Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay. Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs. Bienvenue sur Le Moi Pour Toi.

dimanche, mars 4 2007

Force et Honneur

C’est la dernière chose que tu m’as dit. Je crois que je m’en souviendrai toute ma vie… Le plus dur aura été, en te quittant, de ne pas me retourner, de ne pas céder à la facilité, de laisser couler mes larmes dans le passé alors que devant moi tout s’éclairait.

J’ai pleuré. Je ne le cache à personne ; Ma dernière soirée à Annecy a rimé avec retrouvailles et adieux, le temps pour moi de revoir une dernière fois deux personnes qui me sont chères. Vous vous reconnaitrez, vous me manquerez… Vous me manquez déjà.

Annecy je t’ai quittée.
Tu gardes avec toi des amis, des lieux, des symboles.
J’emporte avec moi des rencontres, des souvenirs et quelques regrets.

C’est le cÅ“ur gros mais plein d’espérance que je trace ma route : Annecy gardera avec elle des choses qui me sont chères mais elle m’aura apporté bien plus que je ne l’aurais pensé.

Je dédie cet article à tous ceux qui me connaissent de près ou de loin ; à tous ceux qui auront apprécié, à un moment ou un autre, passer un peu de temps avec moi. Si, en lisant ces lignes, vous vous reconnaissez, alors votre souvenir restera à jamais gravé dans ma mémoire.

Ne m’oubliez pas…

jeudi, février 15 2007

Bonne Saint Valentin...


Avec seulement un jour de retard sur le calendrier, je me permets de vous souhaiter à toutes et à tous une très bonne Saint Valentin ! Puissent l'amour et le bonheur innonder vos vies sentimentales.

Pour ma part, cette journée des amoureux fut un véritable désastre... Mon coeur saigne, il a mal... Il s'accroche...

Peut-être que... Les coups de foudre existent.
Peut-être que... J'aime avoir mal.
Peut-être que... Je ne veux pas te perdre.
Peut-être que... Je m'accroche trop vite.
Peut-être que... Je tiens toi.
Peut-être que tout simplement... J'aime !

Si tu me lis un jour, je te dédie ces quelques lignes.

Bien à Toi J.,

samedi, février 10 2007

J'ai 6 ans !

Une nouvelle fois, j'aimerais remercier le BD Fugue Café d'Annecy d'avoir organisé les dédicaces de deux albums de bande dessinée que j'affectionne tout particulièrement. Ces albums proviennent d'une nouvelle collection éditée chez Dupuis et qui s'adresse en priorité aux enfants à partir de 6 ans... Evidemment, les grands enfants sauront apprécier eux aussi ces albums délicieux qui melent tous deux mystère et magie... A consommer sans aucune modération !

Merci à Collins d'avoir mis en scène François, jeune enfant de 8 ans dont l'imagination n'a pas de limites...


Collins pour "Le monde selon François"

Merci également à Bannister, talentueux Annécien auteur des Enfants d'Ailleurs, d'avoir imaginé Rebecca et Noé dans les hauteurs du Mont Veyrier, près d'Annecy.


Bannister pour "Les Enfants d'Ailleurs"

vendredi, janvier 5 2007

Rencontre Ephémère

Tu te reconnaîtras si tu me lis un jour, Toi, avec qui j’ai passé quelques heures autour de cafés...

Je suis sincèrement très heureux d’avoir fait ta connaissance et j’aimerais te dédier ce petit article, le premier du genre, sur mon Blog. Je regrette que le temps ne joue pas en notre faveur, je regrette que nous partions dans des directions « diamétralement opposées Â», j’aurais voulu au moins, apprendre à te connaître davantage.

Tu fais parti des gens biens, sois-en convaincu… ;-)

Et surtout n’oublie pas : un dîner est en jeu en fonction d’un certain résultat électoral… !

mercredi, janvier 3 2007

Bonne et Heureuse Année 2004…!

Parait-il qu’il est commun de souhaiter la bonne année durant tout le mois de janvier ; Voila pourquoi je me permets de vous adresser mes meilleurs vœux, pleins de bonheur, de chance, d’amour et de réussite pour l’année 2004. Puisse cette année, et les suivantes, avoir été meilleures que les miennes… Jusqu’en 2007.

Ce début d’année est l’occasion pour moi de dresser un n-ième bilan du petit quotidien qui me fait office de vie. Bilan de 3 années passées à Annecy…

Septembre 2004, après deux années passées à Orléans, j’ai la chance d’intégrer l’école d’ingénieurs d’Annecy. Je poursuis mes études dans les domaines où je réussis : mécanique et productique. Première erreur : je ne savais pas à l’époque ni ce que j’aimais, ni ce que je n’aimais pas faire. L’année universitaire est laborieuse : au début le changement est difficile et personne ne sait que je suis gay. La seconde partie, plus « joyeuse Â», correspond à ma rencontre avec Nicolas et ma découverte du « milieu Â». Je fais des rencontres, je découvre des gens, des personnalités… Et je retourne plus de deux mois chez mes parents (Voir les articles )

Septembre 2005, nouvelle année scolaire. Celle-ci se déroule mieux, la machine est rôdée et mon cursus est validé sans gros souci. Décembre 2005, je fête mes 21 ans. Quelques semaines plus tard, je passe le nouvel an avec Nicolas et nous nous souhaitons mutuellement « une très bonne année 2006 Â».

Je n’aime pas d’ordinaire souhaiter les vœux de nouvel an, ça ne rime à rien, c’est de la bonne humeur pré-fabriquée qui ressemble plus à de l’hypocrisie qu’à de réels souhaits et aspirations. En d’autres termes, pensez-vous vraiment ce que vous dites lorsque vous déclarez « Bonne Année Â», avec votre plus beau sourire, à votre boulangère préférée ?

Résultat des courses : cinq mois plus tard Nicolas et mois nous séparons. L’aventure n’aura duré qu’un an mais m’aura apporté bien plus que ce que je pouvais imaginer. De nouveau, je retourne deux mois chez mes parents ; probablement les deux derniers entiers que je passerai chez eux (du moins puis-je espérer).

Septembre 2006, j’entame ma dernière année universitaire. Elle est toujours en cours. Elle se passe… Mais il est temps qu’elle se termine. Je sature. J’en ai marre. Marre de faire tout le temps la même chose. Marre de me lever le matin en suppliant le Ciel que le temps passe vite pour arriver au soir… Et recommencer de plus belle le lendemain. Marre de sentir mon cœur comme un désert. Marre d’être seul. Marre de passer mes nuits avec ma solitude. Marre de croire que je peux encore aimer…

Alors bonne année ! Oui ! Bonne année 2007 ! Pour une fois, je me la souhaiterai pleine de ce qui me manque : d’autre chose. Dans deux mois je quitte Annecy, pour l’Espagne, à une centaine de kilomètres de Barcelone et pendant 6 mois… Je ne sais ce qu’il adviendra de moi après. Ou plutôt, je ne sais ce que je ferai de moi après. L’avenir me le dira. Je quitterai Annecy sans regrets, sans me retourner et en regardant droit devant moi, plus loin. Nomade : voila comment j’aimerais me définir ; voyageant d’un bout à l’autre de la planète sur un simple coup de tête, faire le tour du monde des endroits les plus fous, les plus branchés, les plus élégants, les plus atypiques… J’en ai besoin. Merci J-F de me l’avoir montré…


A propos, avez-vous déjà essayer de taper les mots suivants dans Google ?

blog gay annecy

Faites un test

jeudi, décembre 28 2006

De battre mon cœur s’est arrêté

J'ai retrouvé cet article dans les archives de mon ordinateur portable. Je l'ai écrit dans le train le 23 avril 2006 alors que je rentrais chez moi. Je n'avais jamais osé le publier. Aujourd'hui j'ose...


Il s’appelait Nicolas.

Cela faisait plus de 11 mois que j’étais avec lui. Il était beau, intelligent, responsable, sûr de lui, posé et réfléchi…. Exactement le type de garçon dont j’avais besoin.

J’ai vécu avec lui 11 mois de bonheur. 11 mois qui m’auront beaucoup fait changer. 11 mois d’une année que je qualifierais riche d’expériences, d’émotions et de sensations.

Expériences d’abord.

Soyons clairs, Nicolas fut ma première vraie « expérience Â», mon premier « vrai Â» garçon. Pas qu’une amourette, pas qu’un bisou. Il fut celui pour qui mon cœur a battu pendant tout ce temps. Il fut celui que j’ai aimé et que j’aimerai toujours d’une certaine manière.

C’est grâce à lui que je me suis ouvert à des tas de choses, à des choses toutes bêtes et simples mais qui m’étaient plus ou moins étrangères.

Car mon expérience, c’est aussi et avant tout la sienne : sa façon de penser et sa vision du monde m’auront montré l’importance et les enjeux qu’il y a pour chacun d’entre nous, à nous lier aux autres pour partager des moments de vie.

Il est le plus grand cadeau que j’ai pu avoir dans ma vie. Il m’a offert la possibilité de vivre quelque chose de bien plus grand que la petite routine dans laquelle le temps m’avait enfermé. Il m’a appris à aimer et m’a fait comprendre une petite partie (je pense) du sens de la vie. Car si la mienne ne sert à rien physiquement, j’ai compris que je pouvais malgré tout faire partie d’un ensemble fusionnel qu’on appelle communément couple.

C’est cette notion de partage que j’aimerais faire passer. L’idée que c’est à deux qu’on avance et pas tout seul.

La chose semble évidente au premier abord… Et pourtant, du haut de mes vingt ans à l’époque, j’en menais large… à tort.

Emotions,

Etre amoureux, douce émotion que je recommande vivement à l’ensemble de la population.

J’ose le redire aujourd’hui. J’ai aimé Nicolas, de tout mon petit cœur de jeune garçon. J’affirme à tous ceux qui croient la chose impossible : être gay et amoureux est complètement concevable. L’amour va bien plus loin que les simples considérations sexuelles. L’amour, c’est ressentir au fond de soi, dans ses tripes, qu’on ne vit plus seul, que quelqu’un est là pour nous soutenir, nous comprendre et nous aimer comme nous sommes.

Toutefois, est ce que l’amour signifie être capable de tout donner pour celui qu’on aime ? A priori oui. Et pourtant, c’est ce point précis qui a amorcé notre séparation.

Egoïsme, mal d’être soi, mépris de soi, dégout de moi sont les maîtres mots qui résultent de ma séparation avec Nicolas.

Que s’est-il donc passé ? La réponse est presque simple.

Sensations,

J’ai abordé quelques lignes plus haut la notion de couple en tant qu’ensemble fusionnel. Je pensais que ma relation avec Nicolas était de ce type là. A priori pas tout à fait. Si nous nous sommes séparés, c’est uniquement de ma faute. Mon égoïsme et mon manque d’assurance auront détruit ce que j’avais de plus cher.

Cela faisait longtemps que je connaissais les amis de Nicolas. Quelques jours (quelques semaines tout au plus) lui auront suffit à avouer son homosexualité à l’ensemble de ses amis et à me présenter à eux par la même occasion. Nicolas m’avait parfaitement intégré dans sa vie. 11 mois plus tard, de mon coté, j’avais réussi à avouer mon homosexualité à quelques amies et deux trois copains. Je n’avais présenté Nicolas qu’à trois personnes proches de mon entourage : C., C. et P. La situation devenait ingérable et insupportable pour Nicolas et je ne trouvais pas en moi le courage et la force nécessaires pour avouer à tous mes camarades que j’étais gay et que j’étais avec un garçon depuis 11 mois.

Pourquoi ? Parce que je l’ai toujours mal vécu et qu’aujourd’hui encore, j’arrive à me considérer anormal et trop différent des autres pour pouvoir le reconnaître plus ou moins publiquement.

L’amour c’est plus facile quand on l’assume. Mais ne pas l’assumer ne le décrédibilise pas pour autant.

Mes défauts : jaloux, possessif, tête en l’air ET… Irresponsable.

dimanche, octobre 29 2006

Naissance d'un écureuil

C'était il y a un mois, le Jeudi 28 septembre 2006. Manuera, dessinateur de l'album Spirou et Fantasio à Tokyo et Ooshima, dessinateur du premier manga de Spirou (le 49Z) étaient présents au BD Fugue Café d'Annecy pour dédicacer leurs albums.

Il m'a fallu attendre deux heures pour obtenir ces chefs d'oeuvres personnalisés. Dédicacés tous deux par des mains de maîtres, ces albums sont probablement les plus précieux de ma collection.

Quelle joie, quel bonheur, de voir naître sous ses yeux le petit personnage qui accompagne le grand Spirou ! Spip, l'écureuil le plus connu de la bande dessinée apparaissait doucement, trait par trait, sous la plume de son papa, ou plutot de ses papas, devant mes yeux passionnés et éblouis par tant de talent !

Je dédie à mon tour cet article aux auteurs : deux grands monsieurs bourrés d'immagination et de talent qui ont su rester de grands enfants. Je dois à Siprou des heures et des heures de lecture et d'évasion. Il est et restera, devant Astérix et Tintin, mon personnage préféré.

Longue vie à Spirou et à ses aventures !

vendredi, juin 16 2006

Sois fier de ce que tu es

Nous ne nous connaissions pas. Au pire nous nous sommes dit "Bonjour" quatre fois en deux ans. Si un jour tu me lis, j'espère que tu te reconnaîtras. En seulement trois minutes, tu as trouvé les mots, les questions et suffisamment de douceur pour me déstabiliser.

"Dis moi, dis moi franchement... Moi je trouve ça génial ce que tu fais, la différence, le fait que tu assumes... Mais... Es-tu fier de ce que tu es ?"

Tout a commencé comme ça... Une giffle, un coup en pleine figure donné par quelqu'un que je ne connaissais pas et qui ne me connaissait pas.

Des questions sensibles, un vocabulaire choisit et une énorme sincérité dans son regard.

Je n'aime pas d'ordinaire me poser de telles questions car en général je n'aime - ou on n'aime - pas les réponses que je formule. Je ne suis pas encore suffisamment sûr de moi pour être fier de moi. Peut être qu'un jour mes idées changeront mais pour l'instant, je ne suis pas fier d'être gay... C'est comme ça.

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