nuit

Le Cauchemar

Je me souviens qu’il faisait beau, et chaud. Je me souviens qu’il y avait des arbres, un petit peu de vent et même des petits insectes ou des papillons. Je me souviens qu’il y avait mes amis, tous là, et que l’on riait. Je me souviens aussi qu’il était là, mais pas seul…

J’ai chaud.

Puis le groupe s’est séparé. Chacun est reparti de son côté, et je me suis retrouvé, avec eux, dans cette vieille maison en pierre. Il faisait frais à l’intérieur, je crois. Face à face, ils se sont pris dans les bras l’un l’autre et se sont embrassés, pleins d’amour et de désir.

J’ouvre alors soudainement mes yeux et retire les bouchons de mes oreilles. Il est 03h52, je suis en âge et respire comme après un sprint au 100 mètres… Cela fait 7 semaines, et je dors encore mal une nuit sur deux, ou une sur trois peut-être…

Je crois que le feu d’artifice y est pour quelque chose. C’était le premier que je faisais sans lui hier soir. Le premier que je n’ai pas trouvé aussi beau que les autres. Le premier que je regardais tout en me cherchant au milieu de la foule… J’avais beau essayer d’imprimer les lumières des bombes colorées sur ma rétine, je ne pouvais m’empêcher de penser à autre chose.

La solitude se vit mais ne se mérite pas.

C’était mon dernier feu d’artifice lyonnais.

feu artifice lyon

Sexy Coma

Mode Névrotique On

Il y a des nuits où les « Dont’ Loose the Magic », « What a Wonderful World » et autres Re-Edit de « Lola’s Theme » ne suffisent plus à faire oublier les cauchemars. Des nuits où le sommeil ne vient pas. Des nuits où l’éveil et la fatigue sont plus doux que l’assoupissement.

Je pense à toi, Maman. A toi C., ma chère filleule et à ton père. A vous aussi D., M. et P.. Penser est bien la seule chose que je puisse faire de loin.

Mais au-delà de la souffrance réelle que vous endurez, je réalise à quel point le fil qui nous raccroche à la réalité peut être fragile. A quel point, d’un instant à l’autre, tout peut s’arrêter ; Que l’on ait 20, 23 ou 50 ans… Et à quel point aussi mon discours est éloigné de tout l’amour que j’ai pour vous tous.

Les saloperies de la vie ne sont pas que pour les autres, on ne les voit pas que dans le journal de 20 heures ou dans les bouches de gens plus ou moins connus… C’est d’ailleurs lorsqu’on s’y attend le moins qu’elles vous frappent, vous emportent et vous asphyxient…

La morale de mon délire nocturne est double, voire triple ou même quadruple. Premièrement : céder à l’hypocrisie des vœux de nouvel an dénote plus de peur que d’intérêt. Secondo, apprendre à ne rien regretter en ne remettant jamais au lendemain ce que l’on peut faire la nuit même. Enfin, ne jamais hésiter à dire à ceux qui nous sont proches qu’on les aime profondément.

Mode Névotrique Quasi-Off