licenciement

I’ve the hots for you

Rentrée oblige, Le Moi Pour Toi fait presque peau neuve en soumettant à la lecture publique les idées qui m’ont trotté dans la tête depuis quelques semaines. L’occasion rêvée pour faire un petit tour en arrière et reprendre l’histoire là où je l’ai laissée. Flash-back !

Plan Social Raté

1er juin 2009. Je parie sur mon licenciement. Pire, je m’y résigne. J’extrais mon CV des vieux clusters de mon disque dur, lui refais peau neuve, et le soumets à quelques sites d’embauche. A priori le marché n’est plus le même que l’an passé. Du boulot ? Y’en a moins. C’est un fait. Et le conseil en conduite du changement fait clairement parti des budgets prioritairement amputés par les restructurations d’entreprises. Qu’à cela ne tienne. Je suis prêt à changer, de boulot, de vie, d’appartement, de ville, de pays même !

Inutile.

A la fin d’une dure journée de labeur (si si !), appel de mon chef : je ne suis pas sur la liste noire. « Je reste ! ». Lui en revanche, n’aura pas eu les mêmes faveurs de la direction malgré sa situation familiale.
Officiellement, on m’a gardé pour les 2 critères suivants :

  • Maîtrise de 2 langues étrangères
  • Mobilité Internationale

Officieusement, on m’a gardé pour le critère suivant :

  • Je suis encore en clientèle (et « rapporte » donc de l’argent à l’entreprise)

La surprise fut grande, inattendue et inhabituelle : pratiquement dernier embauché, avec moins de deux années d’expérience et dans la situation familiale la plus profitable pour le ministère des finances, j’étais le candidat idéal à l’éviction. Il n’en fut rien et c’est tant mieux. 

Un copain toujours ( ! ) là : In The House Of Love

La seconde bonne nouvelle, c’est que ma vie va donc toujours bien. Mon architecte favori m’a longuement conseillé sur les possibilités d’évolution de mon palace de 40 m² et il avait bon goût : je vis physiquement au même endroit que l’an passé mais tout est… Nouveau, joli et fonctionnel.

Mon architecte ? C’est mon copain. Je fête avec lui nos 1 an et demi dans quelques jours. Je l’aime. Et a bien du courage quand on sait qu’il est souvent difficile de me supporter… 

Moonwalker

C’est le titre d’un film de Michael Jackson et objet d’un n-ième record de vente au box-office. Juste pour dire que mon deuil est officiellement terminé et que je peux aujourd’hui réécouter du Michael sans penser à tout le reste.
Quand j’y pense, l’Evènement a provoqué chez moi quelque-chose d’anormal, d’inhabituel. J’ai développé un sentiment étrange, que je ne connaissais pas avant : celui d’avoir perdu un être « proche ». C’est certainement très idiot sachant bien sûr que de nombreux décès ont eu lieu dans ma famille depuis que je suis né et que j’ai assisté à quelques enterrements, mais c’est la première fois que quelqu’un faisant parti, au moins musicalement, de mon quotidien, disparaît… On me répondra probablement que je n’aime pas ma famille. J’accepterai sans trop broncher la remarque même si pour moi seule compte la famille « proche » : celle qui appelle les week-ends et vient aux nouvelles de temps en temps. Ces personnes se comptent sur les doigts des deux mains. Je suis d’ailleurs, à ce propos, fier et heureux de partager enfin de vrais moments avec mon frère. 

Ecollodays

Et puis il y a les vacances. Celles que tout le monde attendait ! Les miennes furent plutôt courtes (deux semaines seulement) mais je n’ai pas pu les partager pleinement avec ma moitié. Alors je garde le reste de mes congés pour la suite et pourquoi pas du soleil en hiver. Ceci dit, 14 jours c’est idéal pour revoir quelques vieilles branches égarées loin du tronc et pour aller claquer du pognon ci et là.

Mon actualité s’arrête là pour aujourd’hui. La prochaine fois ? Je parlerai politique (Rentrée oblige ! ;-) )

Strass, paillettes…

L’histoire se passe à Cannes, pendant le Festival International du Film. Nous sommes vendredi soir, il est autour de 20 heures et je déambule avec P. sur la croisette à la recherche de quelque croustillance. Il fait beau, il fait chaud, et la légèreté de l’ambiance Méditerranéenne me rappelle incontestablement que je suis en vacances. Evidemment, j’ai pris soin, avant de partir, d’ajuster correctement mon nœud papillon pour paraitre au moins aussi élégant que les quelques stars smokinguées qui oseront s’aventurer dans la foule, certes détendue, mais électrique.

Tout le monde attend la descente des marches des personnalités venues assister à la première projection de la soirée. Lumière, musique (Michael Canitrot aux platines !), je me dirige vers le palais : les spectateurs précédents sortent. C’est à nous. Je tends mon invitation officielle pour accéder à la montée la plus célèbre de toute la cote d’azur. Vingt-quatre marches, quelques secondes, une minute tout au plus et un bain de flash resteront à tout jamais gravés dans ma mémoire. Du haut de l’escalier, j’observe la foule massée devant le palais, envieuse. Ce soir j’assiste à la projection de Bak-Jwi (Thirsty, ceci est mon sang) réalisé par Bark Chan-Wook dans une immense salle aux airs de grande soirée. J’aperçois Mariah Carey au second rang et une flopée de gens à priori connus s’installer tout près d’elle. Pas de doute, je suis à Cannes, en plein festival, et je suis un privilégié. Aucune importance : savourons ce moment, unique et exclusif.

La suite se passe à Monaco où, installé à la terrasse du Café de Paris, un Coca-Fraise entre les mains, je contemple un balai incessant de voitures de luxe. Ici l’ambiance est aux préparatifs du plus prestigieux grand prix de F1 au monde. On dessine le tracé du circuit, on installe les écrans géants, on barricade les bords de route et on monte les gradins. Monaco est probablement le seul endroit sur terre où il est possible de croiser une Jeep Willys entre trois Bentley, deux Maybach et cinq Ferrari. Elle me rappelle que je suis moi aussi, et à ma façon, tout aussi commun que la population locale. C’est ça, l’intégration. Et puis il y a Nice, endroit splendide où les avions atterrissent sur la mer, à deux pas d’un centre-ville immense et ultra vivant. C’est ça aussi la côte d’azur : du monde et de la vie.

Et enfin il reste ma boîte mail. Celle que je n’aurais dû consulter qu’une fois les vacances terminées. Celle qui contient ce mail empoisonné, ce virus qui ne m’avait pas encore infecté mais qui ne tarda pas à rattraper son retard. Je ne sais si le mot « Plan Social » est habituellement utilisé à Cannes mais c’est bien là que j’ai appris à l’appliquer à ma situation. C’est donc ainsi, sur cette note plus-que-glamour, que je termine ce délicieux weekend plein de Strass, de Paillettes et de Licenciements…