Horizontalement
C’est sans recul et sans analyse que je livre le ressenti de mes derniers jours, de mon weekend avec mon frère.
Sans recul que je t’annonce qu’il sait, qu’il savait déjà.
Sans recul que je te dis que rien n’a changé, que rien ne devrait changer à priori.
Sans recul non plus que je ressens comme une forme d’échec, de « pas la peine », de « l’air de rien ».
Ca s’est passé très vite. Samedi soir. Les Enfants Terribles.
J’annonce.
Qu’à toujours parler de ses copines on peut en oublier les miennes. Que je n’en ai pas eu. Que je n’en aurais probablement jamais. Que ça n’empêche pas. Que je suis avec quelqu’un. Que cette personne s’appelle C.
Silence. Sourire.
Il savait. Je passe les effets d’annonce du « pourquoi ». Il n’est pas habitué. Pas de pédés dans ses amis. A la rigueur dans ses amies, une seule. Sans jugement, beaucoup d’incompréhension et de dégout dès lors qu’on doive s’imaginer des choses…
Nous n’en parlerons pas plus. Qu’on se le tienne pour dit. Point. Maintenant rien ne changera. Je le sens. Je ne partagerai pas plus ma vie avec lui. Il la connait déjà si peu, s’en intéresse de loin, en oublie la moitié lorsqu’on lui en parle.
C’est comme ça. Pas de partage.








