Jet lag ain't fun
C’est pas comme si je m’étais levé à 04h20 ce matin, que je m’étais tapé plus de 12 heures d’avion dans la journée vers l’ouest pour finalement arriver au beau milieu de l’après midi heure locale à San Francisco.
Je suis enfin arrivé dans ma chambre d’hôtel (Hilton SVP), je n’ai même pas la force de défaire ma valise, j’ai les yeux complètement explosés et la seule chose que je suis capable de faire c’est d’écrire… Écrire que je me sens perdu. Que je cherche un peu partout une référence connue : une image, un son, une voix… Un email même… ! Mais je n’ai rien du tout.
Mon téléphone pro est HS, et le décalage horaire ne me permet pas d’appeler si tard vers la France. Ces deux semaines seront éprouvantes. La dernière fois que j’ai ressenti ça c’était y’a deux ans en Espagne lorsque j’y suis allé (seul) la première fois. Car c’est bien ça le truc. C’est que je suis seul. Personne à qui raconter ma vie, personne à écouter, personne avec qui échanger.
J’espère juste que le WE sera clément et sympa. Ici le temps est absolument merveilleux et, soyons clairs, je fais tache avec mon gros manteau Zara.
Sans me relire, je sais que ce papier sera aussi décousu que le bordel qui règne en ce moment dans ma tête. Je veux un câlin. Et entendre doucement ta voix dans le creux de mon oreille, te dire que je t’aime et me sentir moins seul…








