Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay. Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs. Bienvenue sur Le Moi Pour Toi.

dimanche, février 28 2010

L'épitaphe


L'épitaphe

mercredi, décembre 2 2009

Question de Contrôle

Enfin, j’ai compris pourquoi je n’aime pas que l’on me souhaite mon anniversaire. Les raisons s’expriment sur trois niveaux. Je vais tenter de les coucher par l’écriture.

Niveau 1 : On ne fait pas l’apologie de la vieillesse, du quart de siècle et plus généralement du temps qui passe.

  • Vieillir équivaut à perdre tout un tas d’avantages. Le dernier millésime me fait perdre l’accès au tarif jeune d’Air France et clôture mon Livret Jeune.


Niveau 2 : Souhaiter un anniversaire aujourd’hui relève plus de l’hypocrisie que d’un sentiment sincère.

  • Internet, Facebook et autres calendrier dématérialisés sont là pour collecter, anticiper et alerter la moindre date évènementielle faisant peu à peu disparaître et / ou atténuer toute pensée sincère, vraie et préparée. Voila pourquoi fêter mon anniversaire avec un peu de retard témoigne selon moi, plus d’amitié et d’affection.
  • A quoi sert-il d’avoir un wall Facebook plein à craquer de doux messages lorsqu’on sait qu’il existe des applications capables d’envoyer automatiquement un petit mot sympa, le jour J, sans même se donner la peine d’y penser ?
  • Que dit-on vraiment lorsque l’on souhaite « Bon anniversaire » sinon « Bonjour, je n’ai rien à te dire mais bon anniversaire ! » ?


Niveau 3 : La date de naissance fait partie des données immuables d’un être humain.

Étonnante banalité. Et pourtant. Quand on sait que :
  • J’ai changé de prénom
  • Je vais changer de nom
  • Je défie plus généralement toute autorité parentale et / ou familiale

Je comprends mieux pourquoi aujourd’hui, je « fête » mon anniversaire avec (tout au plus) un mois de retard sur le calendrier et ce, depuis 11 ans.


L’anniversaire est un symbole. Celui d’une obligation, d’un choix volé, et représente, pour moi, le dernier bastion écrit d’une autorité parentale bien dressée.


controle

jeudi, octobre 29 2009

Simulation

Si je vous dis : avez-vous le sentiment d’être vivant ? Vous me rétorquerez probablement que ce blog (et vous aurez bien raison) a bigrement diminué en qualité. Peu m’importe. L’idée est que c’est la réponse qui m’a suggéré la question.

Tout commence par une bonne dose de mauvais poil. Une très forte dose, une goutte de trop, un vase pété et deux trois crétins suffisent à vous ronger les nerfs. Et ça dure, un jour, puis deux, voire trois : ce sont les imbéciles qui ne savent pas conduire, les flics embusqués dans une Mégane garée sur le bord de la route, Polaroïd dans le coffre, une déclaration de Ségolène Royal, de Mathieu Kassovitz ou les enfants bruyants dans une voiture de première. Ajoutez à cela une bonne dose de solitude et une réceptionniste pas sympa et vous obtiendrez, à coup sur, le cocktail idéal pour tout foutre en l’air.

Alors, sentant le vent venir, je me lance dans de grands projets. Le premier : réécriture partielle de mon CV et envoi à quelques recruteurs. L’exercice est long, douteux et périlleux mais a au moins le mérite d’occuper mes méninges. Avec lui surgissent les grandes questions parmi lesquelles : es-tu vraiment à ta place ou comment rendre ton quotidien plus excitant. Les réponses se heurtent pour l’instant au reflet de la réalité : j’évolue doucement (mais surement) du mode lassitude au mode challenge.
Le second projet, c’était d’aller au centre commercial faire deux trois courses (si si !). Direction Auchan Martigues. Haut lieu de la grande distribution. Je batifole : il est assez tard, je sors du boulot et j’échauffe ma carte American Express à l’idée de satisfaire un besoin d’achat compulsif. Ca me rappelle la vraie vie, celle où, avant de rentrer chez moi, je passe faire un tour dans quelques boutiques.
Je vis la vie en faux.
Ce que j’avais sous-estimé, c’est la déception que j’aurais pu ressentir à l’idée de pouvoir toucher sans acheter : rien ne sert d’avoir la liste de courses en tête si on ne rentre pas chez soi. Finalement, c’est avec un shampoing et un dentifrice que je suis revenu à l’hôtel. Même pas vraie, la vie Auchan.

Alors tant pis : je boufferai des sushis seul, dans la chambre d’hôtel. A défaut d’être glam, ça peut au moins être bon.

lundi, mai 18 2009

Strass, paillettes…

L’histoire se passe à Cannes, pendant le Festival International du Film. Nous sommes vendredi soir, il est autour de 20 heures et je déambule avec P. sur la croisette à la recherche de quelque croustillance. Il fait beau, il fait chaud, et la légèreté de l’ambiance Méditerranéenne me rappelle incontestablement que je suis en vacances. Evidemment, j’ai pris soin, avant de partir, d’ajuster correctement mon nœud papillon pour paraitre au moins aussi élégant que les quelques stars smokinguées qui oseront s’aventurer dans la foule, certes détendue, mais électrique.

Tout le monde attend la descente des marches des personnalités venues assister à la première projection de la soirée. Lumière, musique (Michael Canitrot aux platines !), je me dirige vers le palais : les spectateurs précédents sortent. C’est à nous. Je tends mon invitation officielle pour accéder à la montée la plus célèbre de toute la cote d’azur. Vingt-quatre marches, quelques secondes, une minute tout au plus et un bain de flash resteront à tout jamais gravés dans ma mémoire. Du haut de l’escalier, j’observe la foule massée devant le palais, envieuse. Ce soir j’assiste à la projection de Bak-Jwi (Thirsty, ceci est mon sang) réalisé par Bark Chan-Wook dans une immense salle aux airs de grande soirée. J’aperçois Mariah Carey au second rang et une flopée de gens à priori connus s’installer tout près d’elle. Pas de doute, je suis à Cannes, en plein festival, et je suis un privilégié. Aucune importance : savourons ce moment, unique et exclusif.

La suite se passe à Monaco où, installé à la terrasse du Café de Paris, un Coca-Fraise entre les mains, je contemple un balai incessant de voitures de luxe. Ici l’ambiance est aux préparatifs du plus prestigieux grand prix de F1 au monde. On dessine le tracé du circuit, on installe les écrans géants, on barricade les bords de route et on monte les gradins. Monaco est probablement le seul endroit sur terre où il est possible de croiser une Jeep Willys entre trois Bentley, deux Maybach et cinq Ferrari. Elle me rappelle que je suis moi aussi, et à ma façon, tout aussi commun que la population locale. C’est ça, l’intégration. Et puis il y a Nice, endroit splendide où les avions atterrissent sur la mer, à deux pas d’un centre-ville immense et ultra vivant. C’est ça aussi la côte d’azur : du monde et de la vie.

Et enfin il reste ma boîte mail. Celle que je n’aurais dû consulter qu’une fois les vacances terminées. Celle qui contient ce mail empoisonné, ce virus qui ne m’avait pas encore infecté mais qui ne tarda pas à rattraper son retard. Je ne sais si le mot « Plan Social » est habituellement utilisé à Cannes mais c’est bien là que j’ai appris à l’appliquer à ma situation. C’est donc ainsi, sur cette note plus-que-glamour, que je termine ce délicieux weekend plein de Strass, de Paillettes et de Licenciements…

lundi, juin 30 2008

Les pédés, la Gay Pride, et moi… +1

Sans commentaire aucun, voici une petite sélection maison de commentaires trouvés ci et là sur Internet à propos de la Gay Pride. Sources : Le Figaro, GayClic et Têtu.



"Je suis gay, et je vais pourtant critiquer cette gay pride. Avec cette marche, ils veulent être reconnus comme des gens, comme tout le monde... Mais tout le monde ne monte pas sur un char avec des plumes, tout le monde ne marche pas dans les rues avec de la techno et en string... Les gays se sont créé un monde dans un monde, une bulle, un univers de fête..."

"Où est le message porteur ? Uniquement au premier rang et ensuite plus rien !"

"Les militants de GayLib ont été sifflés à plusieurs reprises, et ont été accueillis par de nombreux slogans tels que: «Pas d'UMP à la Marche des fiertés», «Sarko, Boutin, Vanneste, on vous déteste»"

"On a besoin de s'affirmer par une manif au coeur de Paris. Pourquoi ? pour montrer qu'on est nombreux, et qu'on se fait discrets parce qu'on a peur."

"Etre catho et homo est vite devenu inconciliable, alors je ne suis plus catho, ça a réglé le problème"

"Décadence hallucinante"

"Mieux vaut un miroir déformant que pas de miroir"

"Certes, c'est une journée spéciale de tolérance, plutôt festive pour la population homosexuelle, mais ne devrions nous pas aussi essayer de faire passer certains messages ?"

"Monde de pailletes, de fêtes sans bonheur, de famille sans papa ou sans maman, gays et lesbiennes, vous êtes un symbole de décadence, je ne veux pas de votre monde : vous n'êtes ni beaux, ni attirants, ni heureux, vous ne renvoyez aucune image de bonheur : quelle tristesse !"

"Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaah punaaaaaaise !!! Dire qu'il va falloir attendre UN AN avant la prochaine GayPride parisienne :'(((( 'Suis trop triste!"

"Je n'ai rien contre ces personnes mais ces défilés les discéditent plus qu'autre chose."

samedi, mars 8 2008

Journée de… La femme ?

La démagogie voudrait qu’on lui rende honneur. Le bon sens, tout le contraire.

Oyez mesdames, demain, repos et farniente : monsieur fait la vaisselle ! Croit-on réellement qu’une journée dédiée aux femmes les aide vraiment à effacer les différences qui les séparent des hommes ? Je ne pense pas. Dans le fond, avoir une journée dite, de la femme, autorise à penser que les 364 autres de l’année sont implicitement réservées aux hommes. C’est idiot. Ou alors, créons une journée de l’homme !

Ce n’est pas en imposant au monde entier une journée spécifique que la femme se démarquera ! On me rétorquera qu’aujourd’hui, bla bla bla, les pauvres sont tellement brimées par la société dans laquelle on vit bla bla bla, qu’il faut les aider et reconnaitre leur malheur pendant 24 heures bla bla bla… ! Et bien moi je dis non. Mon idée, c’est que ce soient les femmes qui s’imposent, pas le calendrier.

D’ailleurs, puisque je suis un garçon bien élevé et que je respecte scrupuleusement les bonnes manières sachez que j’aurai, le 15 mars prochain, une pensée contre la brutalité policière (Journée internationale contre la brutalité policière) et que le 23 mars, je penserai à Catherine Laborde (Journée météorologique mondiale).

Oeil femme mosaique

Sur ce, avant d’éviter la noyade…

P.S. : les plus curieux pourront consulter ici le calendrier de toutes les journées internationales ^^

samedi, décembre 15 2007

Parce que ça le vaut bien... !

J'ai reçu aujourd'hui même ce petit mail qui m'aura fait sourire. Pardonnez l'espagnol, j'avais la flemme de traduire mais on comprend globalement.


En un avión...

¿Cuál es el problema, Sra.? - Pregunta la azafata.

- ¿Es que no lo ve? - Responde la dama - Me colocaron junto a un negro. No soporto estar lado de uno de estos seres repugnantes. ¡Denme otro asiento!

- Por favor, cálmese… - dice la azafata - Casi todos los asientos estan ocupados. Voy a ver si hay un lugar disponible.

La azafata se aleja y vuelve de nuevo algunos minutos más tarde:

- Sra., como yo pensaba, no hay ya ningún lugar libre en la clase económica. Hablé con el comandante y me confirmó que no hay más sitios disponibles en la clase económica. No obstante, tenemos aún un lugar en primera clase.

Antes de que la dama pueda hacer el menor comentario, la azafata sigue:

- Es del todo inusual permitir a una persona de la clase económica sentarse en primera clase. Pero, vistas las circunstancias, el comandante encuentra que sería escandaloso obligar a alguien a sentarse junto a una persona tan repugnante.

Y dirigiéndose al negro, la azafata le dice:

- Si el Sr. Lo desea, tome su equipaje de mano, ya que un asiento en primera clase le espera.

Y todos los pasajeros alrededor, que, sorprendidos, asistían a la escena se levantaron y aplaudieron...

Si luchas contra el racismo devuelve este mensaje a todos tus amigos, pero no apages tu ordenador sin haberlo enviado al menos una persona. Es la semana de lucha contra el racismo, participa.

racisme noir

samedi, décembre 1 2007

Sidaction !

Journée mondiale contre le Sida. L'occasion de ne pas oublier les règles de bases de non-contamination et de soutenir les organisations engagées dans la lutte contre ce fléau.

J'en profite pour mettre en ligne le dernier Bulletin épidémiologique hebdomadaire au format pdf traitant de l’infection à VIH/sida en France et en Europe. Force est de constater que les 'pédés' sont encore et toujours les plus touchés... Faute de prévention, de prise de conscience, de responsabilité ? Je ne sais pas. Je constate...

sidaction-ensemble-contre-le-sida-le-moi-pour-toi

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