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	<title>Le Moi Pour Toi - Blog gay et éclectique d&#039;un jeune garçon lyonnais presque comme tous les autres</title>
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	<description>Blog gay et éclectique d&#039;un jeune garçon lyonnais presque comme tous les autres</description>
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		<title>Deux ans</title>
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		<pubDate>Thu, 10 May 2012 19:17:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Cela fait deux ans jour pour jour que j’ai reçu ce mail. Le publier aujourd’hui est pour moi une façon d’en exorciser le contenu mais aussi de comprendre les raisons ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Cela fait deux ans jour pour jour que j’ai reçu ce mail. Le publier aujourd’hui est pour moi une façon d’en exorciser le contenu mais aussi de comprendre les raisons qui m’ont poussé dans la spirale du mal-être. J’ai tout simplement fait l’erreur de croire ce qui m’était écrit… Une erreur de jeunesse, probablement.</p>
<hr />
<p>From: Cyprien<br />
To: Mathieu<br />
Subject: : &#8211; )<br />
Sent: May 10, 2010 20:10</p>
<p>Mathieu,</p>
<p style="text-align: justify;">Tu l&#8217;as surement remarqué, depuis quelques jours je ne vais pas bien. Pour faire court et ne pas te resservir mon laïus habituel, je suis assailli par mes doutes scolaires, mes vagues de blues habituelles et ma foi en notre relation se trouve prise dans ces remous. Je ne suis pas assez fort pour réussir à démêler tout cela, malgré les heures passées à y réfléchir. Je n&#8217;arrive pas à faire émerger un schéma clair. Je connais cependant ma priorité immédiate : les exams. Toi, tu es une priorité permanente (donc immédiate aussi, mais de façon moins urgente). Tu l&#8217;as dit, et j&#8217;ose le croire aussi, en deux ans on a pu voir que l&#8217;on semble taillés pour être ensemble pendant encore longtemps. Seulement je suis faible et je ne peux pas tout porter. Alors j&#8217;ai besoin que tu m&#8217;aides à assumer la dernière ligne droite de l&#8217;année. Pendant les trois semaines qui vont suivre (jusqu&#8217;au terme de ma première vague d&#8217;examens) j&#8217;ai besoin de toute ta compréhension. C&#8217;est-à-dire que je te demande d&#8217;accepter que je sois avec toi non pas un goujat, non pas un complet indifférent, mais peut-être parfois un peu des deux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je ne serai capable de te répondre (sms, mails) que quand le cœur m&#8217;en dira, je ne serai capable d&#8217;aller à toi que quand le cœur m&#8217;en dira, idem pour le corps à corps. Je ne serai pas tolérant et bien que restant civilisé, risque de te faire des tonnes de reproches. Je ne serai disponible que quand le cœur m&#8217;en dira aussi. Je te demanderai de ne pas prendre d&#8217;initiatives dont tu penses qu&#8217;elles risqueraient de m&#8217;agacer. J&#8217;aimerais pour autant que l&#8217;on se voie certaines soirées, mais ne serai peut-être pas à même de te donner les preuves d&#8217;amour dont tu as besoin. Bien sûr n&#8217;hésite pas à proposer, sans insister. Je vais faire de mon possible pour ne rien changer à notre façon de vivre habituelle, mais j&#8217;aimerais que tu ne fasses pas cas de toute situation impolie (dans les limites du respect d&#8217;autrui). Tu me connais et semble avoir foi en notre amour, alors continue. Je te demanderai par-dessus tout de ne pas me le faire payer, de ne pas me faire culpabiliser, même inconsciemment (dur dur) et de me comprendre. Je crois que mon aveu de faiblesse ne réside pas dans mes sautes d&#8217;humeur, mais dans le fait que je ne sache pas tout gérer. Je le sais maintenant, et apprends à ne pas en avoir honte.
</p>
<p style="text-align: justify;">Ton engagement &amp; compréhension me semblent, au terme de mon introspection, être la seule issue positive commune possible, à ma période de rush.</p>
<p>J&#8217;espère, et je suppose, que tu me connais assez, et m&#8217;aime assez pour prendre temporairement ce rôle de technical &amp; sentimental support hotline, à laquelle on ne fait appel qu&#8217;en cas d&#8217;urgence, et à laquelle on ne sait rarement gré pour les situations dont elle nous tire. Je ne saurai arrêter ma machine de penser autrement.</p>
<p>Merci mon amour.</p>
<p>PS : excuse les fautes de style, et supprime toute trace de ce message une fois bien lu.</p>
<p>Je t&#8217;aime, à mercredi soir.</p>
<p style="text-align: justify;">PPS : j&#8217;aimerais une petite réponse, sans amertume ou incompréhension aucune, sans ambiguïté mais honnête, car mon message n&#8217;est pas hostile et mon but n&#8217;es pas de t&#8217;effrayer ou de t&#8217;agacer ou de te rendre triste ou autre, j&#8217;espère que tu l&#8217;auras compris.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="II" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/05/Number_2.jpg" alt="" width="398" height="430" /></p>
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		<title>Ne me dites plus je t’aime</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Apr 2012 20:54:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Genève]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
		<category><![CDATA[doute]]></category>
		<category><![CDATA[excès]]></category>
		<category><![CDATA[rêves]]></category>

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		<description><![CDATA[Quand le plein rencontre le trop, souvent je tremble, parfois je pleure et, plus rarement, je vomis. Ce matin, il y a eu choc entre les deux : comme un ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Quand le plein rencontre le trop, souvent je tremble, parfois je pleure et, plus rarement, je vomis. Ce matin, il y a eu choc entre les deux : comme un coup, une chute libre, ou pire, comme si je venais d&#8217;ouvrir les yeux&#8230; Comme d&#8217;habitude, je vais reprendre méthodiquement et calmement les évènements qui m&#8217;ont conduit, ce matin même, à meurtrir mon corps pour exprimer ce que mon cerveau ressent le mieux : un amour certain et passionné mais tellement loin de la réalité que je me cache depuis plusieurs semaines.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est réel : je n&#8217;ai pas écrit depuis longtemps, comme d&#8217;habitude&#8230; Cette fois-ci, c&#8217;est clairement le manque de temps et de tranquillité qui m&#8217;auront poussé à déserter les balises html de mon site web. C&#8217;est donc sur un siège à l&#8217;aéroport de Lyon St Exupery que je reprends la plume, dans la salle d’embarquement 24. J’attends mon vol pour Nancy.</p>
<p><strong><em>When did your name change from a word to a charm,<br />
No other sound makes the hair stand up on the back of my arm,<br />
All of the letters pushed to the front of my mouth,<br />
Obtaining your name is somewhere between out there and a shout,<br />
And I can&#8217;t get it out. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em>Je me souviens : les premiers coups sont partis il y a quatre semaines. Mon chéri me manque, je réclame sa présence, ses nouvelles, ainsi qu’une petite goutte d’amour régulière ; sorte de potion magique, d’ecstasy, ou de drogue… Je ne l’obtiens que quelques fois par semaine, par SMS, parfois par mail ou Skype mais je me rends à l’évidence : le manque est trop évident et trop violent pour pouvoir dormir et m’alimenter correctement. Je sombre alors très lentement mais inéluctablement dans cette spirale bien connue de ma psyché et dans laquelle je laisse mon imagination s’emparer des souvenirs et des projections que je rumine à longueur de seconde. Du matin au soir et (pire), du soir au matin, j’éprouve un besoin quasi-maladif de savoir, de comprendre et de projeter. Est-il levé ? Travaille-t-il aujourd’hui ? Que fait-il ce soir ? Avec qui parle-t-il ? Sort-il ? S’amuse-t-il ?</p>
<p><strong><em>I need to hear your name,<br />
Everything is so strange,<br />
I’m ready to take this chance. </em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">C’est précisément parce que je n’obtiens pas les réponses à ces questions que je vois mon état se dégrader : je conceptualise l’idée dramatique de la tartine de merde, du quotidien raté et de la vie pleine de vide. J’en suis réduit à chercher le sens de ma propre existence et tente de comprendre les choix qui m’ont porté là où je suis aujourd’hui. Alors je fatigue vite : je ne mange plus, je perds du poids et je dors entre quatre et cinq heures par nuit, weekends inclus. C’est malheureusement le prix à payer pour que je commence à trouver des réponses : si ma vie n’a de sens qu’à deux, je suis prêt à tout sacrifier, tout effacer et tout recommencer pour l’homme que j’aime. Forme ultime de l’excès qui me caractérise, ce raisonnement est à la fois le plus abouti et le plus dangereux que je n’aie jamais eu : mon malheur est trop grand aujourd’hui pour le laisser envahir l’entièreté de ma personne.</p>
<p><strong><em>Means like a drug,<br />
And I can’t get enough,<br />
And it fits like a glove,<br />
I’m addicted to your love</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;">Alors je rêve. Je rêve de vivre avec Mark ; peu importe l’endroit, peu importe le quoi, tant que je suis avec lui le reste n’a, à mes yeux, plus aucune importance.</p>
<p style="text-align: justify;">Seulement voila : ce rêve ne me suffit pas et j’ai toujours besoin d’imaginer les choses concrètement. Je me raccroche alors à l’échéance la plus certaine : fin juin, lorsque je retrouverai Mark à Brisbane. Dans ma tête, cette rencontre doit être parfaite, idéale, presque fantasmique. C’est elle qui, jour après jour, me fait supporter le poids d’une vie dont je ne suis plus acteur. Comme une bouée, un canoë, ou une bulle d’air qui me permet, tant que mes yeux sont ouverts, de penser que chaque lendemain me rapproche un peu plus de celui que j’aime. C’aurait pu marcher.</p>
<h5>I fucked up.</h5>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Voila comment, une fois le téléphone de la salle Portofino raccroché, je suis allé prendre un café avec ma collègue avant de le vomir de toutes mes forces dans les toilettes les plus proches. Le contenu de la conversation y est évidemment pour quelque-chose.</p>
<h5>Flashback</h5>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Il est 09h00, j’entre dans la salle et je compose le numéro. Je tombe évidemment sur l’hôte de Mark qui, très poliment et dans un anglais profondément articulé, l’appelle pour me le passer. Je l’entends. Il est là. Je lui dis « bonjour mon chéri » et la conversation commence. Nous échangeons évidemment les banalités de base : endroit, santé, état d’esprit… Tout va bien. Comme toujours. Mais sa voix commence à trahir une distance qu’il installe inconsciemment entre lui et moi. Je n’ai pas, en effet, les marques de tendresse habituelles, pas les mots doux et moins de caresses dans les paroles… Alors je demande, J’ai besoin de comprendre ce qui, à priori, ne va pas. Il me répond une première fois que tout va bien et m’appelle mon chéri pour me rassurer. Je ne suis pas convaincu. J’enchaîne. Je lui rappelle qu’il n’a pas répondu à mon mail d’il y a trois semaines et dans lequel j’essayais justement de savoir s’il s’était passé quelque-chose avec un (ou d’autres) garçons. Il feint de ne pas savoir de quoi je parle et élude le sujet. Je lui demande s’il souhaite me répondre par téléphone, maintenant, plutôt que d’attendre notre rencontre dans deux mois. Sa voix tremble. Il commence à m’avouer qu’il a consommé de l’ecstasy juste une fois, malgré mes réticences, et que c’est resté sans effet. Il me dit que sa vie a changé depuis qu’il est parti, que ça fait bizarre de me dire « mon chéri » alors que je suis loin et qu’il se sent un peu perdu.</p>
<p style="text-align: justify;">J’insiste, j’en ai besoin. J’ai besoin de savoir. Je réitère ma question, d’un ton rassurant en minimisant les conséquences de la réponse puisque nous connaissons tous les deux les règles fixées justement avant son départ. Il pleure, il craque et il avoue : oui il a effectivement couché avec un autre car il en avait envie mais qu’il a ressenti, pendant et après, le poids de la culpabilité.</p>
<p><em><span style="font-family: Calibri; font-size: small;">Je reste fort. </span></em></p>
<p style="text-align: justify;">Je le rassure, lui dis que je l’aime plus que tout, que cela ne change rien et que, après avoir longuement réfléchi ces dernières semaines, je suis prêt à effacer toute ma vie pour venir le retrouver où il veut. Il me répond qu’il ne veut pas me faire de mal et ne souhaite pas retrouver (en nous) le schéma que ses parents ont élaboré avant lui : sa mère, alors très jeune et éperdument amoureuse de son père, l’a suivi à la Réunion pour que, vingt ans plus tard, ce dernier la trompe avec une autre au motif qu’il n’a pas pu profiter, durant sa jeunesse, d’une vie sexuelle épanouie.</p>
<p style="text-align: justify;">Quoi répondre ? Lui qui, il y a un an, ne comparait à son père, m’assimile aujourd’hui à sa mère puisque je suis prêt à tout sacrifier pour lui.</p>
<p style="text-align: justify;">Mon cœur bât vite. Je ne pleure pas. Je sens qu’il n’est pas bien. J’essaie de le calmer. J’ai besoin de lui. Il me demande d’en reparler plus tard, qu’il a besoin de réfléchir et qu’il est perdu. Nous raccrochons dans une ambiance pesante et amère mais où l’honnêteté aura finalement remporté le match.</p>
<p style="text-align: justify;">Mes derniers mots seront : <em>« Je t’aime plus que tout au monde ». </em></p>
<p style="text-align: justify;">La suite est écrite dans les premières lignes de cet article : vomissements, perte d’appétit et grande fatigue. Ce que je pense aujourd’hui est aussi clair que de l’eau de roche : si le doute existe dans le « nous » alors notre relation amorce lentement et inexorablement sa fin. Je suis en effet en train (et encore) de me faire larguer en bonne et due forme. Le défi de toute ma vie n’aura pas duré bien longtemps : deux mois. C’est dommage. J’étais vraiment prêt à tout pour être heureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Je terminerai sur ces quelques phrases, destinées initialement à être les premières de mon article mais qui, au final, constitueront une fin bien plus élégante. Bien à vous tous.</p>
<p><em>Je regarde ma J12. Il est 15h00 à Genève.<br />
J’en profite pour voir qu’il est minuit à Sydney.<br />
Je me dis que demain c’est aujourd’hui…<br />
Au même moment, j’écoute Scissor Sisters, Fire with fire.<br />
J’entends que tomorrow has become today.<br />
Je repense à Cyprien.<br />
Le rappel est presque violent.<br />
Ne me dites plus je t’aime. </em></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="mdna" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/04/mdna.jpg" alt="" width="500" height="350" /></p>
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		<title>Folie</title>
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		<pubDate>Tue, 06 Mar 2012 23:25:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Genève]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
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		<description><![CDATA[Comme d’habitude, je ne sais pas par où commencer. Comme d’habitude, c’est le bordel dans ma tête mais j’ai plein de trucs à écrire. Comme d’habitude, je me dis que ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Comme d’habitude, je ne sais pas par où commencer.<br />
Comme d’habitude, c’est le bordel dans ma tête mais j’ai plein de trucs à écrire.<br />
Comme d’habitude, je me dis que de toute façon, j’étalerai encore demain matin une bonne louche de purin sur ma tartine quotidienne.</p>
<p>Car c’est bien de cela dont il est question : de cette fameuse tartine.</p>
<p style="text-align: justify;">Reprenons depuis le début. Le concept n’est pas de moi, mais d’une des clientes de Max. D’après elle, on continuerait, jour après jour, à étaler une bonne grosse louche de merde sur la tartine que l’on mange quotidiennement. Le pire c’est que ça ne gêne personne et qu’on en redemande. Et bien cette tartine, soyons très clairs, je la dévore chaque jour depuis plus d’un mois désormais : le dimanche soir, devant les cartoons que nous regardions ordinairement avec Mark ; chaque soir de la semaine où je n’envoie plus de SMS pour dire <em>« Bonne nuit je t’aime »</em> ou encore chaque fois que je prends la voiture et que la boite de chocolats Favarger me rappelle ce soir de décembre où j’ai compris que tout n’irait pas bien…</p>
<p style="text-align: justify;">De façon plus générale, ma tartine de merde, c’est :</p>
<ul>
<li>Partir le lundi matin et dire je t’aime avant de fermer la porte,</li>
<li>Revenir le vendredi et dire<em> « Coucou mon chéri »</em> en entrant dans l’appartement,</li>
<li>Réceptionner quelques courriers à son nom dans ma boîte aux lettres,</li>
<li>Regarder les roses séchées qu’il m’a offertes pour mon anniversaire,</li>
<li>Se réveiller plusieurs fois par nuit, parfois en nage, se jeter sur mon iPad et espérer un signe de vie,</li>
<li>Croire que Mark est encore amoureux,</li>
<li>Imaginer passer encore un morceau de vie avec lui,</li>
<li>Et pleurer…</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Certains me diront que l’on donne à la vie la couleur que l’on veut, qu’il suffit de se donner les moyens et que quand on veut on peut… Le pire, c’est que j’ai toujours été d’accord avec ces théories. Seulement voila, ce que je veux ne se vit pas seul et l’égoïsme de mes vingt ans ne suffit plus, à lui seul, à combler les carences affectives qui me définissent aujourd’hui : Mark est un vagabond et ni lui ni personne ne peut savoir s’il voudra se poser un jour… Dès lors comment avoir le moindre soupçon d’espoir quant à la construction d’une vie et de projets à deux ?</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela me fait surtout prendre conscience que j’ai changé ; Que le temps m’a changé… Je remercie quelque part mon penchant pour l’écriture personnelle car il me permet aujourd’hui de me replonger dans le passé sans trop de difficultés : je suis en effet capable de confronter mes rêves de jeunesse aux réalités de ma vie actuelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsque j’avais vingt ans, je voulais être quelqu’un, respectable, honnête et travailleur. J’avais quelques ambitions, professionnelles pour la plupart : gagner de l’argent, tripler mon salaire en dix ans, travailler, voyager avec le travail, reprendre mes études (à l’étranger) sur le coup des trente ans pour partir travailler (et vivre) à New York. En un mot, je voulais réussir.</p>
<p style="text-align: justify;">A l’aube de mes trente ans, avant de poursuivre sur la voie que je m’étais tracée, le départ de Mark remet forcément en cause tout ou partie du schéma initial : même si je considère avoir déjà « réussi », je m’interroge sur le sens à donner à tout cela : la santé, le logement, le job, la voiture, le salaire ? J’ai. Mais pour quoi ?</p>
<p style="text-align: justify;">La <em>vraie</em> question est clairement la suivante : le New York de mes vingt ans est-il devenu le Melbourne de mes trente ?</p>
<p style="text-align: justify;">La seule chose que je sache et dont je sois sûr, c’est que je suis amoureux, terriblement et que j’ai conscience que je peux vivre, avec Mark, dans la sérénité et le bonheur.</p>
<p style="text-align: justify;">La suite (presque logique) est alors imparable : je vais partir. J’ai déjà booké un vol aller-retour à la fin du mois de juin pour rejoindre celui que j’aime à l’autre bout de la planète. Je sais aussi que ce n’est pas sans risques. J’ai conscience que je ne trouverai pas le Mark qui m’a quitté il y a 5 semaines, que l’éloignement peut et nous aura certainement changés, que des différences, peut-être profondes seront apparues entre nous. Oui, j’en ai conscience.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais surtout que ce voyage est le début de quelque chose de nouveau ; que c’est à la fois une chance, une opportunité et une folie, mais que c’est aussi ça la vie : prendre des risques, faire des folies, avoir mal, et assumer…</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis amoureux.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="Australia" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/03/Australia.gif" alt="" width="534" height="488" /></p>
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		<title>Pyramide 1.0</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 23:49:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
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		<category><![CDATA[pyramide]]></category>

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		<description><![CDATA[J&#8217;y suis presque&#8230;]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">J&#8217;y suis presque&#8230;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/02/Pyramide_Gay2.jpg"><img class="aligncenter  wp-image-3293" title="Pyramide_Gay" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/02/Pyramide_Gay2.jpg" alt="" width="553" height="415" /></a></p>
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		<title>Encore un dimanche sans toi</title>
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		<pubDate>Fri, 24 Feb 2012 23:07:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
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		<category><![CDATA[dimanche]]></category>
		<category><![CDATA[SMS]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a deux semaines, j’écrivais ça. Aujourd’hui, j’attends encore la suite de ce fil de SMS : (…) « Je t’embrasse mon chéri. Prends soin de toi. Tu peux m’écrire des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il y a deux semaines, j’écrivais ça.<br />
Aujourd’hui, j’attends encore la suite de ce fil de SMS :</p>
<p><em>(…)</em><br />
<em>« Je t’embrasse mon chéri. Prends soin de toi. Tu peux m’écrire des SMS quand tu veux. </em><br />
<em>_ Oui oui je sais ^^ Je t’écris plus tard car j’ai trop mal là »</em> (au dos, coup de soleil, ndlr).</p>
<p>Ça va faire deux jours que j’attends la réponse…</p>
<div align="center">
<hr align="center" size="3" width="100%" />
</div>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes dimanche, il est 13 heures, et je prépare mon déjeuner : quelques pâtes avec du jambon blanc et une part de saucisson brioché acheté il y a quelques minutes sur le marché.</p>
<p><em>Je pense à toi.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Je pense à toi car je réapprends à vivre seul… En effet le dimanche était l’occasion pour nous de préparer un dîner sympa, rien que pour tous les deux. Désormais, je n’ai plus l’envie de préparer quoi que ce soit : la facilité a pris le pas sur le plaisir et mon repas répond plus à l’assouvissement de besoins physionomiques qu’à l’envie de passer un moment agréable ou de partage. C’est comme ça&#8230; Mon verre de Bordeaux à la main, devant nos dessins animés favoris, je repense à ta présence passée et à ton sourire réconfortant. Parfois même, il m’arrive de t’appeler, à haute voix et t’imaginer me répondre derrière moi. Je dois être un peu fou. Ou fou amoureux. Peu importe, le résultat est le même car, lorsque je prends conscience de ton absence, je mesure à quel point ma vie est devenue, au fil des années, self-oriented, plate et monotone.</p>
<p style="text-align: justify;">Tu as le courage de prendre la tienne en mains et de l’ouvrir aux autres. Cela t’offre toute l’évasion et la chaleur dont tu as tant besoin et force mon admiration.</p>
<p style="text-align: justify;">Va et pense à moi, parfois. Tu es le seul qui me permette d’espérer des jours meilleurs.</p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" title="saucisson" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/02/saucisson_brioché.jpg" alt="" width="491" height="329" /></p>
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		<title>Horoscope</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Feb 2012 08:34:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Lyon]]></category>

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		<description><![CDATA[Chaque fois je suis tombé dessus sans le vouloir. Chaque fois, les prévisions résonnaient en moi comme un « coup de vérité ». Mark est Gémeaux. Ironie du sort : c’est mon ascendant. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Chaque fois je suis tombé dessus sans le vouloir.<br />
Chaque fois, les prévisions résonnaient en moi comme un « coup de vérité ».<br />
Mark est Gémeaux.<br />
Ironie du sort : c’est mon ascendant.</p>
<h5>20 Minutes Lausanne – Lundi 30 janvier 2012 – Premier jour sans toi.</h5>
<p>Gémeaux : Vous prenez vos distances par rapport à une relation. Certains se changent les idées via une évasion. Financièrement, réglez toute affaire en suspens.</p>
<h5>RTL France – Mardi 31 janvier 2012</h5>
<p>Gémeaux : Vous êtes sensible à des influx qui vous invitent à un renouveau. Soit parce que vous avez ou allez déménager, soit parce que vous changez de cercle relationnel. Les deux situations pouvant évidemment être liées.</p>
<h5>20 Minutes Lausanne – Mercredi 1<sup>er</sup> février 2012</h5>
<p>Gémeaux : Le soleil et Mercure aiguisent votre curiosité. Vous êtes poussé à vous former ou à voyager. Côté cœur, la fin de semaine s’annonce plus animée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis, je ne lis plus l’horoscope : c’est moi qui décide de mon avenir.</p>
<p align="center"><img class="aligncenter" title="logo 20 min" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/02/20minutes-logo.jpg" alt="" width="399" height="400" /></p>
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		<title>Flashbacks</title>
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		<pubDate>Tue, 14 Feb 2012 19:42:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Lyon]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
		<category><![CDATA[insomnie]]></category>
		<category><![CDATA[pyramide]]></category>

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		<description><![CDATA[Je sais bien que je n’ai plus le talent de mes 20 ans : je n’ai plus, en effet, cette capacité à écrire et à partager mes émotions comme avant. ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Je sais bien que je n’ai plus le talent de mes 20 ans : je n’ai plus, en effet, cette capacité à écrire et à partager mes émotions comme avant. Il n’empêche que j’ai quand même écrit, par petits morceaux, quelques bribes de pensées qui, une fois mises bout à bout, devraient pouvoir retracer, le plus fidèlement possible, ce qui s’est passé ces derniers temps. C’est précisément à cet exercice que je vais me livrer.</p>
<h3><strong>Flashback</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes le samedi 24 décembre 2011. Comme promis, je dois prendre la voiture et aller chez mes parents, dans le Centre de la France. C’est en effet ce soir qu’a lieu le traditionnel réveillon de Noël chez ma grand-mère. Je profite un maximum de la soirée du vendredi et de la matinée du samedi avec mon jeune mari. Cela va faire plusieurs mois que nous habitons ensemble et ce n’est pas pour me déplaire : nos caractères, hautement compatibles, ont pris le temps de s’adapter à l’autre et forment, dans mon appartement de 35 m2, le petit couple idéal si cher au patron de ma pyramide. Je n’ai pas envie de partir. Je le sais. Mais je dois tenir mes engagements. Avant mon départ, je serre mon chéri dans mes bras, l’embrasse longuement, et lui souhaite aussi de bons moments en famille. Il va en effet retrouver sa mère et sa sœur à Lille et profiter un maximum du restant de la famille restée sur Paris. Je passe une petite semaine toute ordinaire chez mes parents : nous avons désormais compris qu’il nous suffit de picoler pour oublier nos différences. Cela tombe bien : j’ai plein de Champagne et de vin rouge dans le coffre de la voiture. Nous n’aurons d’ailleurs pas, au final, tout testé mais nous aurons profité de ma cave ambulante tous ensemble, y compris avec mon frère. J’attends quand même, avec une impatience légitime, cette soirée du 31 à Orléans chez Elise où j’ai justement prévu de retrouver mon mari.</p>
<h3><strong>Flashback</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes le samedi 31 décembre 2011, il est 23h59, je suis avec Mark, chez Elise, à Orléans. Le moment tant attendu est enfin là : on va enfin pouvoir dire Adieu à l’année passée et mettre plein d’espoir dans la nouvelle. On ne peut rien contre le temps. Le mieux que l’on puisse faire est encore de profiter de sa présence sans le regarder passer. Je redoute depuis plusieurs nuits déjà les 20 dernières secondes de l’année. Je commence à me rendre compte qu’il n’était pas nécessaire d’y réfléchir autant quand on voit la vitesse à laquelle le moment passe. Je prends Mark dans mes bras. <em>Je ne pleurerai pas.</em> Je le regarde dans les yeux. Ils sont toujours aussi beaux. <em>Je ne pleurerai pas.</em> Il passe ses mains autour de ma taille. <em>Je ne pleurerai pas.</em> Je pose ma joue contre la sienne. <em>Je pleure</em>.</p>
<p><em>5 !</em> Le moment est venu.<br />
<em>4 !</em> This is it.<br />
<em>3 !</em> Que dois-je te souhaiter pour la nouvelle année ?<br />
<em>2 !</em> Ben… Un bon voyage ?<br />
<em>1 !</em> D’accord : un bon voyage.<br />
<em>Bonne annéééeee !!!</em> Je t’aime.</p>
<p>J’aurais voulu que 2011 ne se termine jamais…<br />
Ma J12 indique déjà 1.</p>
<h3><strong>Flashback</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes le samedi 07 janvier 2012, en milieu de matinée, au Café des Antiquaires à Lyon. Nous prenons le petit déjeuner. Nous passons un bon moment mais je sais que quelque chose me taraude l’esprit depuis la veille. Je n’ai d’ailleurs pas beaucoup dormi. Je ne sais pas encore, à ce moment là, que j’entame une nouvelle belle période d’insomnie. Mark sent bien que quelque chose ne va pas. Il se doute bien que son départ y est pour quelque chose mais me demande quand même de lui en dire plus. Je lui dis que, s’il me le demande, je serai capable de rester avec lui même à une demi planète de distance : un simple mot et je m’exécute. L’appel reste sans réponse concrète. Tout au plus évoque-t-il la difficulté d’un tel engagement avec de recentrer ses pensées sur son chocolat chaud.</p>
<h3><strong>Flashback</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes le mercredi 25 janvier 2012, il est 21h00, je suis avec Mark au Bien Fait, Place de la Baleine dans le Vieux Lyon. Ce mois de janvier doit être irréprochable, parfait, et répondre à toutes nos envies. La première est bien entendu de se retrouver aussi souvent que possible. Voila pourquoi j’ai fait le déplacement depuis Lausanne pour passer la soirée avec mon jeune mari. Je suis content. Nous passons un agréable moment dans ce petit restaurant aux allures de bouchon de luxe. Nous buvons du bon vin. Nous rions. Nous imaginons toutes les choses qu’il nous reste encore à voir tous les deux : Vienne, Prague, New York… J’adore son sourire. Et sa joie de vivre. Je l’aime. Plus que tout.</p>
<h3><strong>Flashback</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes le dimanche 29 janvier 2012. Il est midi. Je fais la vaisselle pendant que Mark finalise son sac. Mes larmes s’effondrent sur les assiettes avant de disparaître dans la mousse chaude. Je fais comme si tout allait bien. En vain. Mark m’entend et me dit <em>« Mon chéri… »</em> avant de me prendre dans ses bras. Je sais que c’est l’une des dernières fois, que cela n’a pas de prix et que je dois inscrire à tout jamais ces derniers moments dans ma mémoire. Plus tard, ses affaires rassemblées, je retrouve mon appartement désert et sans vie. Tout a disparu. Je l’aide à transporter son sac à dos. J’ai mal au ventre. Nous nous dirigeons vers Perrache prendre ce tramway nommé T1. Mes yeux sont chargés. Et mes mains tremblent. Nous arrivons à la gare. Nous prenons un café. Assis devant lui pour la dernière fois, je m’effondre à nouveau avant de confirmer, encore une fois, que <em>tout ce qui a commencé doit finir</em>. Puis le quai est annoncé : voie D. L’attente est interminable. Insupportable. Puis le monstre arrive, triomphant. Le double TGV duplex s’installe sur le quai, les contrôleurs pressent les voyageurs de s’engouffrer dans le train et j’embrasse Mark une dernière fois, de toutes mes forces, dans une étreinte mêlée de peine, de larmes et de la douceur d’un dernier baiser. Il monte dans la rame. Je le regarde une dernière fois, jusqu’au dernier moment, avant que les portes ne se referment et que le train ne finisse par quitter définitivement le quai. Alors je reste seul debout, plusieurs minutes, à pleurer et à comprendre que ma vie vient de basculer, pour toujours. Mon téléphone sonne. Nous échangeons nos derniers SMS : <em>« Je t’aime :-) »</em>, <em>« Je t’aime plus que tout au monde mon chéri. A bientôt j’espère »</em>, <em>« Oui, prends soin de toi hein ^^ »</em>. Je descends les escaliers, Marianne est là. Elle me prend dans ses bras. Je tremble. Mon Kleenex est trempé. Mes yeux sont noyés dans mes larmes. La voix tremblante, je trouve encore la force de lui dire <em>« Il est parti pour toujours »</em>. Elle a l’élégance de ne pas répondre, et d’attendre un moment avant de me conduire vers le tramway.</p>
<h3><strong>Flashback</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Nous sommes le lundi 30 janvier 2012, il est 10h00, je suis à Lausanne, chez mon client et je me suis isolé dehors le temps de passer mon dernier coup de fil à Mark. Je viens de passer mon premier dimanche sans lui et ma première nuit de réelle insomnie. Je suis parti ce matin sans entendre le son de sa voix depuis la chambre pour me dire <em>« Je t’aime »</em>. Je suis fatigué moralement et je m’effondre de nouveau. Je lui soumets alors ma dernière requête, pleine de désespoir : je lui annonce qu’il représente beaucoup de choses pour moi, que je ne peux pas le quitter mais que je veux, bien au contraire, passer une partie de ma vie et me marier avec lui. C’est tout naturellement et presque sans surprise qu’il me répond <em>« Ben oui si tu veux on peut essayer. Et puis tu sais c’est ce que je t’avais dit »</em>. Cette réponse m’aura calmé quelques minutes, suffisamment pour pouvoir donner le change face à mes collègues. Personne ne sait ici. Mais je continue d’être triste au fond de moi…</p>
<h3><strong>Retour au temps réel</strong></h3>
<p style="text-align: justify;">Alors où en suis-je aujourd’hui ? Je suis psychologiquement instable, perdu de la vie comme on dit : mon humeur et mes opinions changent radicalement d’un jour à l’autre, je m’interroge continuellement sur le sens de cette relation sans jamais trouver de réponse cohérente et/ou satisfaisante. Je ne dors plus ou encore moins qu’avant. Mes nuits sont agitées et, à chaque réveil, je me rue sur mon iPad pour consulter mes mails, Skype, Facebook ou le carnet de voyage de Mark. Face à l’évolution de sa nouvelle vie, j’éprouve aléatoirement haine, envie, passion, amour ou désenchantement. Dimanche dernier, face à ma solitude, je craque et lui envoie un SMS : <em>« Encore un dimanche sans toi. Je pense à toi mon cœur. Tout le temps. Je t’aime. »</em>. La réponse est quasi immédiate : <em>« Mon chéri… Moi aussi je t’aime. Je t’écris plus longuement demain. Je suis en soirée avec des collègues. Gros bisou. »</em>. Je n’ai toujours pas de nouvelles aujourd&#8217;hui. Alors je continue, dès que mon cerveau le peut, à m’interroger sur le sens de tout cela mais plus profondément, au sens de ma propre vie… Je sais surtout ce à quoi je dois faire face : mes 30 ans sonneront le glas de mes rêves de jeunesse. J’ai encore deux ans et demi pour l’accepter…</p>
<h4 style="text-align: justify;">Très bonne Saint Valentin à tous.</h4>
<p align="center"><img class="aligncenter" title="Flashback" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/02/flashback_lemoipourtoi.png" alt="" width="400" height="395" /></p>
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		<title>Sing it loud</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Jan 2012 19:29:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Lyon]]></category>

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		<description><![CDATA[Ecrire ? D’abord parce que ça fait longtemps. Ensuite parce que j’en ai besoin et enfin, parce que c’est certainement ce que je sais faire de mieux… Je prendrai les ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ecrire ? D’abord parce que ça fait longtemps. Ensuite parce que j’en ai besoin et enfin, parce que c’est certainement ce que je sais faire de mieux… Je prendrai les choses dans l’ordre, méthodiquement… Je sais que ça marche à tous les coups.</p>
<p>Je me rends compte que je n’ai pas beaucoup écrit depuis que je suis avec Mark et que c’est clairement le signe d’un re-mieux. Car, soyons honnête, on n’écrit pas quand tout va bien, loin de là. J’en veux pour preuve les kilomètres de lignes écrits dans les pages de ce foutu site web. Alors comment comprendre mon retour ce soir ? Que tout va mal ? Non, pas tout à fait ; plutôt que tout ne va pas bien…</p>
<p style="text-align: justify;">Quelques raisons, simples et lucides, peuvent l’expliquer mais elles ne justifient pas, à elles seules, l’écriture de mon premier article de l’année. Commençons par le plus évident : dans un peu plus de 36 heures, Mark va me quitter et pour toujours. Ce n’est toutefois pas une surprise puisque je savais, dès le début, qu’il partirait en Australie. L’échéance arrive à terme et, depuis maintenant un an, j’ai appris à aimer le beau jeune homme d’un amour bien sincère.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce qui m’agace profondément ce soir, c’est qu’au delà de sentir l’horloge tourner, je pensais passer ma dernière soirée rien qu’avec lui. Il n’en est rien. Il est finalement retourné là où je suis allé le chercher dès le premier jour : dans le milieu gay lyonnais. Parti à l’origine sur le coup de midi pour un déjeuner dans son bar favori, il y aura passé l’après-midi, la soirée et probablement la nuit. On me dira certainement : « Mais pourquoi ne pas le rejoindre et passer la soirée avec lui ? ». Tout simplement car ce n’est ni un endroit ni des personnes avec qui je me sens bien : on ne peut pas avoir la faveur des loups à qui l’on vole la proie tant convoitée… Alors je temporise, je diplomatise, je tortille de jolies phrases que je tasse dans le creux d’un SMS resté sans réponse : non je ne viendrai pas. J’ai envie de silence. Rentre quand tu veux, ne t’inquiète pas pour moi. Ce ne sont pas tout à fait les termes employés mais on y est presque. Résultat ? Il est 21h30 et je tape sur le clavier sur lequel j’ai travaillé toute la journée pour écrire mon mécontentement. Ce qui est rassurant, c’est que ce n’est ni la première fois, ni la dernière et que ce n’est (finalement) pas bien original. M’enfin, ça a au moins le mérite de me faire un peu de bien en attendant la rentrée, certainement nocturne et fortement alcoolisée, d’un mari parti faire la tournée des bars entre potes.</p>
<p align=center><img src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2012/02/loud_lemoipourtoi_blog_gay1.jpg" alt="loud" /></p>
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		<title>Madrid</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Dec 2011 08:07:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Genève]]></category>
		<category><![CDATA[amoureux]]></category>
		<category><![CDATA[passion]]></category>

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		<description><![CDATA[Plusieurs mois se sont écoulés depuis la dernière fois et c’est dans un somptueux palace Madrilène que je reprends la plume ce soir. Nous sommes vendredi, il est 19h31 et ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Plusieurs mois se sont écoulés depuis la dernière fois et c’est dans un somptueux palace Madrilène que je reprends la plume ce soir. Nous sommes vendredi, il est 19h31 et je rumine, depuis plusieurs heures déjà, les mêmes idées. Les garder pour moi m’expose au risque bien connu de passer (à minima) une mauvaise soirée. Seulement voila : je ne suis pas à Madrid tous les jours et je n’ai pas le droit, ce weekend, d’exprimer mon mal-être : c’est en effet le voyage annuel de la société et tous les consultants sont invités (avec leur conjoint) à passer un moment chaleureux dans la joie et la bonne humeur. C’est un peu de cette joie que j’aimerais retoucher. Je la perds systématiquement lorsque je m’éloigne de Mark : et oui, le jeune homme est encore là (qui l’eut cru ?) et je dois bien reconnaître qu’il occupe, depuis quelques mois, une place prépondérante dans mon cœur.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce que je vis avec Mark est une histoire de film ; une de celles dont on ne donne pas cher au début mais qui, avec le temps, développent une émotion et un bonheur hors du commun. C’est bien là tout mon problème : la passion a repris le pas sur la raison et mon esprit ne pense qu’à une seule chose : son départ, inéluctable et calculé, vers l’Australie à la fin du mois de janvier et ce, pour une durée plus qu’indéterminée.</p>
<p style="text-align: justify;">Dès lors, comment donner sa chance à l’avenir, à la construction d’un couple ou mieux : à celle d’une pyramide… ? On me dira que je connaissais pourtant, dès le départ, les règles du jeu et que <em>« tout ce qui a commencé doit finir »</em>, il n’empêche : ce n’est pas parce que l’on sait que l’on va tomber que la chute est moins douloureuse. J’ai pourtant essayé de ne pas m’attacher et de rester éloigné mais c’était sans compter sur mon tempérament qui veut, une fois encore, que je ne sois pas fait pour vivre seul. L’histoire est d’autant plus injuste que Marc et moi habitons chez moi sous le même toit, depuis plusieurs mois et que j’ai la sensation, réelle et sincère, qu’elle aurait pu durer encore longtemps.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors il me reste en permanence, lorsqu’il n’est pas là, le goût amer de l’attente de la fin. Cette amertume là, je la ressens depuis ce matin : fou amoureux, loin et un peu seul, mon corps réclame ce qui lui manque. Le contexte madrilène s’y prête parfaitement d’autant plus que, comme je l’ai écrit plus tôt, les consultants se baladent en couple et que je n’ai pas su (ou osé) m’y intégrer correctement. Le résultat ? Ce sont ces trois pages de papier sur lesquelles j’ai dû vomir mon cerveau, un beau mal de crâne et (très certainement), une bonne soirée alcoolisée entre collègues pour être certain de tout oublier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je sais bien que <em>« tout ce qui a commencé doit finir »</em> mais par pitié, juste pas maintenant : j’ai encore besoin d’en profiter…</p>
<p>On n’a pas tous les jours la chance de vivre passionnément.</p>
<p><a href="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2011/12/KM-0-Madrid.jpg"><img class="size-full wp-image-3238 aligncenter" title="KM 0 Madrid" src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2011/12/KM-0-Madrid.jpg" alt="" width="543" height="419" /></a></p>
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		<title>Place à la nouveauté</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 16:53:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>LeMoiPourToi</dc:creator>
				<category><![CDATA[A Lyon]]></category>

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		<description><![CDATA[Chers lecteurs, C&#8217;est avec une profonde fierté et un immense plaisir que je lance, ce soir, le nouveau design de mon site Web. Je confesse qu&#8217;il n&#8217;est pas encore tout ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2011/09/loupe1.png"><img src="http://www.lemoipourtoi.fr/wp-content/uploads/2011/09/loupe1-300x225.png" alt="" title="loupe" width="300" height="225" class="alignnone size-medium wp-image-3222 alignleft" /></a></p>
<p text-align=justify>Chers lecteurs,</p>
<p text-align=justify>C&#8217;est avec une profonde fierté et un immense plaisir que je lance, ce soir, le nouveau design de mon site Web.</p>
<p text-align=justify>Je confesse qu&#8217;il n&#8217;est pas encore tout à fait au point mais il marche plutôt bien d&#8217;un point de vue strictement fonctionnel. Même si j&#8217;ai encore beaucoup de travail à faire avant de le finaliser, je compte sur vous pour me faire part de vos remarques et commentaires.</p>
<p>Dans l&#8217;attente d&#8217;un tout nouvel article, je vous souhaite, à toutes et à tous, une bonne navigation. </p>
<p>A très bientôt,</p>
]]></content:encoded>
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