateau-repas de la veille ? Moi pas. Enfin ce n’est pas bien grave. La prochaine fois, j’irai directement au resto. D’ailleurs parlons-en des restos ! Il faut les trouver là où je suis ! Attention les autres Mc Do, Burger King et autres chaînes typiquement américaines ne comptent pas ! J’appelle resto le genre d’endroit où on vient vous servir à table et où vous ne rangez pas le plateau à la fin… J’en ai bien trouvé un, un italien, d’où j’écris ces lignes en ce moment. Il est intégré à l’hôtel et se vante d’être le meilleur italien de la baie. Ça promet… !

lundi, février 2 2009

Jet lag ain't fun

C’est pas comme si je m’étais levé à 04h20 ce matin, que je m’étais tapé plus de 12 heures d’avion dans la journée vers l’ouest pour finalement arriver au beau milieu de l’après midi heure locale à San Francisco.

Je suis enfin arrivé dans ma chambre d’hôtel (Hilton SVP), je n’ai même pas la force de défaire ma valise, j’ai les yeux complètement explosés et la seule chose que je suis capable de faire c’est d’écrire… Écrire que je me sens perdu. Que je cherche un peu partout une référence connue : une image, un son, une voix… Un email même… ! Mais je n’ai rien du tout.

Mon téléphone pro est HS, et le décalage horaire ne me permet pas d’appeler si tard vers la France. Ces deux semaines seront éprouvantes. La dernière fois que j’ai ressenti ça c’était y’a deux ans en Espagne lorsque j’y suis allé (seul) la première fois. Car c’est bien ça le truc. C’est que je suis seul. Personne à qui raconter ma vie, personne à écouter, personne avec qui échanger.

J’espère juste que le WE sera clément et sympa. Ici le temps est absolument merveilleux et, soyons clairs, je fais tache avec mon gros manteau Zara.

Sans me relire, je sais que ce papier sera aussi décousu que le bordel qui règne en ce moment dans ma tête. Je veux un câlin. Et entendre doucement ta voix dans le creux de mon oreille, te dire que je t’aime et me sentir moins seul