Ca me poursuit depuis des jours, dix, peut-être plus à vrai dire je ne sais plus. Ce que je ressens ne s’écrit pas, ne se dit pas non plus, mais peut se lire sur mon visage ou dans les nuits que j’essaie de faire durer le plus longtemps possible. C’est une de ces périodes où je jette la caméra devant moi en regardant mon passé. Une de ces périodes où je repense, relis et ressasse tous les éléments qui m’ont conduit où je suis aujourd’hui en les comparant à ceux que j’aurais du mettre en place pour arriver là où j’aurais vraiment voulu être. Sans vouloir être alarmiste, mon tableau est un peu noir. Un peu plein du vide que tout le monde cherche à combler.

Ou bien je me trompe… Peut-être suis-je complètement à côté. J’aimerais, je ne sais pas. Peut-être est-ce juste le boulot, un peu trop, trop longtemps, ou tout simplement sa nature : garder le sourire en permanence, paraitre l’honnêteté, se challenger d’un jour sur l’autre en rêvant tous les matins de la plage de sable fin sur laquelle je viendrai m’allonger.

Ou bien je me trompe, encore, et j’aurais juste besoin de renouveau, un peu de ce truc pimenté qui vous fait sortir du lit, vous pousse et vous donne envie… Tout est flou pour moi aujourd’hui et, dès que j’essaie d’y voir plus clair, je vois une échéance, un verre d’eau que l’on rempli au goutte à goutte et qui ne tardera pas à déborder ou imploser avant de renaître… Ailleurs.

Le problème, c’est le choix.