Je regarde un jeune homme dans un escalier de la gare de Perrache, picoler seul sa vodka orange. Ça m’inspire : à défaut d’avoir des vacances, un peu de picole devrait me faire le plus grand bien. C’est que, faut bien l’oublier la crise, mon salaire de misère et ma déclaration d’impôts !

Du coup je vais peut-être défiler moi aussi le 1er mai prochain. Après tout, tout le monde le fait et les magasins sont fermés. Et puis faut s’occuper et ça me permettra de me plaindre encore une fois que je veux plus de sous. Car (et ça j’y pensais tout à l’heure en prenant le train), je me dis que je préfère ne pas avoir qu’avoir au rabais. Prenons l’exemple d’une voiture. Il est acquis que je n’en ai pas. Et bien (et c’est surement pour me faire une raison), je préfère encore ne pas en avoir que me taper un truc pourri (genre la ZX que papa a revendu, merci au passage !). C’est un way of life qui en vaut un autre…

Voilà, sans transition : nouvelles technologies. C’est en tapant mon nom dans Google que je me suis rendu compte qu’Internet appartient à ceux qui savent l’indexer. Et, comme je ne suis pas de ceux que l’on attrape facilement, j’ai décidé de renforcer un peu plus les griffes du filet de mes données persos. Prochainement, la migration de mon blog politico-catalano-estudiante vers une structure moins connue (et même gratuite !)pour en dilapider le nom de domaine afin de dissocier toute liaison entre mon nom, celui de notre président et le mouvement politique qu’il a dirigé un petit bout de temps. C’est inévitable : le contrôle de mon patronyme passe inéluctablement par la destruction. Il n’y a que ce site que je laisserai perdurer en prenant soin, chaque fois, de ne rien laisser transparaître sur mon identité. L’idée c’est que je préfère céder à la faciliter de raconter ma vie dans cet espace plutôt que de tomber dans le pathétisme de le faire sur mon profil FaceBook ou même encore dans mon pseudo MSN. Bref, on l’aura compris : je suis en manque d’anonymat.

La semaine prochaine nous aurons le plaisir de recevoir, pour les sorties de leurs livres respectifs,  François Bayrou et François Chérèque. Nous tenterons de justifier leur existence sans celle de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs j’annonce : d’avance, je ne m’excuse pas…