Il y a deux semaines, j’écrivais ça.
Aujourd’hui, j’attends encore la suite de ce fil de SMS :
(…)
« Je t’embrasse mon chéri. Prends soin de toi. Tu peux m’écrire des SMS quand tu veux.
_ Oui oui je sais ^^ Je t’écris plus tard car j’ai trop mal là » (au dos, coup de soleil, ndlr).
Ça va faire deux jours que j’attends la réponse…
Nous sommes dimanche, il est 13 heures, et je prépare mon déjeuner : quelques pâtes avec du jambon blanc et une part de saucisson brioché acheté il y a quelques minutes sur le marché.
Je pense à toi.
Je pense à toi car je réapprends à vivre seul… En effet le dimanche était l’occasion pour nous de préparer un dîner sympa, rien que pour tous les deux. Désormais, je n’ai plus l’envie de préparer quoi que ce soit : la facilité a pris le pas sur le plaisir et mon repas répond plus à l’assouvissement de besoins physionomiques qu’à l’envie de passer un moment agréable ou de partage. C’est comme ça… Mon verre de Bordeaux à la main, devant nos dessins animés favoris, je repense à ta présence passée et à ton sourire réconfortant. Parfois même, il m’arrive de t’appeler, à haute voix et t’imaginer me répondre derrière moi. Je dois être un peu fou. Ou fou amoureux. Peu importe, le résultat est le même car, lorsque je prends conscience de ton absence, je mesure à quel point ma vie est devenue, au fil des années, self-oriented, plate et monotone.
Tu as le courage de prendre la tienne en mains et de l’ouvrir aux autres. Cela t’offre toute l’évasion et la chaleur dont tu as tant besoin et force mon admiration.
Va et pense à moi, parfois. Tu es le seul qui me permette d’espérer des jours meilleurs.

Je ne devrais pas écrire ce post : j’ai dormi 2h30 la nuit précédente après avoir bu et dansé toute la nuit, j’ai passé la journée dans un parc d’attractions, je suis claqué, j’ai des cernes, des rides, et beaucoup de retard puisque je dois encore repasser, préparer ma valise pour partir demain matin de bonne heure, manger et surtout dormir…
Je ne devrais pas écrire ce post mais j’en ai besoin. C’est viscéral et de toute façon, ça sortira d’une manière ou d’une autre. Il s’est passé beaucoup de choses depuis deux semaines. Beaucoup de hasard, mais pas que… Beaucoup de bonheur aussi, un peu de rêves, un peu de joie, mais suffisamment peu pour que j’éprouve le besoin d’écrire…
Un avion involontairement raté aura finalement été la cause du petit nuage que j’ai croisé récemment. Je cherche un peu de sincérité et de stabilité. Deux petites choses indispensables à mon bon fonctionnement. J’ai besoin d’avoir quelqu’un à qui écrire et parler le soir avant de me coucher, besoin de savoir que quelqu’un est là pour moi, surtout quand la fatigue et le doute s’installent dans la noirceur d’un dimanche soir.
Sincérité ? Parce que j’aime les gens vrais et honnêtes, avec eux-mêmes d’abord et avec les autres.
Stabilité ? Parce qu’il est bien plus difficile d’en trouver que toute autre chose dans le « milieu » gay.
Apprécie-moi comme je suis et j’apprendrai à te connaître. Donne moi de ce joli mélange et je te promets d’emporter mon cœur au-delà du passé…
J’ai retrouvé un peu de sommeil ces derniers jours. Pour la première fois depuis plus de 3 mois, j’ai eu la chance de dormir 7 heures d’affilée, deux nuits de suite. Une première, un miracle. Mon corps tente de se redessiner un rythme normal, pourquoi pas moins excessif, plus juste et plus équilibré. Je sais pourquoi je dors un peu mieux… Parce que j’ai retrouvé un peu d’espoir, un peu de cette flamme qui, même noyée, finit toujours par se rallumer d’elle-même. Elle est encore toute petite mais, bien alimentée, elle pourra redevenir grande…

Aujourd’hui dimanche, le temps est radieux, Lyon est magnifique, je suis chez moi ! [Enfin !]
Je sors de la douche, il est pratiquement 13 heures, je prends le temps… De prendre le temps [Même pas honte !]
Un déjeuner tranquille, un café entre amis, une petite ballade Lyonnaise… Tout un après midi ! [Détente]
Plus tard Il reviendra. Mes lèvres se poseront sur les siennes. Je l’aime. Plus que tout. [Passionnément]
Il y a des jours comme ça. Bon dimanche. [Bien sincèrement]
