Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay. Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs. Bienvenue sur Le Moi Pour Toi.

dimanche, novembre 9 2008

Dieu, comme j’aimerais… !

Dire les choses simplement, vraiment. Les montrer. Aimer. T’aimer. Au grand jour… C’est tout simple, presque normal, presque naturel. Et pourtant.

Pourtant, les yeux sont là, omniprésents. Jaugeurs et juges d’une relation que la société a encore du mal à accepter.

Dieu comme j’aimerais, moi aussi, pouvoir te serrer dans mes bras à la descente d’un train, prendre ta main dans la rue, te dire que je t’aime chaque fois que j’en ai envie.

Dieu, comme j’aimerais, un jour, pouvoir t’embrasser publiquement sans que les regards inquisiteurs des badauds ébahis ne dissimulent à la fois dégoût, haine et pitié.

La vie est ainsi faite. Malheureusement. Ou pas… La retenue publique permet au moins d’apprécier l’intimité cachée. C’est lorsque la porte se referme sur nos corps enlacés, que mon amour s’exprime, sans limite, intensément et passionnément...

Si les oiseaux se cachent pour mourir, les amoureux se cachent pour exister.

mercredi, septembre 24 2008

Sexy Coma

Mode Névrotique On

Il y a des nuits où les « Dont’ Loose the Magic », « What a Wonderful World » et autres Re-Edit de « Lola’s Theme » ne suffisent plus à faire oublier les cauchemars. Des nuits où le sommeil ne vient pas. Des nuits où l’éveil et la fatigue sont plus doux que l’assoupissement.

Je pense à toi, Maman. A toi C., ma chère filleule et à ton père. A vous aussi D., M. et P.. Penser est bien la seule chose que je puisse faire de loin.

Mais au-delà de la souffrance réelle que vous endurez, je réalise à quel point le fil qui nous raccroche à la réalité peut être fragile. A quel point, d’un instant à l’autre, tout peut s’arrêter ; Que l’on ait 20, 23 ou 50 ans… Et à quel point aussi mon discours est éloigné de tout l’amour que j’ai pour vous tous.

Les saloperies de la vie ne sont pas que pour les autres, on ne les voit pas que dans le journal de 20 heures ou dans les bouches de gens plus ou moins connus… C’est d’ailleurs lorsqu’on s’y attend le moins qu’elles vous frappent, vous emportent et vous asphyxient…

La morale de mon délire nocturne est double, voire triple ou même quadruple. Premièrement : céder à l’hypocrisie des vœux de nouvel an dénote plus de peur que d’intérêt. Secondo, apprendre à ne rien regretter en ne remettant jamais au lendemain ce que l’on peut faire la nuit même. Enfin, ne jamais hésiter à dire à ceux qui nous sont proches qu’on les aime profondément.

Mode Névotrique Quasi-Off