Enfin, j’ai compris pourquoi je n’aime pas que l’on me souhaite mon anniversaire. Les raisons s’expriment sur trois niveaux. Je vais tenter de les coucher par l’écriture.

Niveau 1 : On ne fait pas l’apologie de la vieillesse, du quart de siècle et plus généralement du temps qui passe.

  • Vieillir équivaut à perdre tout un tas d’avantages. Le dernier millésime me fait perdre l’accès au tarif jeune d’Air France et clôture mon Livret Jeune.


Niveau 2 : Souhaiter un anniversaire aujourd’hui relève plus de l’hypocrisie que d’un sentiment sincère.

  • Internet, Facebook et autres calendrier dématérialisés sont là pour collecter, anticiper et alerter la moindre date évènementielle faisant peu à peu disparaître et / ou atténuer toute pensée sincère, vraie et préparée. Voila pourquoi fêter mon anniversaire avec un peu de retard témoigne selon moi, plus d’amitié et d’affection.
  • A quoi sert-il d’avoir un wall Facebook plein à craquer de doux messages lorsqu’on sait qu’il existe des applications capables d’envoyer automatiquement un petit mot sympa, le jour J, sans même se donner la peine d’y penser ?
  • Que dit-on vraiment lorsque l’on souhaite « Bon anniversaire » sinon « Bonjour, je n’ai rien à te dire mais bon anniversaire ! » ?


Niveau 3 : La date de naissance fait partie des données immuables d’un être humain.

Étonnante banalité. Et pourtant. Quand on sait que :
  • J’ai changé de prénom
  • Je vais changer de nom
  • Je défie plus généralement toute autorité parentale et / ou familiale

Je comprends mieux pourquoi aujourd’hui, je « fête » mon anniversaire avec (tout au plus) un mois de retard sur le calendrier et ce, depuis 11 ans.


L’anniversaire est un symbole. Celui d’une obligation, d’un choix volé, et représente, pour moi, le dernier bastion écrit d’une autorité parentale bien dressée.


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