Le Moi Pour Toi

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Vautours !

Les médias du monde entiers auront, jusqu’au dernier moment, offert au peuple, des images et des récits romancés sur la vie et l’œuvre d’Ingrid Betancourt, otage politique des FARC. Nous entrons désormais dans une longue période journalistique composée de reportages et de témoignages qui n’intéresseront, au final, que bien peu de personnes.

On se réjouira tous, ensemble, de la libération de l’otage la plus célèbre du monde, même moi ! Après tout, je ne vois pas pourquoi je serais triste : je caresse l’espoir d’entendre (enfin) moins parler du sujet. Mais jusqu’au bout je défendrai bec et ongles le discours que j’ai commencé à tenir il y a quelques mois ; à savoir que le battage médiatique qui règne depuis quelques temps autour du « dossier » Betancourt finit réellement par me dégouter, m’insupporter…

Regardez vos journaux télévisés, vos quotidiens, vos sites internet favoris, vos chaines de radio… Tous ont relayé, minute par minute, chaque micro-évènement depuis l’annonce de la libération jusqu’aux embrassades avec ses enfants… Qu’on m’explique où est l’information, la valeur ajoutée à ces descriptions ? Un simple « Ingrid Betancourt est libérée » ne suffirait-il pas ?

Visiblement, non.

C’est dommage. On assiste alors en direct à une sorte de parodie de mauvais programme de télé-réalité où l’on peut par exemple lire, en premier titre du Figaro.fr :


A quand des titres grandiloquents comme : « Nicolas Sarkozy mange des salsifis » ou encore « Michel Drucker fait la bise à Line Renaud » ?

Le trop d’informations tue l’information.
Le trop d’émotion ne tue pas l’émotion. Il la transforme en pitié.

  • Par M | jeudi, juillet 3 2008 | 17:22
  • Commentaires2 commentaires CatégoriePolitique Tagsinformation, télé-réalité
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Le Combat de Toute une Vie

Je suis très ému par ce qui se passe en ce moment au Pakistan. Pour en avoir parlé un peu avec mon oncle militaire (Récemment revenu de mission), je comprends la peine de la population qui avait placé tant d’espoir dans Benazir Bhutto, aujourd’hui assassinée. Cette femme représentait à elle seule la révolution de son pays : la liberté, la tolérance, la démocratie. Aujourd’hui, j’ai peur que toute son action et tous ses efforts n’aient disparu avec elle. Je suis tombé sur la dernière tribune qu’elle avait écrite pour Le Figaro, elle date d’octobre 2007. Son pays pleure. Le monde est bouleversé.

Pakistan_Benazir_Bhutto

A l’une des plus grandes femmes politiques du siècle dernier.

Benazir_Bhutto


Je n’ai pas vécu jusqu’à mon âge pour me laisser intimider par des kamikazes. Une bataille fait rage au Pakistan, une bataille pour les cœurs et les esprits d’une nouvelle génération, une bataille pour l’avenir du Pakistan en tant que nation démocratique. La nouvelle génération choisira la modération ou l’extrémisme, elle choira l’éducation ou l’illettrisme, elle choisira la dictature ou la démocratie, la tolérance ou la bigoterie. Elle choisira aussi entre la paix et la guerre. Je suis revenue au Pakistan la semaine dernière afin de mener ce combat pour la démocratie. Avec le sang de mes partisans répandu dans la rue et sur nos vêtements, je réaffirme notre engagement au service de ces valeurs.

Je connais les forces qui me craignent comme leur ennemie. Zia ul-Haq, le dictateur prêt à tout du Pakistan dans les années 1980, a dit une fois que la plus grande erreur de sa vie fut de ne pas m’avoir tuée quand il en avait la possibilité. La bataille pour le futur des Pakistanais, elle fait rage dans chaque village, à chaque coin de rue. Les foules qui se sont rassemblées à l’aéroport de Karachi étaient venues de partout, en dépit des menaces, malgré les risques encourus. Elles sont le vrai visage du pays, le centre modéré. L’avenir du Pakistan devrait être décidé par des élections libres et honnêtes à la fin de cette année. Les extrémistes useront de tous les moyens sanglants à leur disposition pour frapper et empêcher la cause de la démocratie. Ils recourent à la violence pour restreindre la liberté d’association et la liberté d’expression. Ils veulent faire dérailler la transition vers la démocratie.

L’attaque dirigée contre moi était plus qu’une attaque contre un individu. Il s’agissait d’une attaque contre toutes les forces politiques pakistanaises qui veulent la démocratie. C’était une attaque contre le Pakistan lui-même. Une attaque contre les droits politiques et humains de tout citoyen et contre le processus politique. L’objectif était d’intimider et de faire chanter tous les partis politiques de notre société. Les extrémistes prospèrent sous la dictature. Ils savent que la modération et la démocratie signeront leur fin. Ils ne reculeront devant rien pour les détruire toutes les deux.

Les assassins qui ont tué 140 personnes à Karachi ont trahi l’essence du message de l’islam. La loi islamique est absolument claire sur un point : s’attaquer, sans avoir été provoqué, à des civils désarmés, à des innocents, et détruire la propriété d’autrui est prohibé. Leur action relève de la Hiraba, elle constitue une guerre contre la société. On peut détourner des avions, mais personne ne détournera le message de l’islam.

Les extrémistes savent que la démocratie peut sauver le Pakistan des politiques de terreur prêchées par les seigneurs de guerre. Ils essayent de prendre le contrôle de l’État en attaquant le processus politique et en défiant les forces de l’ordre. Mais ils ne pourront pas assassiner les rêves, assassiner les espoirs que les Pakistanais pauvres placent dans la démocratie et dans un avenir meilleur. La communauté internationale a condamné les attaques terroristes du 18 octobre à Karachi, elle a pleuré avec les familles des morts et elle a prié pour le prompt rétablissement des blessés.

Toutes nos pensées, toutes nos prières vont à ceux qui ont donné leur vie ou souffert dans leurs corps, et à leurs familles. Ils ont fait le sacrifice ultime au nom de la démocratie et des droits fondamentaux du peuple. Puisse Dieu donner à leur âme le repos éternel. Le plus beau mémorial que l’on puisse offrir à ces citoyens courageux, c’est un Pakistan démocratique, fort, viable et modéré.


Photos The New York Times

  • Par M | vendredi, décembre 28 2007 | 16:02
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Incompréhension

bibliothèque_brulée_lemoipourtoi

  • Par M | mardi, novembre 27 2007 | 15:25
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L’Absurde Logique des Grévistes

C'est un papier de André Grjebine, économiste, publié dans Le Figaro du lundi 19 novembre dernier. Il a retenu toute mon attention car son auteur se plait à jouer mathématiquement et simplement, avec les chiffres qui font l'objet du conflit. Nul besoin d'être économiste pour s'amuser des conslusions. Nul besoin, non plus, d'avoir fait maths sup pour comprendre que, finalement, tour le monde devrait travailler plus... ! Je vous laisse apprécier et poster quelques commentaires éventuellement.


Un engagement est un engagement. C’est au nom de cet argument que les grévistes jusqu’au-boutistes s’opposent à toute modification de leur durée de cotisations et de l’âge prévu pour leur départ en retraite. À l’État de se débrouiller pour honorer ses engagements, même si les circonstances ne sont plus les mêmes. Il ne sert à rien de faire appel à leur sens de la solidarité nationale ou d’opposer par exemple aux cheminots français que leurs alter ego allemands travaillent jusqu’à 67 ans alors qu’un conducteur de train français s’arrête à 50 ans. L’ensemble des Français ne se sont jamais engagés à payer toujours plus pour ces « minorités agissantes », sans aucune possibilité de gain. Or, c’est forcément ce qui se produit. Il suffit pour s’en convaincre d’imaginer que l’État prenne au mot les discours de leurs représentants, qui expliquent que s’ils cèdent ce sera un premier pas vers une remise en question de l’ensemble des retraites.

De plus, la durée de vie des Français s’est considérablement allongée depuis le moment où ces engagements ont été pris. Prenons le cas d’un salarié embauché en 1974 à l’âge de 20 ans. En supposant que les travailleurs de la SNCF, par exemple, aient la même espérance de vie que la moyenne des Français, l’espérance de vie à 20 ans du jeune salarié était, à l’époque, de 50,9 ans en moyenne. En prenant la retraite à 50 ans, il devait lui rester près de 21 ans à vivre. En 2004, l’espérance de vie de cet ex-jeune, qui a donc maintenant 50 ans, est de 29,56 ans, il va donc vivre (en moyenne) jusqu’à près de 80 ans.

Pour rétablir la logique, il serait donc judicieux de proposer un choix aux employés concernés : soit, ils reconnaissent que la situation n’est plus la même et, dans ce cas, ils prolongent leur durée de cotisations comme l’âge de départ à la retraite et bénéficient logiquement d’une pension jusqu’à la fin de leurs jours ; soit, le contrat et les circonstances de ce contrat demeurent inchangés. Ils peuvent donc demander la retraite à l’âge initialement prévu, mais ils ne pourront en bénéficier que jusqu’à 71 ans. Au-delà, à eux de se débrouiller pour subvenir à leurs besoins dans l’hypothèse probable et heureuse où ils sont encore en vie. Hypothèse absurde bien entendu que nul ne songe à proposer sérieusement, mais n’est-elle pas symétrique à celle que développe aujourd’hui les grévistes ?


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  • Par M | vendredi, novembre 23 2007 | 07:53
  • Commentairesun commentaire CatégoriePolitique Tagsretraite
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Dysfonctionnements

Comme chaque samedi soir, je laisse mes parents devant ce que le petit écran peut leur offrir de meilleur : la Star Academy. Le dîner terminé, je m’empresse de regagner mes appartements et je tape, les mains libres, les mots qui auront marqué ma semaine. Elle rime avec blocage, grèves, faits divers, démission… Des mots parfois durs, des situations choquantes et mon regard par-dessus tout cela constituent alors ce que vous être en train de lire. Bienvenue dans la sphère du moi pour toi !

L’ennui qui s’est emparé de moi ce week-end est en partie (voire complètement) lié à la grève des transports en communs dont souffre la quasi-totalité du pays depuis plusieurs jours. Le mouvement ne faiblit guère, et les protagonistes ont décidé de camper sur les positions. Ainsi-soit-il. Je ne suis donc pas allé à Paris aujourd’hui. Puisse mardi prochain m’être plus favorable.

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La situation est grave : une minorité est encore capable aujourd’hui de dicter la loi. Son influence sur le monde d’aujourd’hui est telle qu’une simple grève suffit à elle seule pour bloquer le pays tout entier. Ce mouvement est injuste et injustifié. La majorité des grévistes ne sont que de simples cheminots qui n’ont, pour la plupart, jamais connu autre chose que la douceur du fonctionnariat. S’insurger contre l’alignement de leur durée de cotisation sur l’ensemble de leurs collègues du secteur public est à la fois signe d’un profond mépris envers les usagers et d’égoïsme devant le pays tout entier !

Qui sont ces gens devant ceux qui se lèvent tôt le matin pour aller chercher le salaire qui nourrira la famille ? Qui sont ces cheminots devant les ouvriers tributaires des transports pour gagner leur vie ? Qui sont ces gens devant vous et moi qui sommes obligés, chaque jour, d’effectuer parfois plusieurs heures de trajet pour aller travailler ? Que représente cette poignée de grévistes face aux dizaines de millions d’euros perdus chaque jour directement et indirectement par leur égoïsme ?

Je lisais aujourd’hui un témoignage saisissant : un homme modeste expliquait, qu’ayant posé l’ensemble des RTT et des congés lui restant, il ne savait pas comment il allait pouvoir conserver plus longtemps son travail. Pourtant lui devra, en plus de rendre des comptes à son patron, cotiser 40 ans… Mes pensées s’adressent tout particulièrement ce soir aux personnes excédées et lassées par les exigences des cheminots. Je pense que trop de temps a passé pour que le gouvernement puisse se permettre de reculer. Le fond de la réforme n’est pas négociable et le recul inenvisageable : trop d’argent a été perdu pour pouvoir autoriser la moindre concession.

Je pense alors au modèle allemand réformé très récemment et où ce genre de problème n’est plus aujourd’hui, en mesure de se produire : les cheminots n’ont pas droit de grève mais disposent, en échange, de la sécurité de l’emploi… La France est-elle prête à un régime comme celui-ci ? L’opinion, très probablement. Les concernés, surement pas !

Je plains également certains étudiants et amis, privés d’accès au savoir et d’accès au domicile familial : comment aller en cours lorsque la fac est bloquée et comment rentrer chez soi lorsque la gare est déserte ? Il y a des jours (Oui oui !) où il fait bon vivre à la campagne !

dysfonctionnement_dali_le_moi_pour_toi

D’ailleurs, en parlant d’étudiants, avez-vous remarqué le terme qu’emploient les différents acteurs de la Star Academy pour qualifier les adolescents boutonneux qui leur servent de brasse-pognon ? Cette saison, les pseudo-chanteurs ont désormais le titre d’étudiant. Cela suppose, bien entendu, qu’ils aient tous décroché leur bac et que le château soit reconnu établissement d’enseignement supérieur… Si cette situation arrive un jour, je promets que je manifesterai (seul s’il le faut) pour défendre l’honneur de la classe étudiante qu’on insulte gentiment chaque samedi soir à la télévision… Sans que personne ne réagisse… !

  • Par M | samedi, novembre 17 2007 | 22:05
  • Commentaires3 commentaires CatégoriePolitique Tagsgrève, Star Academy, étudiants
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Lettre d'un Bloqueur

Ma petite maman chérie, et vous Joseph, Léon, Ernesto, Hugo et Mao, mes tous petits poissons – rouges évidemment ! – adorés.

Croyez-moi, j’ai essayé de suivre la voie que vous m’aviez tracée. Quand j’ai entendu le mot réforme, comme vous l’aviez déjà fait, mes camarades, en 2006 contre le CPE, en 2005 contre la réforme du bac, en 2004 contre la réforme LMD, en 2003 contre celle de Ferry – enfin comme vous l’aviez toujours fait – j’ai bloqué ma fac.

Avec un peu de retard, je vous l’accorde, la loi ayant été adoptée au mois de juillet, mais que voulez-vous l’arrière saison étant tellement plus agréable sur la côte, j’ai prolongé mes vacances.

Aujourd’hui, je sais que je vais mourir. Oh non ! Ce n’est pas des CRS que j’ai peur. Cela fait bien longtemps que j’ai appris à aimer l’odeur des gaz lacrymogènes. Ils ont l’avantage de couvrir les odeurs.

C’est la loi LRU qui va me tuer !

Avec cette loi, les présidents d’universités auront la responsabilité de l’entretien des bâtiments. Certains n’hésiteront pas à les repeindre. Tu sais, toi ma petite maman chérie, comme l’air me manque à chaque fois que j’entre dans une pièce propre.

Si les facs sont rénovées et nettoyées, où vais-je pouvoir me cacher ? C’est sûr, je vais mourir !

Plus dangereux encore. La loi va permettre aux universités de créer des bureaux des stages et une aide à l’insertion professionnelle.

C’est sûr, ils veulent que l’on trouve du boulot…

Mon petit papa adoré, tu sais, toi, comme mes camarades et moi sommes réfractaires à toute forme de travail. Il est trop tard, je vais mourir.

blood_le_moi_pour_toi

http://www.contrelesblocages.com

  • Par M | vendredi, novembre 16 2007 | 21:44
  • Commentairesaucun commentaire CatégoriePolitique TagsCPE, réforme
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Le chantage de la France d'hier


Je n'ai probablement pas le droit de diffuser sur Internet et surtout sans autorisation, l'éditorial du Figaro daté de ce matin... Tant pis, je prends quand même le risque : les mots sont si justes qu'il serait regrettable de passer à côté... !


"L'éditorial de Stéphane Marchand

Retenez bien cette date : 18 octobre 2007. Ce jour-là, le quinquennat de Nicolas Sarkozy va vraiment commencer. Après la victoire dans les urnes, après l'état de grâce, après l'ouverture, voici venue la salutaire épreuve de force qui pourrait définir sa présidence.

Le chef de l'État et son premier ministre veulent réformer les régimes spéciaux de retraite. Au nom de l'équité, ils souhaitent que, pour les 500 000 Français bénéficiaires de cette anomalie, le nombre d'années de cotisations requis pour toucher une retraite pleine passe progressivement, avant 2012, de 37,5 à 40 ans, à fin d'alignement sur le régime général de la fonction publique. Rien que de très naturel.

Les syndicats des transports et de l'énergie ne l'entendent pas de cette oreille. Ils riposteront jeudi par une grève qu'ils promettent massive. Cette mobilisation ne surprendra personne : dans ce club de salariés privilégiés que sont les grandes entreprises publiques, les syndicats n'ont d'autre mission que de préserver indéfiniment les avantages acquis il y a des décennies, si injustes et anachroniques qu'ils soient devenus.

Ces syndicats lutteront sans merci contre toute réforme progressiste cherchant à débloquer le pays. La France d'hier, avec son maillage inextricable de corporatismes désuets, ne veut pas du changement solidaire. Pour l'empêcher, elle fait chanter l'exécutif.

Chez Nicolas Sarkozy qui, en d'autres occasions, avait prêché le dialogue social à tout prix, le ton a changé. Cette rupture-là, pas question de la manquer. Les modalités seront négociables mais la réforme « se fera ». « Aucun recul n'est possible », répète son entourage. Le président rappelle que les électeurs l'ont choisi pour « faire des choses difficiles ».

Afin d'y parvenir, il s'appuie sur une conviction : les Français ont changé. Leurs yeux sont dessillés. Ils ont compris que les cheminots de la SNCF effectuent des travaux beaucoup moins harassants que, par exemple, les salariés du BTP à qui personne pourtant n'a jamais offert le moindre régime spécial. Les salariés du secteur privé - donc exposé - semblent libérés désormais de cet étrange syndrome de Stockholm qui leur avait longtemps fait applaudir aux rébellions confortables des salariés du secteur protégé.

Si son diagnostic psychologique de l'Hexagone est exact, alors Nicolas Sarkozy peut réussir là où Alain Juppé avait dû mettre genou à terre face aux syndicats après plusieurs semaines de paralysie des transports en 1995. En montrant que les vieilles rigidités ne sont pas éternelles, il peut changer le pays.

Sa tâche n'en sera pas moins ardue. Il se trouvera de beaux esprits pour lui reprocher la « casse du secteur public » alors que, de toute évidence, seule la réforme peut le sauver. Les mêmes l'accuseront d'infliger à la France un traitement de choc à la Thatcher. On le traitera de « libéral » - l'indémodable insulte de notre scène politique -, en oubliant que son modèle, ce sont les grandes réformes structurelles de Gerhard Schröder, le socialiste allemand qui a réussi la rupture."


Lien direct en cliquant ici.


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  • Par M | lundi, octobre 15 2007 | 22:33
  • Commentaires2 commentaires CatégoriePolitique Tagsgrève, retraite, rupture
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Ouf ! Nous voila sauvés...

A qui le dit-on...

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  • Par M | mardi, décembre 12 2006 | 22:45
  • Commentaires2 commentaires CatégoriePolitique
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Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay.

Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs.

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