Matinée un brin nostalgique. Presque 10 heures de sommeil dans le sang, une énergie à toute épreuve et un moral d’acier constituent mon fer de lance de la journée. Sauf quand… Je rêve de Soleil ! Je ne sais pas d’où m’est venue cette idée. Celle de regarder une à une l’ensemble des photos que j’ai moi-même prises il y a quelques mois, alors que j’étais en [Espagne|tag:Espagne], durant la belle saison. Mon regard s’est perdu dans les pixels chatoyants des palettes catalanes, mon esprit est parti, l’espace de quelques secondes, hors frontières, sur une plage, celle de Sant Feliu… Ca me manque. D’autant plus qu’ici en France, à Lyon, le froid ronge chaque jour un peu plus la douceur de mes mains malgré le régime Neutrogéna que je leur impose. [((/public/Girona_small.jpg| |C))|/public/Girona.jpg|fr] J’ouvre mon placard. Que contient-il ? Vestes, T-Shirts et autres polos d’été colorés importés tout droit de la péninsule. J’ai bien entendu laissé chez papa-maman l’ensemble de ma collection de pulls en laine et cols roulés coton. Stupide ! J’ai froid ! Le chauffage tourne à plein régime. J’écoute Scissor Sisters, c’est ma lumière de la matinée. Je suis en forme. Marre de l’hiver ! Je veux du [soleil|tag:soleil] ! Un peu de chaleur lorsque je mets le nez dehors ! Et si le printemps commençait par une belle rencontre ? Mince, ce n’est pas encore le printemps… Mais je sais déjà que la rencontre s’appelle L.
J’hésite, j’hésite… Que faire ? Ne pas faire ? Partir ? Pas partir ? Pour combien de temps ? Retour en arrière : moins d’une semaine après ma [démission|tag:démission], je réponds à une offre d’emploi dénichée (de mémoire) sur le site de l’APEC. Elle est alléchante : Consultant Métier / ERP. Débutants acceptés voire préférés, mobilité internationale requise, première expérience réussie dans l’implantation de modules Oracle, anglais obligatoire, seconde langue demandée. Je suis le candidat idéal pour l’offre (à priori) idéale. C’est mon premier entretien d’embauche après ma démission. Lundi 26 novembre 2007, direction Neuilly sur Seine, l’entretien dure 30 minutes et se déroule exclusivement en anglais. Pas de questions pièges : on cherche d’abord la compétence (surtout linguistique) avant d’analyser la personnalité. Mes interlocutrices ne me font pas de cadeau : l’américaine use de son accent sans toutefois tomber dans le piège facile de la machine à paroles incompréhensibles. J’ose, je réponds, j’explique, je décris, j’expose, j’écoute. Je pensais mon niveau d’anglais éliminatoire. Il n’en fut rien ! Trois jours plus tard, coup de fil des ressources humaines. Ma candidature est retenue : on m’adresse une proposition d’embauche par mail dans les minutes qui suivent. ((/public/pluie_lemoipourtoi.jpg|pluie_lemoipourtoi|C)) Désenchantement : le poste est basé à [Lyon|tag:Lyon] et le salaire se trouve logiquement amputé des faveurs de la région parisienne. On m’explique que la formation à mon nouveau travail pour m’adapter aux méthodes de l’entreprise se déroule intégralement à Lyon mais qu’au final, le travail ne changera pas puisque du lundi au vendredi je ne serai jamais @home, comprenez toujours en déplacement et suffisamment loin pour ne pas à revenir la semaine. On me parle de gros contrats signés pour l’Europe du Sud, de l’[Espagne|tag:Espagne]… Mon sang ne fait qu’un tour. Négociation salariale impossible (au début), négociation géographique envisageable à l’avenir. Mais le résultat est là : je devrais vivre un certain temps à Lyon avant de profiter des déplacements si chers à mon envie et avant de ne pouvoir venir éventuellement à Paris… A l’heure où j’écris ces mots, je n’ai pas encore pris ma décision et j’ai encore 4 ou 5 entretiens à passer cette semaine parmi de grosses pointures du conseil en management des systèmes d’informations. Puisse la nuit et le temps m’éclairer rapidement et me guider vers la décision qui, au final, conditionnera probablement les prochaines années de ma vie.