Chaque mois de janvier est l’occasion pour moi de souhaiter à tous mes lecteurs une bonne et heureuse année… Chaque mois de janvier ou presque : encore faut-il croire, même un instant, en ce que l’on souhaite. Cette année, je n’adresserai pas mes vœux : trop hypocrite, trop déraisonnable, trop malhonnête presque…
Les raisons en sont toutes simples : FlashBack.
Décembre, la tension monte : je prends un an de plus, mon job bât de l’aile et mon cœur s’enferme… J’approche de la fin de ma période d’essai. Je doute. Je me demande si j’ai (de nouveau) fait le bon choix. C’est naturel, dans une petite boîte, il vaut mieux que tout le monde soit sur la même longueur d’onde pour avancer… Ce n’est justement pas mon cas et, d’un point de vue strictement professionnel, je me demande si je pourrai continuer à cautionner mon environnement de travail. Les vacances passent sur ces premières questions et je décide, début janvier, à ma propre initiative, de prolonger ma période d’essai de trois mois supplémentaires. L’avantage ? Je peux, pendant ce temps, quitter la société en seulement 48 heures…
J’userai de ce droit très certainement : je ne me prédis pas plus de deux semaines supplémentaires à compter d’aujourd’hui dans cette société. J’ai de nouveau échoué, et même plutôt deux fois qu’une car j’ai préféré, devant un élan d’énergie et d’optimisme, démissionner de ma précédente entreprise et renoncer à quelques dizaines de milliers d’euros de prime… La morale de cette histoire ? C’est que, comme d’habitude, le problème, c’est le choix. Savoir faire les bons et les comprendre, c’est s’assurer de voir plus loin. J’ai échoué. Tâche à moi de ne pas recommencer… Et de retrouver quelque chose de solide.
Sentimentalement ce n’est pas bien mieux… A défaut de vivre une vraie relation, je continue de me contenter de l’open relationship que Quentin, mon kiné belge, m’a proposé à la fin du mois d’août dernier. Quentin, c’est ce garçon aux yeux lapis-lazulis qui a su, en quelques semaines à la fin de l’été, refaire gonfler mon cœur et mon égo. J’appréhendais, pour la première fois de ma vie, la pure notion de « couple libre ». Voici la définition que nous en donnions l’un et l’autre, d’un commun accord : lorsque nous étions ensemble, nous vivions comme un couple mais, lorsque nous ne l’étions plus, séparés par la distance géographique, nous pouvions nous accorder, si nous le souhaitions, les écarts qu’une vie conjugale rangée ne pouvait tolérer. Deal. Va pour ça…
Ça, c’était début septembre… La suite, elle est connue, elle est écrite : elle est mêlée d’insomnies, de questionnements, et de retournements sentimentaux : mon cœur n’a pas su, au fil du temps, garder la même ligne de conduite envers Quentin… Je me suis attaché, naturellement, mais de manière raisonnée. Je ne me suis pas donné, mais j’ai ouvert des portes… Sans succès.
Début janvier, il y a quelques jours le couperet tombe : je demande une explication que je peine à obtenir : la fuite est tellement plus facile ! L’échange se fera par SMS, un soir de semaine : je ne suis pas et ne serai jamais celui dont il a besoin. La réponse est dure, brutale, et pourtant terriblement sincère. L’open relationship n’aura duré « que » 4 mois…
Alors, au-delà de la simple histoire, qu’est-ce que tout cela signifie ? Plusieurs choses à mon sens :
Le première, c’est que je ne suis pas (à priori) fait pour « supporter » une relation dite « libre » car je penche, naturellement et inéluctablement vers un idéal incompatible avec la notion.
La seconde, c’est que je m’évertue à jouer les princesses de l’amour. Celles qui, trop exigeantes et probablement peu lucides, sont incapables de se satisfaire de ce que la vie saura et pourra leur donner… Ça s’appelle être exigeant, ou savoir ce qu’on veut… Cela me joue des tours, j’en paie aujourd’hui le prix : rester un maximum connecté sur les sites de rencontre pour tenter de trouver celui avec qui je pourrai reconstruire une pyramide…
Si en plus on ajoute à cela quelques soucis de santé suffisamment pénibles pour me faire dépenser actuellement plusieurs centaines d’euros en consultations et traitements divers, on comprendra alors aisément que je ne souhaiterai à personne mes meilleurs vœux pour la nouvelle année.
Argent, santé, amour, bonheur… Moi je dis Fuck ! Fuck 2010 ! Mais s’il vous plaît, apportez-moi des jours meilleurs…

Je me dis qu’il faut parfois avoir du courage pour reprendre la plume et écrire. Je me dis qu’il faut du courage pour tout, tout le temps, et pour toute chose :
- Du courage pour se lever le matin,
- Pour payer son loyer,
- Pour croire en l’Autre,
- Pour se réchauffer le soir, seul dans son lit,
- Pour croire que sa vie sert vraiment à quelque-chose.
Aujourd’hui rien n’a vraiment changé : je continue de croire que ma vie reste arrêtée sur un échec et qu’il m’est difficile de m’en relever : je ressens toujours au fond de moi l’odeur de la trahison dont mon cœur a souffert mais aussi, et ça c’est plutôt nouveau, le besoin et l’envie de me reposer.
L’envie de me dire que je peux peut-être recommencer, avec quelqu’un si possible, ou seul, pourquoi pas…! Je suis donc en train de retrouver mon way of life d’il y a 3 ans… Celui qui me disait que ma vie n’appartenait qu’à moi-même et que je n’avais de compte à rendre à personne. Celui qui me faisait croire que j’étais fort, très fort, plus que n’importe qui d’autre mais qui avait au moins le mérite de me faire rêver…!
The Cure and The Cause ?
C’est le titre d’une chanson que j’ai écoute des centaines de fois il y a justement 3 ans… Et que j’ai redécouvert ce week-end… !
Le remède ? Lui. Et l’amour qui va avec.
La cause ? Une profonde solitude, ou isolement.
Je terminerai par ces quelques phrases, dont je ne suis pas l’auteur, mais qui témoignent, je pense, d’une étonnante lucidité (ou résignation, voyez cela comme bon vous semble) et d’une volonté de passer, peut-être, à autre chose… :
Just a few things before I head on my way
You are wonderful and good when you want to be
You are what I want but not what I need
And you are no good for me
But you are the cure, oh yeah, and you are the cause of my blues
Cure me, cure me…

Cette question-là, je me la pose depuis quelques semaines désormais. Mais, avant d’essayer d’en trouver la réponse, je dois d’abord comprendre pourquoi elle est arrivée dans mon esprit. C’est au départ ma solitude qui me pousse à me la poser. Une solitude pesante lorsque l’on comprend ma vie est mes aspirations (tout est question de pyramide et de schémas). Je me la pose car mon esprit s’égare, que des larmes coulent encore et que mon cœur va mal. Je me la pose car je change, indubitablement, que mon corps aussi change et que l’insomnie revient subrepticement s’installer dans mon quotidien.
L’insomnie, reine de tous mes maux et de l’existence même de plusieurs de mes écrits, agit sur moi comme une hormone, une drogue, un bloqueur de récepteurs qui pousse mon cerveau à la suractivité nocturne. Le résultat ? Beaucoup de questions et presque autant de réponses. Oui, l’insomnie n’a pas que des mauvais côtés. Elle m’apprend à me connaître et ce faisant, à me dépasser.
Soyons honnête : je subis encore aujourd’hui les conséquences de ma rupture. La destruction de l’entité « couple » dans les premiers étages de ma pyramide de vie a eu l’effet dévastateur d’en entraîner l’écroulement. J’essaie aujourd’hui d’en redessiner les plans sur les ruines de son glorieux passé mais, dans l’hypothèse que je ne parvienne pas à la reconstruire (dans les temps), je suis contraint d’élaborer l’éventuel plan B. Celui-ci passe forcément par la redéfinition de mes fondements et du redessin des fondations de la dite pyramide.
C’est quoi l’amour ? Est-ce dire à sa mère qu’on l’aime ? Caresser son chat avant de s’endormir ? Pleurer lorsque l’on perd un être cher ? Peut-être. Je suppose que c’est un peu tout cela, mais en partie seulement. Car je distingue plusieurs formes d’amour : l’amour que l’on éprouve naturellement pour ses proches, sa famille de sang, l’amour quasi éternel que l’on donne et l’on reçoit de ses amis et enfin, l’amour ultime, celui que le corps et l’esprit sont capables de donner à l’être aimé.
Cet amour ultime et exclusif, je l’ai ressenti pendant deux ans. Et c’est clairement sa force et son magnétisme qui assuraient la stabilité et la cohérence de ma pyramide. En d’autres termes, et pour être vraiment clair, je sais aujourd’hui ce que signifie pour moi Être Amoureux.
Être Amoureux, ce n’est pas simplement penser à l’autre personne, aimer être à ses côtés, réclamer sa présence, ses messages, rechercher son odeur et sa chaleur… Être Amoureux signifie pour moi être capable de mourir pour l’autre. Et je comprends seulement aujourd’hui, avec tout le recul et l’humilité que je dois nécessairement prendre, que je l’ai réellement vécu.
Oui, j’ai aimé à en mourir.
Oui, je regrette que cela soit terminé.
Oui, je crois que plus jamais dans ma vie je ne serai capable d’aimer autant et si fort.
Tout ça, c’est du gâchis. Un immense gâchis…

Dire les choses simplement, vraiment. Les montrer. Aimer. T’aimer. Au grand jour… C’est tout simple, presque normal, presque naturel. Et pourtant.
Pourtant, les yeux sont là, omniprésents. Jaugeurs et juges d’une relation que la société a encore du mal à accepter.
Dieu comme j’aimerais, moi aussi, pouvoir te serrer dans mes bras à la descente d’un train, prendre ta main dans la rue, te dire que je t’aime chaque fois que j’en ai envie.
Dieu, comme j’aimerais, un jour, pouvoir t’embrasser publiquement sans que les regards inquisiteurs des badauds ébahis ne dissimulent à la fois dégoût, haine et pitié.
La vie est ainsi faite. Malheureusement. Ou pas… La retenue publique permet au moins d’apprécier l’intimité cachée. C’est lorsque la porte se referme sur nos corps enlacés, que mon amour s’exprime, sans limite, intensément et passionnément…
Si les oiseaux se cachent pour mourir, les amoureux se cachent pour exister.

Mode Névrotique On
Il y a des nuits où les « Dont’ Loose the Magic », « What a Wonderful World » et autres Re-Edit de « Lola’s Theme » ne suffisent plus à faire oublier les cauchemars. Des nuits où le sommeil ne vient pas. Des nuits où l’éveil et la fatigue sont plus doux que l’assoupissement.
Je pense à toi, Maman. A toi C., ma chère filleule et à ton père. A vous aussi D., M. et P.. Penser est bien la seule chose que je puisse faire de loin.
Mais au-delà de la souffrance réelle que vous endurez, je réalise à quel point le fil qui nous raccroche à la réalité peut être fragile. A quel point, d’un instant à l’autre, tout peut s’arrêter ; Que l’on ait 20, 23 ou 50 ans… Et à quel point aussi mon discours est éloigné de tout l’amour que j’ai pour vous tous.
Les saloperies de la vie ne sont pas que pour les autres, on ne les voit pas que dans le journal de 20 heures ou dans les bouches de gens plus ou moins connus… C’est d’ailleurs lorsqu’on s’y attend le moins qu’elles vous frappent, vous emportent et vous asphyxient…
La morale de mon délire nocturne est double, voire triple ou même quadruple. Premièrement : céder à l’hypocrisie des vœux de nouvel an dénote plus de peur que d’intérêt. Secondo, apprendre à ne rien regretter en ne remettant jamais au lendemain ce que l’on peut faire la nuit même. Enfin, ne jamais hésiter à dire à ceux qui nous sont proches qu’on les aime profondément.
Mode Névotrique Quasi-Off
