Le Moi Pour Toi

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Journal – Suite – Mercredi 11 février 2004

Ce sont 4 pages manuscrites retrouvées plus ou moins par hasard que je retranscris ce soir. Elles ont 4 ans. A l'époque, j'étais jeune. Je découvre en elles les graines de tous les maux qui me rongent aujourd'hui et les publier est une façon pour moi d'en exorciser les démons...


Journal – Suite – Mercredi 11 février 2004, il est 20h06.

Déchiré, anéanti, charmé, envouté et si triste à la fois. Voila comment je me sens aujourd’hui. Tout ça à cause d’un film, d’une salle obscure, et dedans, un monde merveilleux. Peter Pan est un film magique : c’est l’histoire d’un garçon, oui, d’un jeune garçon qui ne peut et ne veut pas grandir. Il aime les histoires de Wendy, une très belle jeune fille ; c’est encore une enfant elle aussi. Ils ne savent pas la chance qu’ils ont, d’abord Wendy, de quitter le monde réel, ce monde d’adultes, de contraintes, ce monde tellement difficile en fait… ! Par magie, elle apprend à voler dans les cieux et découvre le pays imaginaire. Son esprit s’envole vers un nouveau monde, où les enfants sont rois et où le temps semble arrêté. Peter a la chance d’être un garçon magnifique et de ne pas grandit. Il semble si doué, si attachant avec ses grand yeux, qu’on comprend bien vite qu’une petite histoire d’amour va naitre entre nos deux héros. Comme cela semblait magique. Et quand tout semblait perdu, Wendy posa doucement ses lèvres sur celles du jeune garçon. L’amour, ou du moins un sentiment qui y ressemble, venait de naitre en lui : les règles du jeu venaient de changer. Tristement, Peter et Wendy ne restèrent pas ensemble et notre héros resta seul, avec Clochette dans son pays, certes imaginaire, mais désert, sans Wendy, sans amis, sans Crochet… J’aurais été à sa place, j’aurais forcé Wendy à venir avec lui. Mais l’auteur de l’histoire en a décidé autrement. Cette belle histoire, j’aurais voulu que ce soit la mienne : j’aurais voulu être Peter, jeune, beau, presque athlétique. Je veux savoir voler, savoir aller au pays imaginaire, vivre d’autres aventures, jouer encore comme un enfant. Mais tout ça je ne peux pas le faire, je ne peux plus le faire. Si vous saviez comme cela me rend triste. Voyez-vous, j’ai 19 ans bien passés. Je suis, comme on dit, dans l’année de mes 20 ans. Je suis toujours aussi seul, je n’ai pas de Wendy. Je n’ai pas une jolie petite compagne qui vient poser doucement ses lèvres sur les miennes… J’ai l’impression d’être un raté… Je suis un rêveur en fait et on sait bien qu’il n’y a pas de place pour eux en ce bas monde. Quand je rêve, je me dis que je pourrais rester jeune toute ma vie, vivre des aventures de folie en pirate, chercheur d’or comme Picsou, journaliste comme Tintin ou Spirou… Mais non. Ce que je fais ? Je suis taupin dans la forme : adepte de physique, de maths et de plein d’autres choses encore. Mais tout ça n’ouvre pas sur le monde. J’ai l’impression d’étouffer. J’ai l’impression que si, moi aussi, je ne vais pas au pays imaginaire, je vivrai malheureux. Je ne sais pas pourquoi je dis tout ça et pourtant c’est un mal qui me ronge chaque jour un peu plus… Parfois, et là, il paraît que ça devient grave, j’ai envie de tout quitter, ce monde, cette vie, pour aller dans mon monde à moi, ma réalité… Ce fameux film n’a été pour moi qu’un déclic supplémentaire, qu’une occasion supplémentaire pour réfléchir encore une fois au sens et au but de ma vie. Je vais me répéter mais j’ai l’impression que ma vie est déjà terminée, que j’ai déjà vécu tout ce qu’il me semble intéressant de vivre. Mais l’âge crée malheureusement d’autres désirs et ils semblent en contradiction avec ce que je souhaite… Et du moins, à ce que j’aspire. Le monde et le temps évoluent sans me demander mon avis. Et je suis si triste, tellement triste, que j’ai envie de pleurer. J’ai envie de crier par les larmes tout ce que la vie m’enlève chaque jour. J’ai envie de pleurer mon enfance, ma jeunesse et de pleurer mon futur, si incertain, si proche et si loin et si détestable. Je ne me vois pas en vie de famille ; je me demande si je me vois travailler, quoique, si, en fait je me vois bien faire ça… Mais je ne me sens pas capable d’assumer seul cet avenir. Tout ça m’amène naturellement à penser que je dois peut-être trouver l’âme-sœur ; ma raison de vivre en quelque sorte. J’ai peut être besoin de quelque-chose, quelqu’un d’autre que mon Figaro adoré. Pourtant, y’a encore un mois de ça je disais tout le contraire… ! J’étais le plus vaillant défenseur du célibat, le preux chevalier du « Je profite de la vie tant que je suis encore seul » ! Mais maintenant, comme je l’ai dit, j’ai l’impression de ne pas pouvoir l’affronter seul. Si ma vie ne peut plus se vivre dans mon passé ou dans mon imagination, je ne vois que deux possibilités. La première, c’est qu’elle s’arrête là, tout de suite… Et j’y ai déjà et malheureusement pensé… Comme j’ai entendu dire un jour à RTL : « On ne meurt pas pour disparaître, on vit pour exister ». Mais je dois absolument oublier tout ça… Et peut-être plus penser à l’autre possibilité : trouver la fille de mes rêves. Un garçon ? Non, en y réfléchissant, ça pourra pas être possible… Je veux, ou du moins, je sais que j’ai de plus en plus besoin de quelqu’un qui me comprendra bien. D. est à peu près la seule personne en ce monde qui peut prétendre me connaître, il lui manque quelques détails de ma vie, comme vous, je vous rassure. D’ailleurs c’est qui « vous », c’est Moi pour l’instant. Mais D. c’est pas possible. En même temps je me dis que je pourrais jamais trouver : je suis loin, très loin, beaucoup trop loin d’être un beau mec, je le sais bien : je suis bien trop mince et chez moi, muscle rime avec os. Le problème, c’est que c’est pas ça qui va me la trouver, l’âme-sœur ! Et quand bien même une fille s’intéresserait à moi, je crois que mes critères sont beaucoup, beaucoup trop hauts et que je rêve en secret que je trouverai la princesse… Ma princesse… Mon Dieu ! Quel con tu es ! Apparemment, la seconde solution ne semble pas convenir non plus… Pourtant il le faudra ! Je vais en parler à D. Il saura quoi en penser… Merci à toi, ma chère feuille de papier, tu me permets de cracher, vomir et pleurer tout ce qui se cache en moi. Du coup, je deviens plus vulnérable… Merci. M.

  • Par M | vendredi, février 29 2008 | 23:57
  • Commentaires3 commentaires CatégorieAvant, à Orléans... Tagsgarçon, pleurer, rêves, seul
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What Else ?

Il est 18h15. Georges sort du travail. Il saute dans le 58 direction Bellecour. Son programme ? Voir chez Milano si son costume chocolat est prêt. Quinze minutes plus tard, grâce au génie d’un pilote de bus, il est à Cordelier. Sébastien, son coiffeur-styliste dont il est amoureux en secret, se détend avec une collègue assis devant le grand miroir du salon. Il est toujours aussi beau, quoi qu’un peu négligé aujourd’hui : ses cheveux ne sont pas si lisses. Sans être vu, il le regarde, puis s’en va. A quoi bon se faire du mal ? Les hétéros n’ont pas de penchant pour les garçons comme lui. Et puis, Milano n’est pas loin. Et son costume non plus. La boutique est déserte malgré les rabais de plus de 50% encore affichés : les soldes ne sont pas terminés. Georges n’a pas son reçu. Il n’a que son nom, sa taille, la couleur de son vêtement et la date à laquelle celui-ci était sensé être préparé (demain ^^). On le sermonne : il aurait du venir à la bonne date : il aurait beaucoup de chance de repartir avec sa tenue. Bien entendu, quelques minutes plus tard, il ressort, un nouveau costume en main, et une idée derrière la tête : visiter la boutique Nespresso devant laquelle il est passé tant de fois sans jamais oser entrer, et pour cause : sa Magimix n’arrive que samedi prochain… Aussi, imaginant sa machine de bonheur livrée sans combustible et, correctement habillé de la tête aux pieds, il ose et pousse la porte. Il est bien entendu tout de suite reconnu : sa venue date de plusieurs semaines, voire plusieurs mois, on ne sait plus, au juste, à quand remonte sa dernière visite. Les vendeurs se bousculent, mais c’est finalement Marjolaine qui aura le plaisir de s’occuper de lui. Homme ténébreux par nature et mystérieux par essence, il ne choisira que les meilleurs crus arabicas, faisant fi des senteurs légères pourtant si chères à ses admiratrices. Après une petite révision de ses connaissances théoriques et, devant les conseils de sa maîtresse, on lui propose alors une petite dégustation. Déca. Le léger. L’idée de déguster, si tard, un café corsé aurait fait mauvais genre. Barbara lui prépare alors son nectar accompagné d’une dosette de sucre qu’il n’utilisera pas et d’un carré de chocolat noir, le tout, bien entendu, servi dans la vaisselle officielle de la boutique. La journée se termine. Il est épuisé de ne plus dormir depuis un certain temps. Un peu de repos lui fera du bien. Il n’oubliera pas que demain, Marjolaine l’attend pour une autre dégustation : elle l’a invité à savourer les dernières capsules de cannelle qu’elle apportera de sa collection personnelle. Marjolaine est fantastique. Il la sait sous son emprise. Quel homme ce Georges ! Pourtant, demain, en se levant, il redeviendra ce jeune homme banal dont l’activité est presque seule centrée sur son travail. Mathieu-A est son vrai nom.

  • Par M | mercredi, janvier 30 2008 | 22:15
  • Commentairesaucun commentaire CatégorieA Lyon Tagsamoureux, garçon
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30 juin 2005 – 13 aout 2005 : Quand l’absence se fait longue…

Retour à la vie... [Mille excuses]

Tout d’abord, et avant toute chose, je tiens à m’excuser pour le retard de publication dont mes fans (j’en suis sur) sauront m’excuser. Les causes en sont multiples, je vous les expliquerai une par une. Mais ma décision est prise : ce blog ne mourra pas pour la simple et bonne raison qu’il est probablement la bouée de sauvetage qui m’a permis de sortir de l’ombre et de la solitude. Dans le fond, je crois que je lui dois autant qu’à vous. Alors je continuerai… Je continuerai de prendre ma plume et te taper sur mon clavier les mots, les instants, les moments, les impressions, les joies (et les moins bonnes) qui rythment ma vie. J’ai beaucoup de retard à rattraper et c’est pour ça que je me remets au travail…

Nous nous étions quittés le 17 juin dernier. C’était la dernière grosse soirée de l’école. J’avais bu, ma tête tournait, et ma langue s’est délié. J’ai avoué à quelques amis que je sortais avec un garçon. Souvenez-vous : C., une de mes amies proches et B. ont su pour moi… Dès la fin de la soirée, mes grandes vacances commençaient et j’étais assuré de ne pas revoir mes camarades avant fin septembre… J’attendais les retrouvailles avec une légitime appréhension…

J’ai passé les deux semaines suivantes dans un océan de bonheur avec Nicolas… Ce furent les deux seules semaines de vacances que je pus m’accorder. Nous sommes restés à Annecy dans mon appartement et nos journées oscillaient entre les cours de Nicolas, nos sorties, nos bons moments… Je crois que ces 14 jours ont été les meilleurs de mes vacances… (Ah non je me trompe y’a eu mieux encore… !) Nous en avons beaucoup profité et je crois que nous avons bien fait ;-)

 

Jusqu’à ce jour : jeudi 30 juin 2005…

 

Séparation, éloignement, cœur serré et larmes… Ces quatre mots résument à eux seuls cette journée ; il fallait que je rentre chez moi, chez mes parents. Lesquels sont venus me chercher dans la journée et, en quelques heures seulement, j’étais distant de plus de… 500 kilomètres de l’homme que j’aime. Mauvais moment, mauvais souvenir… Mais ils sont là (à mon sens) pour nous rappeler qu’il y en a aussi (et en bien plus grand nombre) des meilleurs…



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30 juin 2005 – 13 aout 2005 : Quand l’absence se fait longue…

 

C’est en larmes que je quitte Nicolas à la fin du mois de juin. J’avais dit que je serai fort, je lui avais dit que je ne pleurerai pas, que je tiendrai le coup, que tous les deux nous attendrons le moment de nous revoir le plus vite possible… Comment oublier cet instant ? Toutes les larmes de mon corps furent expulsées, toutes, sans exception. On s’est promis de nous revoir rapidement dans deux ou trois semaines peut-être… Erreur : il nous fallait attendre le double de temps ! Pourquoi donc me direz-vous ? Tout d’abord parce que les quatre premières semaines du mois de juillet étaient réservées à un stage que j’effectuais en entreprise dans le cadre de ma formation. Et oui : je n’étais pas encore en vacances mais bien étudiant ! Ce n’était pas facile ; j’exerçais un travail assez pénible et répétitif. Je devais me lever relativement tôt et le soir, lorsque je rentrai, il fallait souvent que je me repose un peu une heure ou deux (au moins au début). Nicolas de son coté travaillait et me retrouvait sur MSN dès que nous le pouvions, j’ai même acheté une webcam pour que l’on puisse se voir sur le Net.

C’est là qu’on se rend compte des limites de la dite « communication » : Internet c’est bien, oui, oui, ça rapproche… Mais dans le fond, qu’est ce que j’étais triste de ne pouvoir le voir que dans une toute petite case de quelques pixels sur mon écran. Même le son n’est pas net ; quant à l’image elle devait se brouiller assez rapidement… C’est malheureusement ce qui s’est passé dans la réalité ; ce qui devait arriver arriva, et l’éloignement commença à le faire douter : ne plus savoir où on est, se sentir seul et loin de celui qu’on aime peut faire chavirer le cœur et laisser penser que la flamme est éteinte. Je ne veux pas vraiment me souvenir de ce qui s’est passé… Je ne sais plus précisément quand cela s’est produit, ni ce que nous nous sommes dit mais Dieu sait que j’ai de nouveau beaucoup pleuré et que mon humeur a radicalement changé lors de cette semaine noire. Au point que mes parents eux-mêmes me demandaient ce qui se passait. Ce que je leur répondais ? Que j’étais fatigué et qu’il suffisait que je dorme… Si seulement j’avais dit vrai… Mais le sommeil ne venait pas, la fatigue s’installait de plus belle et le travail était encore beaucoup plus dur… Mauvaise semaine. Elle en annonçait (again) de bien meilleures.

Les nuages noirs se sont dissipés, le soleil est revenu et nous nous sommes accordé une seconde chance. Encore fallait-il concrétiser la chose en se rencontrant dans les plus brefs délais. Malheureusement, je venais de commencer mon nouveau travail de vendeur dans une grande chaine de bricolage et je travaillais intensément, même le samedi… Difficile de trouver un créneau : Nicolas ou moi-même n’avions jamais les mêmes dates. Finalement nous avions jeté les dés, le sort était jeté et c’était le 14 aout 2005 que nous devions nous retrouver, non pas à Annecy, mais à Lyon…

Préparation du voyage, achat de billets de train, réservation d’hôtel, tout était dessiné, réglé, minuté : notre week-end du 15 août allait devenir notre week-end des retrouvailles… Un pur moment de bonheur que je vous laisse découvrir dans la prochaine note.

  • Par M | jeudi, octobre 6 2005 | 16:31
  • Commentaires6 commentaires CatégorieA Annecy Tagsamoureux, garçon
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Create Your HIStory

Un mois. Un mois hier soir que je suis avec mon amour Nicolas. Un mois que je nage en plein bonheur, un mois que je me sens enfin exister.

La note que j'écris aujourd'hui s'adresse d'abord à tous ceux qui sont dans la situation dans laquelle j'étais il y a quelques mois. Les rencontres que j'ai fait sur le net me confirment que cette siuation n'est ni exceptionnelle, ni rarissime. Comme je l'ai déjà écrit, je ne peux pas me permettre de regretter ce que j'ai écrit. Je veux simplement convaincre que tout peu changer : quand on croît avoir touché le fond, quand on croît que notre vie n'est qu'une succession d'échecs, quand la honte finit par blesser le coeur, je veux convaincre que rien n'est perdu.

Create Your HIStory ?

Parce que finalement, chacun est maître de sa situation. A vingt ans passés, majeur et vacciné, j'aurais dû le comprendre bien plus tôt.

Create Your HIStory, car chaque jour nous fait avancer un peu plus loin. En cette période symbolique d'examens, alors que je passais cette semaine les partiels de fin d'année, j'ai de nouveau compris que je franchissais une étape. C'est peut-être une évidence pour certains mais je commence à voir mon destin se paufiner. La lumière succède peu à peu à l'ombre de ces derniers mois.

Create Your HIStory, car chacun est libre de vivre comme il l'entend. Avec un garçon ou pas, ça ne regarde personne. Aujourd'hui j'Aime, je vis, et j'ai envie de profiter de ce bonheur. Je souhaite qu'il ne s'arrête jamais...

J'envisage de plus en plus à publier ici même sur ce blog ce que j'ai écrit il y a un, deux ou trois ans alors que j'étais seul face à mon ordinateur et seul dans ma vie... C'était à Orléans, c'est là où j'ai fait mes premières rencontres avec des garçons... Mais c'était très triste également... C'est presque oublié tout ça... Je n'en reparlerai que si ça peut être utile, si certains peuvent se reconnaître dans mon histoire; ce n'est sûrement pas impossible.

 

Je terminerai par ces quelques paroles de Michael Jackson, King indétrônable du Pop, qui écrivait en 1995 avec sa soeur Janet :

"With such confusion don't it make you wanna scream
Your bash abusin victimize within the scheme
You find your pleasure scandalizin every lie
Oh father, please have mercy cause I just can't take it"

Si vous n'en pouvez plus, Criez-le... !

  • Par M | vendredi, juin 17 2005 | 19:04
  • Commentaires5 commentaires CatégorieA Annecy Tagsgarçon
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Le Moi Pour Toi a été crée le 31 mars 2005 et s'efforce de retracer au fil des mois, l'évolution de la vie ordinaire de son jeune auteur gay.

Depuis mes premiers Coming-Out en passant par ma plus belle histoire d'amour, mon adhésion à l'UMP ou ma passion pour la Bande Dessinée, ce site est d'abord un formidable moyen d'extérioriser ce que j'ai souvent gardé pour moi. Véritable Moi intérieur, il se dévoile pour tous ses lecteurs.

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