Bienvenue à ceux qui auraient cliqué sur le lien de mon blog. Je ne l’ai pas actualisé depuis longtemps faute de temps mais les quelques posts permettent certainement de mieux me connaitre. Je tenterai ces prochains jours de l’actuailiser. A+.
Révélations, révélations, révélations…
Ce qui arrive ce soir m’attriste profondément : ce soir j’ai une double voire triple peine.
Le Première c’est que notre Pape, notre Saint Père Jean Paul II se meurt dans ses appartements aux Vatican et que ceci me touche profondément. Car c’est un homme qui a fait beaucoup pour l’Eglise catholique et que la mort d’un pape est un évènement sans précedent pour la vie d’un chrétien.
Regardez ce que la une du Figaro nous réserve pour demain matin. Il est 02h13 lorsque j’écris et on ose publier quelque chose comme ça sur Internet… Bref. Je vous laisse apprécier ceci à sa juste valeur. Que l’on soit chrétien ou pas, n’importe qui peut comprendre la gravité de la situation rien qu’en voyant cette « une ».
Ma seconde peine et qui est bien ininteressante pour qui lira ce blog, c’est que ce soir j’ai passé une assez mauvaise soirée avec mes copains d’école. Simplement nous avons invité un copain à nous qui ne vient pas d’habitude et qui nous a tout foiré sans s’en rendre compte. Rien de très grave et bien peu d’interet.
Ma troisième et dernière peine c’est que ce soir j’ai réussi à dire la vérité en ce qui me concerne à la personne qui a plus ou moins salopé notre soirée. Je lui avait dit il y a un ou deux mois alors qu’il avait bu plus que de raison que j’avais honte de moi et que mes parents auraient honte de moi s’ils savaient… De toutes façons j’avais moi aussi un petit coup dans le nez. Je pensais qu’il aurait oublié le lendemain comme il était bourré mais malheureusement non. Il s’en est souvenu et a choisi cette soirée pour me rappeler que je nous n’avions pas terminé notre discussion d’il y a deux mois. Il m’a bien fait comprendre qu’il avait compris que j’étais gay, parlant de « fardeau » que je traine tous les jours et que ça se voit et que ce n’est pas grave tout ça… Je lui ai répondu un truc du genre « ça va tu as gagné maintenant tu te tais et ni toi ni moi n’en reparle ok ? ». Il est officiellement la seconde personne sur cette planète qui fait partie de mon cercle de relation proches qui sait à mon sujet. Ca fait vraiment très très bizarre. J’ai encore plus honte qu’hier même s’il semble m’accepter tel que je suis. Je vis vraiment très mal ce que je ressens et pour faire le parallèle avec la dernière réponse à mon blog, je dirais que je ne peux vraiment faire mon coming-out sur Annecy car ma colocataire est une amie de longue date (depuis les années lycée voire collège c’est pour dire). C’est pour toutes ces raisons que je souhaite quitter la France, m’éloigner, tout quitter pour recommencer tout à zéro et tenter de vivre heureux… En plus l’homophobie me fait peur dans notre société. C’est un phénomène auquel j’ai peur de me frotter. Il montre combien les gays, les gens qui finalement ne sont pas « normaux » sont exclus ou au moins rejetés par la société dans laquelle ils vivent… Je n’aime pas ma vie. Il me manque l’âme soeur, l’amour, le toucher, le sentir. Je sens que seul, je n’aurai pas la force d’avancer correctement dans ma vie. Puissé-je trouver ici même grâce à ce blog, quelqu’un qui comprenne vraiment ce que je ressens dans tout ce que j’exprime et ce que j’écris. Le pouvoir des mots est effrayant. Sachons l’utiliser à bon escient.
Merci encore à tout ceux qui seront parvenus au bout de mon exposé. Même sans me répondre c’est déjà beaucoup d’essayer de me lire : ça veut dire qu’on tente de me comprendre alors que je me sens si seul.
Passez une bonne nuit. Merci.
Il parait que ce genre de déclaration s’appelle un [Coming-Out|tag:Coming-Out]. Même si nous sommes sur le Net, c’est surement un premier pas vers une sorte de libération. J’aurai bien du mal à répéter ce que j’ai écrit de vive voix. Quelqu’un a-t-il été, ou est, dans ma situation ?
Je ne pensais pas que déjà j’aurai deux réponses…
Merci à vous deux c’est très gentil… Je ne pensais pas que déjà quelqu’un me lirait, je ne pensais meme pas interresser quelqu’un… Merci encore. Ca fait plaisir de ne pas se savoir seul.
Quant à cette histoire de norme à laquelle il faudrait répondre… Non bien sur que non, personne n’est obligé de s’intégrer à un groupe, à une norme. Toutefois, je sais bien que je suis gay et je n’y peux rien, je vais pas me mettre à aimer les filles parce que c’est « mieux ». Mon vrai problème ce sont mes amis, mes copains d’école et surtout ma famille. J’ai peur de ce qu’ils penseraient de moi s’ils savaient… J’ai tellement peur de décevoir ma maman en premier, puis mon père, puis mon frère… Ensuite, je me demande si j’aurais autant d’amis. C’est pour ça que j’ai honte de moi : j’ai honte de ne pas le dire et quand j’y pense j’ai meme honte de le dire. Ce n’est pas très rigolo tous les jours. Alors pour ne rien dévoiler à qui que ce soit, je rêve de quitter la France, couper tous les liens, et recommencer à zéro ailleurs, dans un autre pays, où personne ne me connait. Je crois que je me suis longtemps menti en essayant de me dire que j’étais pas homo, que finalement je préfèrerai les filles, que j’oublierai les garçons… Du coup, j’ai menti à mes amis. J’ai vraiment très très honte. Encore recemment, à une de mes amis qui laissait entendre un doute dans mon orientation sexuelle, je lui ai répondu : « NON, je ne suis pas gay »… Quand j’y pense, c’est regrettable, elle me reposerait la question aujourd’hui je suis sur que j’arriverai à lui dire la vérité. Il est vrai aussi que j’ai d’autres soucis en ce moment, mes résultats scolaires ne sont pas brillants, je crois que je n’aime pas les études que je mène, je me sens redevable de mes parents qui aimeraient tant me voir réussir, je me sens encore plus redevable de mes grands parents qui croient tellement en moi. Comment leur dire la vérité ? Je ne peux pas, je ne peux pas leur avouer ce fardeau. Ils seraient beaucoup, beaucoup trop déçus… Je me sens au bout, coincé dans l’impasse. Dans mes jours de désespoir, j’imagine ce qui se passerait si je n’étais plus là. Mais ça ne sert à rien. Alors je prie, je prie pour trouver la force de résister un peu plus… Je prie de pouvoir vivre normalement, épanoui et heureux.
Si vous êtes arrivés jusque là, je vous remercie de m’avoir lu.