Ma place au Paradis
Jeudi 1er novembre 2007. Toussaints. Repas de famille chez ma grand-mère. L’ambiance n’est pas comme d’habitude. Je ressens cette différence dans les paroles, les expressions, les gestes, les regards parfois même. Aujourd’hui est un jour un peu spécial : nous ne nous sommes pas revus depuis longtemps, il faut rattraper le temps perdu, parler de soi, des autres… Parler.
Parler alors que tout le monde vieilli, s’enlise dans un quotidien de plus en plus morose, rythmé et routinier. Parler de ce qui est « neuf » à St Denis, parler du travail, de l’échec de mes recherches, de la famille éloignée, de la famille qui nous a quittés… Des gens qui nous manquent.
Le jour de Toussaints est en plus assez spécial par lui-même : on en profite pour aller fleurir les tombes des personnes qui nous sont encore chères. C’est un jour de souvenir, de recueillement presque.

Ma grand-mère et la famille du côté de ma maman sont pieuses : la messe est suivie le plus régulièrement possible, ma grand-mère a enseigné le catéchisme lorsqu’elle était jeune mère, et elle prie… Elle prie beaucoup. D’abord pour les autres, pour sa famille, son mari, ses enfants, ses petits-enfants, pour remercier Dieu de nous guider chaque jour mais aussi pour Lui demander de veiller sur nous dans le futur. Il paraît que c’est aussi comme cela que l’on accède au Paradis. Mamie, elle ira directement, Saint Pierre lui ouvrira les portes sans même lui demander son passeport. On m’a dit qu’à force de prier pour nous, cela nous aidait à passer plus facilement les portes des Cieux. Je ne sais pas si je dois y croire. Je crois en Dieu c’est certain, mais je ne veux pas que la croyance et la prière constituent, aux yeux des autres, un moyen pour arriver à la vie éternelle.
Mamie ne sait pas. Personne dans la famille ne sait et ne doit savoir. On parle de mariage, de belles-filles, d’enfants… Mais de tout ça, je ne pourrai rien offrir. Triste récompense pour toute une famille, car, hormis un profond respect et un immense amour, je n’ai rien à échanger.
Tant pis.
C’est le même sang qui coule dans nos veines et, même si vous deviez un jour être déçus, je continuerai de vous aimer. Je suis chrétien, je crois en Dieu et c’est Celui-ci qui m’a fait, comme tout le monde à Son image. Je suis avant tout Son fils et je ne douterai jamais de Son amour. A ce titre, aimez-moi.
Aimez-moi toujours comme je vous aime et comme Il m’aime… C’est la seule chose que je vous demande…










a propos de cela. as tu toujours le christ au
antho | lundi, novembre 5 2007 | 09:08a propos de cela. as tu toujours le christ au dessus de ton lit ?
Juste pour dire que tu es un intime... mdr
xxx | lundi, novembre 5 2007 | 15:56Juste pour dire que tu es un intime... mdr
pardon ?
antho | lundi, novembre 5 2007 | 18:05pardon ?
Juste pour dire que tu es allé sous ce Christ...
xxx | lundi, novembre 5 2007 | 21:26Juste pour dire que tu es allé sous ce Christ...
continue à croire rien ne peux t'empécher d'être
Jacques | mardi, novembre 6 2007 | 08:39continue à croire rien ne peux t'empécher d'être heureux un jour ne sera pas comme les autres et là tout se libérera... sincères amitiés
je n'avais aucune intention de me venter de ce que
antho | mardi, novembre 6 2007 | 12:49je n'avais aucune intention de me venter de ce que tu sous entends ... En plus c'était rien de plus qu'un commentaire, je trouvais l'article pas mal et je ne savais pas quoi mettre alors, certes, j'avoue que mon commentaire n'est pas forcément utile. Mais je trouve ça déplacé que tu l'interprète de cette façon alors que tu ne sais sûrement pas grand chose sur moi.
De plus j'aime bien savoir a qui je m'adresse ...
désolé mat de faire ça sur ton site ...
Pour répondre à la seule question qui m'ait été
M | jeudi, novembre 8 2007 | 21:28Pour répondre à la seule question qui m'ait été posée, je répondrai que le Christ n'a jamais été au dessus de mon lit mais à côté et qu'il y demeure encore.
La joute verbale engagée dans les commentaires de mon article me rend, au final, plus triste qu'amusé. Elle me rappelle une époque révolue que je regrette au fond de moi et dont le souvenir ne me quittera jamais... Si un jour, le (ou les) protagoniste associé se reconnait, alors je lui dirai : Merci.