Les pédés, la Gay Pride, et moi…
15 minutes ! C’est la durée totale de ma présence à la « Marche des Fiertés » lyonnaise ! C’est tout de même infiniment fois plus que l’an dernier… ! Remarquez, j’aurais difficilement pu faire mieux.
J’avoue.
Je ne suis pas un habitué du « milieu ». Je n’y sors plus depuis longtemps et chaque passage à sa proximité m’inspire plus de pitié que d’envie d’y retourner. Il parait que ce sont des périodes. Considérez alors que je suis actuellement dans la creuse. Il n’empêche : cela ne m’interdit surement pas de commenter, voire critiquer, l’évènement annuel et majeur de la « communauté ».
Le mot est lâché.
J’ai ressenti, pendant mes quelques centaines de secondes de présence, une sorte de malaise, intérieur, exprimant l’idée que je n’étais pas à ma place. Et pour cause… Je ne m’identifie pas dans le mouvement. Que l’on monte des chars ! Qu’on les peigne en rose ! Que la techno/house s’entende dans tout Lyon ! Que de jeunes ados prépubères dansent « sensuellement » dans la rue et que les travestis pavanent de fausses poitrines dans des robes plus vulgaires qu’aguicheuses ! Continuez ! Croit-on vraiment représenter ainsi la population gay ?
Je ne crois pas.
Qui sont les manifestants sinon des habitués, pour la plupart, du milieu évoqué précédemment ? Mieux ? Demandons-nous qui est le public ! Quel est son profil ? Sa tranche d’âge ? Son regard ? Je pousserai même la provocation jusqu’à demander la définition du mot « Gay Pride ». Alors oui, en effet, Wikipedia en donne un joli laïus (« Manifestation qui prône la liberté et l'égalité pour toutes les orientations sexuelles et identités de genres ») mais posez simplement la question au citoyen lambda ; la réponse devrait être, à coup sur, « Défilé de folles ».
Décaler pour mieux choquer ?
Soyons clairs : une Gay Pride ne ressemble à rien d’autre, sinon à une autre Gay Pride et se présente en profond décalage par rapport au monde qui l’entoure et c’est là, selon moi, où le bas blesse. Doit-on s’évertuer à continuer ? A rester en marge ? A afficher, chaque fois plus encore, un spectacle dont les images ne transmettent pas le message initial ? N’oublions pas que le décalage est, par essence, à la base de l’humour.
Un regard neuf ?
Une vraie marche des fiertés serait, à mon sens, moins refermée sur elle-même et sur son milieu ouverte aux idées de droite, aux pédés intravertis, moins extrémiste et surtout, un brin plus élégante. Cassons l’image que près de la moitié des français retiennent ! Oublions ces défilés ridicules et concentrons-nous sur des messages forts, clairs, simples et surtout, soutenons les par des actions ! C’est sur cette note là que je voudrais terminer : j’aimerais saluer le formidable travail des associations LGBT qui sont toutes extrêmement engagées et dont le dévouement n’a d’égal que leur immense sympathie.
Bien à vous tous, et sans rancune…










