Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay. Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs. Bienvenue sur Le Moi Pour Toi.

jeudi, janvier 7 2010

Coming-Out [Final]

From : Mathieu
Date : Tue 05/01/10 22:06
To : Papa; Maman
Subject : C'est l'histoire d'un mec

Tout d’abord, bonjour à tous les deux. J’espère que vous allez bien depuis la dernière fois que nous nous sommes parlé. J’espère également que vous avez passé un bon réveillon et que vous êtes restés sages ;-)
 
Ce mail est le moyen le plus approprié, pour vous et moi, pour vous raconter une petite histoire, celle d’un mec (moi en l’occurrence) qui a décidé de faire de 2010, l’année des vérités. L’exercice n’est pas facile mais a au moins le mérite d’être sincère et réfléchi.
 
Je vais faire simple.
 
Ayant brillamment digéré mon quart de siècle et mes bonnes résolutions pour cette nouvelle année, je tiens à partager avec vous une information que je juge importante : je ne suis pas célibataire. Vous me direz probablement qu’à vingt-cinq ans passés, il était temps que je me réveille, et vous aurez raison. Mais, étant donné qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, vous devez aussi savoir que ma moitié s’appelle Cyprien, qu’il est étudiant, qu’il a 21 ans et que notre histoire dure depuis presque deux ans… !
 
Oui, vous avez bien lu et je ne me suis pas trompé. Il y a plein de mots pour écrire ça et ne comptez pas sur moi pour les égrainer dans ce mail. La première question que vous vous poserez sera certainement « Pourquoi ? ». A cela je ne ferai pas de réponse toute faite car je n’ai pas vraiment choisi : c’est quelque chose que je ressens plus qu’un choix que j’ai fait. Quelque chose plus ou moins inné mais dont l’expression varie d’une personne à une autre. La question immédiatement suivante devrait être « Depuis combien de temps ? ». Je dirais qu’on se rend compte de cette chose-là plutôt jeune, bien avant les 18 ans mais le travail personnel à réaliser avant d’en arriver au présent mail a été très important. Et enfin, dernière porte ouverte : « Pourquoi ne pas nous l’avoir dit plus tôt ? ». Parce qu’il y a, comme je viens de l’écrire, tout un processus personnel d’acceptation et d’ouverture aux autres qui peut être plus ou moins long.
 
Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que je suis heureux et épanoui et que, sans l’aide de Cyprien, je n’aurai probablement pas encore franchi le cap de la vérité que je vous dois. J’espère, que vous ne serez ni choqués ni fâchés mais que vous essaierez, au contraire, de comprendre ma démarche. Je suis bien sûr, à votre disposition pour en discuter plus longuement si vous le souhaitez mais je ne souhaite pas, en revanche, que vous en parliez ailleurs et à quiconque en dehors de la maison. Cela sous-entend en effet, qu’Etienne est déjà au courant.
 
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter très sincèrement, une magnifique année 2010, pleine de bons moments, de joie et d’amour et vous dis à bientôt.
 
Bien à vous tous les deux,

Mathieu

mercredi, octobre 21 2009

C'est quoi la pop ?

Il parait que c’est en regardant son passé et son enfance qu’on apprend à se connaitre… Je nuancerais : c’est en comparant son présent à son enfance que je mesure l’ampleur du fossé que j’ai creusé entre ma famille et moi.

Tout repose sur une règle simple : « Tout et son contraire ». Je pourrais dresser une liste, ou même dessiner un tableau tant l’hypothèse me semble immuable. Je ne m’abaisserai pas à ce type de facilité, je lui préfère le style romancé.

Si je commençais par papa ? Le plus facile en premier. Papa est un bricoleur, un technicien… Il a dessiné les plans de sa maison, en a conçu tous les avantages et les défauts, a construit sa cuisine et sa salle de bains… Moi pas : c’est tout juste si je sais percer un trou dans un mur. Que dire alors de son goût prononcé pour la mécanique et les véhicules anciens ? J’avais 8 ans lorsque j’étais au volant de sa Jeep à demi-assemblée ou seul le moteur était présent sur le châssis… J’ai pourtant essayé, moi aussi, la méca… Le pire ? C’est que j’ai réussi !!! Je suis officiellement ingénieur en productique ! C’est bien utile quand on sait qu’aujourd’hui je travaille dans… Le conseil en management. Je continue ? Papa, tu aimes, comme moi d’ailleurs, la bonne musique. Mais ton acharnement à vouloir me faire jouer de la guitare a tué dans l’œuf tout l’intérêt que je pourrais y trouver. La moto ? No way ! Monter des hangars ? Plutôt des châteaux de cartes !
Mais parlons désormais de ce que tu n’aimes pas : les vêtements ? Houlà ! Touché ! La ville ? Touché ! Les magasins ? Touché ! L’informatique ? Touché ! Les livres ? Coulé !
Tout et son contraire : je te l’avais bien dit.

Peut-être maman aura-t-elle plus de chance ? Faites vos jeux ! Maman, à la différence de papa, aime les vêtements, la mode et les restos. Il n’empêche : j’ai trop souvenir de paroles trop haut placées et d’humeurs professionnelles massacrantes pour pouvoir passer à coté. Maman, tu as fait de moi un garçon calme dont les qualités de patience, de sérénité et de pédagogie font les choux gras de mes employeurs. Je t’en remercie. De même, ton côté mère-de-famille-sur-protecto-contrôleuse a brûlé la corde qui me retenait à toi le jour où, à 17 ans, j’ai quitté la maison. Tu ne l’as jamais su et c’est peut-être mieux ainsi. Grâce à toi, je suis sans limites, ultra-potent et téméraire-conscient. Tu as plus joué sur ma psychologie que le matérialisme de terrain qui donne à ton mari ses plus grandes qualités.
Tout et son contraire : la règle s’applique aussi avec toi.

Aujourd’hui regardez-moi : indépendant depuis mes 22 ans, je n’ai eu de cesse de remettre en cause, probablement inconsciemment, un modèle familial que je trouve aujourd’hui certes dépassé, mais également pilier de ma personnalité. Mes mots ne sont ni là pour juger, ni pour critiquer, mais juste pour regarder : je ne demande rien à personne, je ne tiens pas en place, j’achète des pompes à 150€, je ne regarde pas la TV, je fais du sport en salle, je n’ai pas de voiture, j’aime un garçon, je n’aurai pas d’enfants, je dors dans du Rykiel et j’écoute de la pop.

Alors j’ai envie de dire 3 choses :
- La première, c’est que je suis désolé.
- La seconde, c’est que je vous remercie.
- Et la dernière, c’est que la pop exclut, par nature, la guitare-sèche.

lundi, avril 6 2009

Respirez... Fort !

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dimanche, mars 29 2009

Votre profil : un mal-aimé

Pas de doute, votre mère ne s’est pas beaucoup occupée de vous. Elle n’était pas assez présente, pas assez tendre, elle avait d’autres chats à fouetter (sa carrière, son mari, ses amants, ses problèmes…). Du coup, aujourd’hui, même quand vous faites tout comme un adulte (une carrière, une famille, etc.), il y a toujours du bébé en vous. Au fond, c’est elle qui a coupé le cordon, mais pas vous.

Quels conseils vous donner ?

D’arrêter d’être dans la demande affective vis-à-vis de votre mère. Que vous vous contentiez d’une relation plus « intellectuelle » et distante. Et, surtout, que vous cessiez de projeter votre manque d’amour sur les hommes que vous rencontrez. 1. Cela les fait souvent fuir plus ou moins rapidement. 2. Vous êtes toujours un peu malheureux (vous n'êtes jamais assez aimé) et vous êtes très dépendant dans la relation (vous avez toujours peur, par exemple, que l'on vous quitte).

Test : Madame Figaro

dimanche, janvier 18 2009

Sans Titre Aucun

C’est avec un immense plaisir que je reprends ma plume ce dimanche après midi. Voici deux mois que je n’ai rien écrit, pourtant, ce n’est pas la matière qui manque. D’ailleurs, je ne sais même pas par quoi commencer… Mon moleskine est empli d’anecdotes, de souvenirs interdits et de choses que je m’étais promis de publier.

Je suis en retard.

Et comme chaque fois dans ce cas là, je vais reprendre le fil de l’histoire là où je l’ai laissé la dernière fois, en 2008, à la fin du mois de novembre.

J’allais passer un mois de décembre de folie. Un très long mois, plein de peurs, de larmes, de fatigue, mais aussi de bons moments. Il commence toujours par le souhait de mon anniversaire civil malgré les efforts que je mets pour le faire oublier aux yeux de tous. Je viens de claquer 24 ans. Pas mal. Et même Facebook est là pour me le rappeler :



Voila matière à me mettre de bonne humeur. Passons. C’est tous les ans la même histoire. Inutile de la réécrire indéfiniment. Et puis j’avais surtout plein d’autres choses à penser. Niveau boulot j’allais courir : à Pau, Fos sur Mer et Metz ! La France dans tous les sens. Sauf qu’entre temps, il faut bien déménager ! Et oui ! Qu’on se rappelle, j’habitais temporairement l’appartement du troisième. Mais les travaux au premier sont terminés et on me demande de réintégrer les lieux au plus vite. C’est là que deux personnes-clé interviennent : P. et C.. Le premier est mon meilleur ami, le second celui qui habite mon cœur depuis bientôt 11 mois. Pendant mon absence, ils auront procédé à mon déménagement, à l’assemblage de nouveaux meubles et aux états des lieux. Inoubliable. Sincèrement.

Et le mois passe, toujours aussi rapidement. Résultat, au bout de trois semaines infernales, je rentre chez moi à Lyon le 19 décembre épuisé, malade et avec l’obligation de rentrer chez mes parents pour les fêtes de Noël. Une étonnante crise de nerfs m’aura fait comprendre que l’angoisse du retour augmente exponentiellement avec le temps.

J’ai pleuré. Terriblement.

Parce que je ne voulais pas rentrer, pas discuter, me cacher, sourire quand tout évoque le contraire, justifier mon comportement, mes décisions, mes envies, jusque dans les moindres détails. Je n’ai plus rien en commun avec mes parents et leur univers si ce n’est la présence de mon frère et de mon chat sous leur toit. L’effort est de plus en plus insupportable et inutile quand je sais qu’il me suffit de me tenir éloigné pour rester protégé. Et puis je suis rentré… Une semaine. Pas plus. Je voulais profiter de Lyon, de mon nouvel appartement et de C.. La semaine a été longue et, avec du recul, je me rends compte que je l’ai fuit tant que possible avec mon frère. Lui qui sait désormais est à même de me comprendre chaque jour un peu plus. Nous sommes plus proches qu’avant, c’est indéniable et ça se sent. Mais désormais c’est officiel : moins je vois mes parents et mieux je me porte. Point.

Encore aujourd’hui je me demande s’il est possible qu’ils me comprennent un jour. S’ils connaissaient l’existence de ce site, quelle serait leur réaction ? Beaucoup trop dure à mon sens… Voila pourquoi je ne peux parler qu’ici que de ce qui me touche vraiment. C’est sûrement ce ressenti qui aura attisé l’intérêt de deux articles sur Le Moi Pour Toi dans Têtu. Voila plus d’un an et demi que je l’attendais. C’est chose faite ! Fin décembre, la page 138 du numéro 140 du magazine Têtu présente quelques blogs gays français. Le Moi Pour Toi fait partit de la liste. Enfin on parle de moi sur du papier ! L’effet est immense, incroyable et terriblement rassurant. Moi qui ai toujours voulu être reconnu, me voila propulsé en plein milieu du premier magazine gay de France mais aussi dans l’Editorial ! Je vous laisse prendre le temps de le lire en cliquant sur le lien dans le menu de droite. L’article suivra un peu plus tard, le temps que le magazine soit remplacé par le 141, c’est promis. Je pourrais épiloguer longtemps sur ce sujet, arguant qu’il y a deux ans, j’ai failli être publié pour mes papiers sur Dieu et la religion. Failli seulement car ça n’a jamais abouti. Le fait d’être publié aujourd’hui apporte la dose immense de reconnaissance dont j’avais besoin. Ce sentiment qui dit que, malgré le temps que je passe à alimenter mon blog, plusieurs dizaines de personnes continuent de le lire régulièrement, parce qu’elles retrouvent dans mes lignes des fragments de vécu et de sincère. Tout ça pour adresser mes plus sincères remerciement à C.D., jeune journaliste de la rédaction de Têtu pour l’intérêt qu’il a porté à mon site ; et aussi pour vous remercier, vous qui lisez ces lignes pour votre soutien sans faille. 

Excellente année 2009 à toutes et à tous.

mercredi, septembre 24 2008

Sexy Coma

Mode Névrotique On

Il y a des nuits où les « Dont’ Loose the Magic », « What a Wonderful World » et autres Re-Edit de « Lola’s Theme » ne suffisent plus à faire oublier les cauchemars. Des nuits où le sommeil ne vient pas. Des nuits où l’éveil et la fatigue sont plus doux que l’assoupissement.

Je pense à toi, Maman. A toi C., ma chère filleule et à ton père. A vous aussi D., M. et P.. Penser est bien la seule chose que je puisse faire de loin.

Mais au-delà de la souffrance réelle que vous endurez, je réalise à quel point le fil qui nous raccroche à la réalité peut être fragile. A quel point, d’un instant à l’autre, tout peut s’arrêter ; Que l’on ait 20, 23 ou 50 ans… Et à quel point aussi mon discours est éloigné de tout l’amour que j’ai pour vous tous.

Les saloperies de la vie ne sont pas que pour les autres, on ne les voit pas que dans le journal de 20 heures ou dans les bouches de gens plus ou moins connus… C’est d’ailleurs lorsqu’on s’y attend le moins qu’elles vous frappent, vous emportent et vous asphyxient…

La morale de mon délire nocturne est double, voire triple ou même quadruple. Premièrement : céder à l’hypocrisie des vœux de nouvel an dénote plus de peur que d’intérêt. Secondo, apprendre à ne rien regretter en ne remettant jamais au lendemain ce que l’on peut faire la nuit même. Enfin, ne jamais hésiter à dire à ceux qui nous sont proches qu’on les aime profondément.

Mode Névotrique Quasi-Off

lundi, août 4 2008

Horizontalement

C’est sans recul et sans analyse que je livre le ressenti de mes derniers jours, de mon weekend avec mon frère.
Sans recul que je t’annonce qu’il sait, qu’il savait déjà.
Sans recul que je te dis que rien n’a changé, que rien ne devrait changer à priori.
Sans recul non plus que je ressens comme une forme d’échec, de « pas la peine », de « l’air de rien ».
Ca s’est passé très vite. Samedi soir. Les Enfants Terribles. 


J’annonce. 


Qu’à toujours parler de ses copines on peut en oublier les miennes. Que je n’en ai pas eu. Que je n’en aurais probablement jamais. Que ça n’empêche pas. Que je suis avec quelqu’un. Que cette personne s’appelle C. 


Silence. Sourire.


Il savait. Je passe les effets d’annonce du « pourquoi ». Il n’est pas habitué. Pas de pédés dans ses amis. A la rigueur dans ses amies, une seule. Sans jugement, beaucoup d’incompréhension et de dégout dès lors qu’on doive s’imaginer des choses…
Nous n’en parlerons pas plus. Qu’on se le tienne pour dit. Point. Maintenant rien ne changera. Je le sens. Je ne partagerai pas plus ma vie avec lui. Il la connait déjà si peu, s’en intéresse de loin, en oublie la moitié lorsqu’on lui en parle.
C’est comme ça. Pas de partage.

dimanche, juillet 6 2008

Parole de Train

Il est 20 heures passées. Je suis à bord du Corail Intercités N°4407 en provenance de Nantes et à Destination de Lyon Perrache. Je rentre chez moi.

Depuis vendredi soir j'ai passé en tout :

   - 7h30 dans le train
   - 42 heures chez mes parents


Cela faisait longtemps que je ne les avais pas vus. Trois mois peut-être. Et puis j'étais fatigué. Alors j'ai décidé de leur rendre visite histoire de me reposer. C'est chose faite, même si je baille encore.


Mine de rien, j'ai passé un magnifique week-end pendant lequel j'ai su apprécier chaque petit plaisir à sa juste valeur : comme une caresse de vacances. Et la liste est longue : depuis la dégustation de Williamine le vendredi soir à 00h30, les nuits avec Figaro, la visite chez ma grand-mère, un petit tour à Emmaüs avec mon frère, une partie de Halo 3 sur la Xbox 360, les nombreux apéros, le marché avec maman, le café avec mes grands parents, la séance découverte des photos de vacances de mes parents sur du Laurent Voulzy, le sublime vin espagnol que j'ai découvert à Banyoles, le ronronnement de Figaro, la redécouverte de ma ZX qui va bientôt disparaître, les grands yeux de Crapette sous son casque noix de coco, la lecture des marais du temps sur le transat au soleil en compagnie de ma mère, le quatre quart et la confiture de Mamie, la nouvelle voiture de maman, le petit déjeuner du dimanche avec mon frère, la côte de bœuf au barbecue...


Tout ça je ne peux pas le faire à Lyon et je ne le retrouverai jamais ailleurs. Tout « ça », c'est la famille, et, malgré toutes les craintes que je peux avoir envers eux, je sais que je pourrai toujours compter sur eux... Après tout, ils ne sont pas obligés de tous savoir que je suis gay. A bien y réfléchir, mes grands parents, surtout mon grand-père maternel, n'y survivraient pas. Je connais trop leurs valeurs profondes pour savoir qu'ils ne pourraient plus m'accepter. Et puis, surtout, je ne veux pas les décevoir, plus maintenant, c'est trop tard. J'espère juste que la génération suivante sera plus conciliante. Pour l'instant, je ne compte toujours pas en parler à mes parents. Ils attendront. En revanche, annoncer la « nouvelle » à mon frère fait parti des choses que je souhaite faire à plus court terme. Il ne me manque qu'une chose : l'occasion. J'attends pour cela que nous soyons tous deux ailleurs, à Lyon... Chez moi... !


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