Le moment est venu, je me dois au moins ça et je crois… que je vous le dois aussi. Mon blog existe depuis bientôt 8 mois, il est l’heure, je pense de faire un petit bilan de vie.

Huit mois, 16 notes, 102 commentaires, plus de 7000 mots, plus de 3500 clics, et Vous…

J’ai toujours été assez surpris du succès que pouvait rencontrer mon blog d’autant plus qu’il est purement et simplement anonyme pour celui qui aura tapé « blog annecy » dans Google (et oui ! Il y en a !). Je ne me présente que brièvement, je ne dis pas mes goûts, je n’affiche pas de photo. Pour ça, je vous adresse mes plus sincères remerciements : merci d’avoir soutenu, même dans les pires moments, un jeune homme anonyme, perdu et dont le blog était le seul moyen de crier.

Si mon blog continue d’exister aujourd’hui c’est en partie grâce à vous tous qui, régulièrement, venez me laisser un petit commentaire, m’envoyez un petit mail, me laissez un petit message sur rezog pour me dire que ce que j’écris vous plaît et, parfois, vous ressemble. Il n’a pas toujours été facile pour moi de le tenir à jour mais j’ai toujours réussi, malgré les retards, à parler de tout ce que j’avais sur le cœur, à parler des gays, à parler de la vie banale d’un jeune étudiant (presque) comme les autres à Annecy.

C’est avec un regard différent que je lis mes premières notes sur ce blog. Je me souviens précisément des moments où je les ai écrites. Je me souviens de mon état d’esprit, je me souviens… J’étais triste et je voyais mon avenir… Noir ! Aujourd’hui beaucoup de choses ont changé : cela fait plus de 6 mois que je suis avec mon Homme, mon entourage d’amis proches est au courant de mon homosexualité, je suis heureux… ! Heureux au point de m’assumer presque pleinement dans ma vie quotidienne. Mon seul souci reste et restera je pense encore longtemps ma famille qui n’est pas du tout prête à entendre ce que j’ai à lui avouer.

J’ai une pensée toute particulière ce soir à tous les jeunes désemparés. Ceux qui, comme j’ai pu l’être il ya longtemps, ne savent plus trop où ils sont et qui, en se regardant dans la glace le matin arrivent à se dévisager. Je veux leur dire que l’espoir est là, qu’il est possible de se faire accepter et qu’il faut arriver, malgré tout, à s’assumer tel qu’on est…

Etre gay et heureux, je vous le jure, c’est possible.