Il y a des soirs comme ça
Il y a des soirs comme ça où je sais que je ferais mieux de me foutre au lit au lieu de me mettre à écrire… Mais en même temps, nous sommes le 04 juillet 2008. Et alors, me dira-t-on… ? Et bien c’est simple : je suis Lyonnais depuis plus de 6 mois ! Et en plus, on connait mon aversion pour les bilans. L’occasion m’est donnée d’en réaliser un chargé. Je ne vais pas me gêner.
Six mois d’une nouvelle vie
Je me souviens encore. Tout a été tellement vite. J’ai hésité si peu de temps lorsque je tenais cette proposition d’embauche dans les mains ! Je voulais Paris, j’habite à Lyon. Je relis mes anciens articles avec un sourire en coin, le genre de ceux qu’on utilise pour marquer une sorte de satisfaction, de victoire, d’autosuffisance.
Aller je résume
Janvier. Hiver. Froid. Nouveau. J’en ai plein les yeux. Mon appartement est moche mais c’est pas grave : j’ai prévu d’en changer rapidement. Mon nouveau taf me plaît. J’apprends. Très vite. Je retrouve P. Une putain de vraie amitié est née, le genre qu’on oublie pas et qui est toujours là, surtout quand on en a besoin.
Février. Après avoir succédé sans succès les rencontres, je découvre L. Un jeune homme avec qui le courant est passé de suite… Mais reparti aussi vite. Deux semaines. Pas plus. Une expérience courte mais qui m’aura toutefois donné l’occasion de garder une personne de confiance. Puis février passe et, tout s’emballe.
Mars. Première mission hors bureau. Les journées sont longues. Les déplacements arrivent. Je redécouvre Paris et les joies des aéroports. Il fait beau. Je m’en souviens. Le temps n’est pas immonde. L’occasion rêvée pour rencontrer C. dans un parc bien connu des Lyonnais. Nous sommes alors, tout début mars… Un dimanche ensoleillé.
Avril. « Oubliez tout ce que vous connaissiez avant et écrivez… ». Touché. En plein cœur. Même pas mal. Juste… Unexpected. Après ce que j’avais longtemps soutenu, je ne pensais pas que cela puisse encore et surtout déjà m’arriver : j’aime. Profondément. Entre temps, mon appartement se fissure et les complications arrivent…
Mai. Je rends visite à ma famille. Le temps passe. Toujours du boulot. Déjà deux mois qu’il m’a embrassé… ! Déjà… ! J’ai l’impression que c’était hier. J’aime toujours autant Lyon. Mais c’est au soleil et accompagné que je découvre Marseille. Nouvelle mission. Je pars en Suisse. Dans trois jours.
Juin. Passé en quasi-totalité hors frontières, au pays des vaches violettes… J’y gagne une bonne dose de pression et de très bons souvenirs culinaires. Les week-ends sont courts. C. passe ses exams. Il me manque. Je l’aime. Suite des complications. Un déménagement temporaire est annoncé.
Juillet. Il vient de commencer. Je lui souhaite autant de rebondissement, de stress, de pression, de vitesse, de bouleversements que tous les mois précédents.
Bien à tous ceux qui m’ont lu et me liront encore,








