Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay. Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs. Bienvenue sur Le Moi Pour Toi.

lundi, février 2 2009

Jet lag ain't fun

C’est pas comme si je m’étais levé à 04h20 ce matin, que je m’étais tapé plus de 12 heures d’avion dans la journée vers l’ouest pour finalement arriver au beau milieu de l’après midi heure locale à San Francisco.

Je suis enfin arrivé dans ma chambre d’hôtel (Hilton SVP), je n’ai même pas la force de défaire ma valise, j’ai les yeux complètement explosés et la seule chose que je suis capable de faire c’est d’écrire… Écrire que je me sens perdu. Que je cherche un peu partout une référence connue : une image, un son, une voix… Un email même… ! Mais je n’ai rien du tout.

Mon téléphone pro est HS, et le décalage horaire ne me permet pas d’appeler si tard vers la France. Ces deux semaines seront éprouvantes. La dernière fois que j’ai ressenti ça c’était y’a deux ans en Espagne lorsque j’y suis allé (seul) la première fois. Car c’est bien ça le truc. C’est que je suis seul. Personne à qui raconter ma vie, personne à écouter, personne avec qui échanger.

J’espère juste que le WE sera clément et sympa. Ici le temps est absolument merveilleux et, soyons clairs, je fais tache avec mon gros manteau Zara.

Sans me relire, je sais que ce papier sera aussi décousu que le bordel qui règne en ce moment dans ma tête. Je veux un câlin. Et entendre doucement ta voix dans le creux de mon oreille, te dire que je t’aime et me sentir moins seul…

samedi, janvier 24 2009

Chantilly Cranberries

C’est au dessus d’un épais manteau nuageux que ces quelques lignes sortent de mon cerveau. La musique sur mes oreilles pour cacher le bruit des moteurs en est probablement l’élément déclencheur. Je pense.

Je pense à ce vol qui me reconduit chez moi. Je pense au suivant, encore le même, direction Metz-Nancy, la semaine prochaine, la cinquième consécutive. La dernière. Il était temps. Vraiment. 25 jours dans le nord constituent probablement la limite supérieure que mon esprit peut encore tolérer.

Et puis il y a la suite. Un vol, encore un ; Mais cette fois beaucoup plus long. Il me conduira en Californie, San Francisco. Une première. Et le jeu doit durer deux semaines sans retour prématuré. C’est excitant, terriblement. Presque terrifiant tant je sais la tâche difficile à l’arrivée. Cette opportunité en or, je la dois à ma chef à qui j’ai martelé toute l’année dernière que les missions « placard » et à bas prix dans la campagne profonde ne suffiraient pas pour me garder. Je veux du défi, à l’étranger, dans d’autres langues, sur des choses inconnues. San Francisco, c’est ça, exactement. Ni plus, ni moins. Juste ce que j’ai demandé. Alors j’y pense beaucoup, en essayant d’oublier que je ne verrai probablement pas mon chéri de tout le mois de février. L’explication est simple : même avec un retour le vendredi après midi en Californie, il devient difficile de passer une Saint Valentin digne de ce nom. Si en plus on considère que je dois reprendre l’avion le dimanche soir pour le Havre et que je passerai de nouveau (et très probablement) le week-end là bas, on comprendra vite que je passerai, sommes toutes, une seule et unique nuit à Lyon au mois de février. Le comble, c’est que mon lit sera vide et que je devrai le réchauffer seul. Une vie de bohême est ainsi faite : pleine d’aléas, de contretemps, mais aussi de surprises et d’instants magiques.

Ceci dit, je sais pertinemment que tout peut encore changer : j’ai dans la tête, depuis quelques mois déjà, de poser ma lettre de démission sur le bureau de mon patron. Elle est prête. Il ne reste plus qu’à mettre une date dans la zone vide en haut. C’est comme ça. On ne me refera pas…