Le Moi Pour Toi

Blog gay et éclectique d'un jeune garçon lyonnais presque comme tous les autres... !
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Le Cauchemar

Je me souviens qu’il faisait beau, et chaud. Je me souviens qu’il y avait des arbres, un petit peu de vent et même des petits insectes ou des papillons. Je me souviens qu’il y avait mes amis, tous là, et que l’on riait. Je me souviens aussi qu’il était là, mais pas seul…

J’ai chaud.

Puis le groupe s’est séparé. Chacun est reparti de son côté, et je me suis retrouvé, avec eux, dans cette vieille maison en pierre. Il faisait frais à l’intérieur, je crois. Face à face, ils se sont pris dans les bras l’un l’autre et se sont embrassés, pleins d’amour et de désir.

J’ouvre alors soudainement mes yeux et retire les bouchons de mes oreilles. Il est 03h52, je suis en âge et respire comme après un sprint au 100 mètres… Cela fait 7 semaines, et je dors encore mal une nuit sur deux, ou une sur trois peut-être…

Je crois que le feu d’artifice y est pour quelque chose. C’était le premier que je faisais sans lui hier soir. Le premier que je n’ai pas trouvé aussi beau que les autres. Le premier que je regardais tout en me cherchant au milieu de la foule… J’avais beau essayer d’imprimer les lumières des bombes colorées sur ma rétine, je ne pouvais m’empêcher de penser à autre chose.

La solitude se vit mais ne se mérite pas.

C’était mon dernier feu d’artifice lyonnais.

feu artifice lyon

  • Par M | jeudi, juillet 15 2010 | 12:32
  • Commentaires3 commentaires CatégorieA Lyon TagsLyon, nuit, solitude
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Le Feu par le Feu

Il serait idiot de dire que je vais bien. Il serait idiot aussi de croire que je n’ai rien à dire. Au contraire. Ce ne sont pas les mots qui manquent mais plus le courage de les rendre publics. Si j’écris ce soir, c’est parce que je ne peux plus tout garder et que j’ai besoin, d’une certaine façon, d’extérioriser encore une fois la peine qui continue de me ronger.

Cela va faire un mois et demi que je me suis fait larguer. Je vais bien. A priori. Je veux dire, je peux rester seul, je sors, je rencontre des gens, je bois, je ris, je fais des picnics, je fais les soldes, je prends soin de moi… Et j’ai même arrêté les anxiolytiques il y a une semaine… ! Non, dans l’absolu, ça va mieux qu’il y a 2, 3 ou même 4 semaines.

Mais il n’empêche, je reste bousculé. Et mon cœur n’est pas encore à l’abri d’un emballement tachycardique. A cela plusieurs raisons : d’abord penser à mon ex, me dire que tout va pour le mieux pour lui, qu’il est heureux sans moi, qu’il ne pense plus à moi, qu’il couche avec d’autres et qu’il refait sa vie à une vitesse fulgurante… Je me rends compte que mon bonheur actuel passe finalement par sa comparaison à celui des autres y compris à celui qui m’a quitté…
Puis j’ai souvent peur. Peur de moi, de mes attentes, de mes exigences, de mes rêves désormais fantasmiques, peur du futur…
Et puis j’ai encore mal, malgré mes efforts de changement radicaux. J’ai encore mal aux tripes, mal de ce vide intérieur qui continuera à me ronger encore et encore. Mal de me sentir seul alors que j’ai encore tant à donner.

D’un point de vue professionnel cette fois, ce n’est pas plus glorieux. Je me prépare à affronter le 2ème et dernier plan social dans l’entreprise. Cette fois, tous les combattants mourront. Ce n’est plus qu’une question de temps. Voila pourquoi je reste convaincu que je sais comment toute cette affaire se terminera car je sais aussi que je suis lâche. Alors, dans mes rêves les plus fous, je pars. Loin. Très loin… Afin de ne pas combattre le feu… Par le sang ! 

feu_le_moi_pour_toi.jpg

  • Par M | vendredi, juillet 9 2010 | 20:24
  • Commentairesun commentaire CatégorieA Lyon Tagspeur, rêves
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La suite

J’ai de nouveau les doigts qui tremblent et le cœur qui bât. C’est bien pour cette raison que j’ai repoussé l’écriture de cette suite que je dois d’abord à l’ensemble de mes lecteurs puis à moi-même. Presque 3 semaines séparent cet article du précédent. Trois semaines chargées à tous points de vue. Commençons par le début…

Lorsque j’ai écrit ma rupture, cela faisait déjà une semaine que j’étais chez mes parents. Une semaine pendant laquelle j’ai tenté, coûte que coûte de dormir, me reposer et prendre du poids. Objectif non atteint puisque j’ai finalement continué à en perdre (cinq kilos perdus sur une masse initiale de 65, je vous laisse faire le calcul mais ça ne faisait pas un joli bonhomme) et que j’avais besoin en permanence de somnifères pour arriver à trouver le sommeil. Ces petites pilules sont magiques : prenez-en une et je vous garantis que vous dormez dans les 3 minutes qui suivent. L’inconvénient ? Leur durée de vie de 6 heures seulement… Après, c’est le réveil assuré… ! 


Je me souviens que ma famille a toujours été là pour m’aider et être près de moi. Je ne pouvais en effet, pas rester seul plus de quelques minutes sans être envahi d’idées noires.
Je me souviens de la main de ma mère sur mon visage et de ses lèvres sur ma joue.
Je me souviens avoir pleuré de fatigue et de lassitude, jusque dans mon lit, seul avec mon chat.
Je me souviens avoir parlé, encore, encore et encore à tous mes amis au téléphone, sans arrêt, pour répéter et vomir mon chagrin. Je me souviens de Géraldine qui a pris le temps de m’écouter, des heures durant au téléphone, à toute heure du jour et de la nuit.
Je me souviens avoir eu peur. Avoir douté. De moi, des autres et de la vie.
Je me souviens avoir souffert, comme jamais dans ma vie.

Puis je suis rentré à Lyon. Le mardi 08 juin. Un grand moment. Le voyage est d’abord long. Et puis je suis seul. Première fois depuis 10 jours que je n’ai pas été seul plus de 3 heures. Je lis Le Figaro et le Canard et écoute de la musique pour penser à autre chose. J’ai prévu de manger un MacDo dès mon arrivée à Perrache avec Philippe. Puis Cyprien me SMS, me demande si je souhaite passer la soirée chez moi avec lui, par exemple pour regarder un film. J’hésite. J’ai peur. J’appelle. J’accepte. MacDo annulé, première soirée seul à seul avec mon ex. Première fois que je le revois depuis la séparation. La sensation est terrifiante, mêlée de peur, d’envie et de nausées. Nous parlons. Je cherche des explications. Je veux comprendre. Je dois comprendre, pour faire mon deuil… Je n’ai pas plus d’explications que la dernière fois. C'est surtout l'occasion de liquider la séparation de biens : il me rend mes dernières affaires, livres, bandes dessinées, vêtements, bijoux puis la carte de notre abonnement commun de location de voiture et enfin l'American Express qu'il utilisait en mon nom. Les symboles sont terrifiants. Je ne pleure pas mais j’ai le cœur retourné. Nous mangeons, tous les deux, comme avant. Nous regardons un film, tous les deux, presque comme avant. Puis il s’en va, pas du tout comme avant, malgré mon insistance pour le garder avec moi un peu plus longtemps. Je veux profiter encore de quelques minutes supplémentaires de sa présence que je sais bénéfique à mon cerveau. J’en ai besoin. Un besoin paradoxal qui me dit d’un côté que je suis (encore) bien auprès de lui mais qui, au final, détruira mon esprit au moins pour la nuit à venir. Qu’à cela ne tienne, j’ai mes sleeping pills.

Le reste de la semaine est à l’image de la première : je ne peux rester seul, je squatte mes amis, pour déjeuner, diner, sortir… Je suis par contre obligé de retourner chez le médecin pour calmer mon insomnie devenue chronique (je n’ai plus de somnifères). Il me prescrit de nouveaux anxiolytiques, plus légers, à prendre avant de se coucher, pendant un mois. Je passe mon samedi soir avec tous nos amis communs et Cyprien. Je bois… Je ris, pour de faux. C’est plus tard dans la soirée que je craque par SMS. Je lui avoue l’aimer encore… Cette petite phrase restera à jamais sans écho, perdue dans une boîte de réception de téléphone portable.

C’est seulement le dimanche matin que tout s’arrange : je pars une semaine en Espagne avec des amis. Nous sommes 5 au total et profitons d’une météo agréable et ensoleillée. Je bronze, je reprends du poids, je souris, pour de vrai cette fois. Je me sens enfin bien. Je revisite Barcelone, je file à Sitges, je parle espagnol… ! Ça me change. Je suis loin de tout et profite enfin de moments agréables.

C’est seulement lundi dernier que je reprends le travail. Si je ne suis pas licencié avant, je devrais encore en avoir jusqu’à fin septembre… Au soleil qui plus est ! J’ai décidé cette année de ne pas prendre de vacances en été. Je n’en ai pas ou plus besoin. Cette situation m’aura montré que je suis à une étape clé de ma vie. Je ne dis pas que je vais bien. Je dis juste que je me connais et que je sais comment tout cela finira… Je reste finalement à l’image des commentaires que j’ai pu lire ces derniers jours sur mon blog. J’ai simplement fait l’erreur de me donner littéralement corps et âme sans même ouvrir les yeux. Je me suis découvert sous un autre jour, plus passionnel, plus irraisonné et irraisonnable.

Je me le promets : ça n’arrivera plus…

  • Par M | mercredi, juin 23 2010 | 20:53
  • Commentaires3 commentaires CatégorieA Lyon Tagspassion, rupture, séparation
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Non Mathieu, tu ne pleureras plus

Jamais je n’ai pensé reprendre un jour la plume pour écrire les mots qui vont suivre. Jamais non plus je n’ai pensé pouvoir autant souffrir. Ce que j’ai à écrire aujourd’hui est l’article le plus dur, le plus malheureux et presque le plus désespéré que je n’ai jamais eu à composer. Dans les faits, rien ne m’oblige à raconter ma vie, rien ne m’oblige à sentir mon cœur se serrer, ma gorge se nouer et mes tripes se contracter.

C’est mon histoire que je vais raconter. Je vous la livre avec toute l’émotion que mon corps est (encore) capable de donner.

Vendredi 28 mai 2010, 2ème arrondissement de Lyon, 12h30.

Je suis impatient. Je l’attends. Nous devons déjeuner ensemble ce midi après ses examens. Il m’a demandé quelque chose de léger, frais et de saison. J’ai préparé une salade pleine de couleurs et de légumes. Les deux assiettes prêtes me donnent bien envie. Il arrive enfin, vers 13h00. Un petit bisou sur les lèvres, rien de plus. Le déjeuner est agréable, quoiqu’un peu tendu pour une fin d’examens. La fin de repas n’est pas plus détendue, isolé sur le canapé, il zappe, rezappe, ne me regarde pas. Alors j’insiste, je m’assois, près de lui et lui demande si tout va bien. Il me répond qu’il a quelque chose à me dire. Je demande alors si c’est bien ou pas bien. 2ème option. Je ferme la fenêtre. Et il parle :

« C’est pas facile. Je sais pas comment dire… Mathieu, j’ai réfléchi et j’aimerais qu’on se sépare ».

Je lève mes yeux des siens et me dirige vers la fenêtre. Je regarde le ciel sans réaliser pour autant, et mes doigts commencent à trembler.
La descente aux enfers commence maintenant. Je ne tiens plus en place, j’essaie de comprendre. On me rétorque que le temps a passé et que les sentiments ne sont plus là. Je commence à avoir mal. Je ne pleure pas. Mon estomac se noue. J’effectue des vas-et-viens dans la cuisine. Mes bras tremblent. Il me dit qu’il est là pour en parler, si besoin, pour répondre à mes questions. Mon cœur s’emballe.
Seulement quelques minutes après l’annonce, je lui demande de partir, par respect pour lui et pour notre relation passée. Je sens en effet mon corps sortir de ses gonds et échapper à mon contrôle. Pour ne pas lui imposer le spectacle pathétique de ma déchéance, j’insiste. Droit debout, je me dirige à nouveau vers la fenêtre, le regard porté vers l’extérieur. De nouveau, je lui demande de partir, que nous parlerons après. Que je dois évacuer. Juste une question. La dernière que j’ai posée en sa présence :

« Quel jour sommes-nous ?
_ 28 mai. »

La suite est terrifiante. Mes doigts en tremblent encore. Mais je dois écrire. C’est peut-être le seul moyen pour moi d’aller mieux. J’ai besoin de dire, de crier et de cracher tout cet amour qui reste encore au fond de moi.

Dans les secondes suivent la fermeture de ma porte, mon corps s’effondre littéralement sur le sol de la chambre. Je commence à crier, puis à pleurer et enfin… A vomir ! Vomir une première fois notre dernier déjeuner, de toutes mes forces. J’ai mal au ventre. Et je pleure. Je n’arrive pas à parler, juste à crier. La spirale commence. Mon corps expulse, mon corps répulse. Il est meurtri. La demi-heure suivante est à l’image de ces premières minutes : je me sens emparé d’une forme de folie convulsionnaire. Impossible pour moi de m’asseoir sur le canapé, sur le lit où n’importe où ailleurs. Son souvenir est trop présent. Tout ici me rappelle Lui. Je vomis encore. Puis encore. Mon corps est vide. Vide physiquement de toute substance mais surtout vide dans l’âme.

Je comprends alors que tout s’arrête : mes rêves, mes envies, mes projets, mon futur et mon estime personnelle.

Philippe arrive après ces 30 minutes d’horreur. Il découvre un cadavre tout juste bon à s’asseoir par terre dans un coin et à taper sur les murs. Je suis fatigué. Je ne peux, à ce stade, encore rien manger. Nous improvisons une ballade au parc en prenant soin d’apporter avec moi une boite de mouchoirs et une bouteille d’eau pour compenser les pertes d’hydratation des larmes. Même si je ne peux plus vomir, je pleure tout l’après midi. Nous évitons ces lieux lourds de sens où Cyprien et moi nous sommes baladés le jour de notre rencontre. Vers 16h, je l’appelle, j’ai besoin de lui dire combien je suis mal, combien je souffre et combien je l’aime encore. Ça me calme, un peu. Trente minutes. Peut-être trois quarts d’heure…

C’est finalement vers 20h que je commence à me calmer. J’appelle mon frère. Je lui raconte tout. Il m’écoute, j’en ai besoin. Je chercher à partager ma peine, à donner un peu de ma croix à toute bonne âme voulant m’aider à la porter. J’appelle quelques amis. Ca me fait du bien. Je pleure moins. Je mange quelques Granolas. Philippe reste avec moi jusque tard. 22h peut-être. Épuisé de fatigue, je décide de me coucher. C’était sans compter sur le poids des souvenirs accrochés à tout jamais dans cette chambre. Je trouve le sommeil vers 02h et me réveille à 05h. Je n’ai pas dormi. Mes yeux commencent à tomber dans leurs cernes.

Je dois aller à Paris aujourd’hui. C’était prévu et dois absolument me changer les idées. Le matin famille et l’après midi amis. Je regarde « Histoires Naturelles » ce samedi matin sur TF1. Puis « Questions pour un Champion ». Je ne mange pas, je sens bien que tout peut ressortir à tout moment. Le trajet est long. Tout le monde dort sauf… Arrivé Gare de Lyon, je rejoins Montparnasse pour emprunter un Transilien. Une heure de trajet. J’appelle ma mère. Lui explique. Je m’effondre à nouveau. Mais elle m’écoute et me fait du bien. Je comprends peut-être mieux pourquoi pourquoi j’aime tant, pourquoi j’ai tant à donner et pourquoi au final je me sens si mal. Je dois faire bonne figure à la descente du train, personne ne doit savoir. Il est difficile pour moi d’avaler même un quart du repas qu’on m’a préparé. Je prétexte un coup de fatigue. Pour me rendre chez mon ami dans l’après midi, je passe mon temps au téléphone. Je dois parler, ne jamais rester seul. Jamais. Chez Pierre, j’avoue. J’annonce. Je fais mon coming-out et les suites de mon histoire. J’ai mal. Encore. Toujours. Puis je rentre sur Lyon. Arrivée à Perrache, je n’ai pas la force de revenir chez moi. Je file chez Max. Basile est là également. Je ne pleure pas. Nous parlons. C’est là que je me rends compte que je viens de subir une opération non-chirurgicale à cœur ouvert. Une sorte d’ablation, à vif, d’un organe à priori non vital mais dont l’absence ne garantit pas d’aller bien. Enfin, vers minuit, j’appelle de nouveau Philippe et lui demande de dormir chez lui. Il accepte. Mais de nouveau, je ne peux trouver le sommeil avant 02h pour me réveiller à 05h… !

Au petit matin j’arrive à manger un petit peu. C’est quelques minutes après, alors que je suis encore au téléphone avec ma mère, que je vomis tout de nouveau. Mes cernes ont disparu : j’ai maintenant des baudruches vides sous les yeux. J’ai le teint pâle, je suis épuisé et je ne dors plus : la décision est sans appel. Je vais aller chez le médecin de garde. Vingt minutes d’attente pour 1h15 de consultation. Le moins que je puisse dire, c’est que j’aurai été écouté. J’ai tout avoué à ce médecin : mon amour, ma séparation et ma peine. Il décide alors de me prescrire les deux pilules à l’origine de mon re-mieux : des somnifères et des anxiolytiques. Enfin, tout juste après la consultation, je saute dans le premier train direction chez mes parents.

Mon traitement dure 3 jours et est accompagné d’une prise de sang. Les résultats sont tombés hier et ne sont pas très bons. Ils confirment sinon, une grande fatigue. Aussi, je dois absolument reprendre les 4kg perdus et refaire apparaître sur mon visage ce sourire et cette joie de vivre que je pensais avoir trouvé auprès de Cyprien.

Si quelqu’un est arrivé jusqu’à ces lignes, je le remercie, sincèrement et du fond du cœur. Ça n’a l’air de rien, et pourtant…

  • Par M | vendredi, juin 4 2010 | 11:32
  • Commentaires10 commentaires CatégorieA Lyon
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Le sursis ?

Pas facile de dire « Je reviens » lorsque j’ai répété « Je m’en vais ».  C’est par ce constat tout simple que je m’interroge sur la possibilité de redonner un peu de couleur et de vie à ce vieux blog dont la mission s’est brillamment terminée il y a quelques mois.
Pas facile non plus de dire « C’est vrai que c’était bien avant » mais revenir aujourd’hui signifie aussi retrouver son public et l’intéresser.

Dois-je enterrer l’épitaphe et refaire du Moi pour Toi le porte-parole de mon cœur et de ma pensée ?

  • Par M | dimanche, avril 11 2010 | 20:24
  • Commentaires4 commentaires CatégorieHors-Mis
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L'épitaphe


L'épitaphe
  • Par M | dimanche, février 28 2010 | 13:01
  • Commentairesun commentaire CatégorieGeneral TagsFin
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Coming-Out [Final]

From : Mathieu
Date : Tue 05/01/10 22:06
To : Papa; Maman
Subject : C'est l'histoire d'un mec

Tout d’abord, bonjour à tous les deux. J’espère que vous allez bien depuis la dernière fois que nous nous sommes parlé. J’espère également que vous avez passé un bon réveillon et que vous êtes restés sages ;-)
 
Ce mail est le moyen le plus approprié, pour vous et moi, pour vous raconter une petite histoire, celle d’un mec (moi en l’occurrence) qui a décidé de faire de 2010, l’année des vérités. L’exercice n’est pas facile mais a au moins le mérite d’être sincère et réfléchi.
 
Je vais faire simple.
 
Ayant brillamment digéré mon quart de siècle et mes bonnes résolutions pour cette nouvelle année, je tiens à partager avec vous une information que je juge importante : je ne suis pas célibataire. Vous me direz probablement qu’à vingt-cinq ans passés, il était temps que je me réveille, et vous aurez raison. Mais, étant donné qu’une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, vous devez aussi savoir que ma moitié s’appelle Cyprien, qu’il est étudiant, qu’il a 21 ans et que notre histoire dure depuis presque deux ans… !
 
Oui, vous avez bien lu et je ne me suis pas trompé. Il y a plein de mots pour écrire ça et ne comptez pas sur moi pour les égrainer dans ce mail. La première question que vous vous poserez sera certainement « Pourquoi ? ». A cela je ne ferai pas de réponse toute faite car je n’ai pas vraiment choisi : c’est quelque chose que je ressens plus qu’un choix que j’ai fait. Quelque chose plus ou moins inné mais dont l’expression varie d’une personne à une autre. La question immédiatement suivante devrait être « Depuis combien de temps ? ». Je dirais qu’on se rend compte de cette chose-là plutôt jeune, bien avant les 18 ans mais le travail personnel à réaliser avant d’en arriver au présent mail a été très important. Et enfin, dernière porte ouverte : « Pourquoi ne pas nous l’avoir dit plus tôt ? ». Parce qu’il y a, comme je viens de l’écrire, tout un processus personnel d’acceptation et d’ouverture aux autres qui peut être plus ou moins long.
 
Ce qu’il faut retenir de tout ça, c’est que je suis heureux et épanoui et que, sans l’aide de Cyprien, je n’aurai probablement pas encore franchi le cap de la vérité que je vous dois. J’espère, que vous ne serez ni choqués ni fâchés mais que vous essaierez, au contraire, de comprendre ma démarche. Je suis bien sûr, à votre disposition pour en discuter plus longuement si vous le souhaitez mais je ne souhaite pas, en revanche, que vous en parliez ailleurs et à quiconque en dehors de la maison. Cela sous-entend en effet, qu’Etienne est déjà au courant.
 
Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter très sincèrement, une magnifique année 2010, pleine de bons moments, de joie et d’amour et vous dis à bientôt.
 
Bien à vous tous les deux,

Mathieu

  • Par M | jeudi, janvier 7 2010 | 12:51
  • Commentaires2 commentaires CatégorieUne Famille
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Owl City - Fireflies (From Ocean Eyes)

  • Par M | mardi, décembre 15 2009 | 23:47
  • Commentairesaucun commentaire CatégorieArt de Vivre TagsZune
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